Divines et innocentes

Bienvenue sur mon blog, pour les femmes qui aiment surtout les femmes. Je propose ici un blog ludique et vivant où chacune peut intervenir et s’impliquer dans des aventures érotiques. L’originalité du concept est, après avoir introduit une trame principale, de laisser à la lectrice ( et au lecteur bien évidemment ) le soin de choisir la suite, de participer à l’évolution de l’intrigue. Ainsi, elle pourra s’impliquer sur le destin de mes héroïnes qui, souvent, sont des femmes hétéros, mariées et /ou mères de famille, à la vie bien rangée, sûres de leur destin déjà tout tracé et de leur choix conventionnel. Le piquant de l’histoire est de les confronter à un monde qu’elles ignoraient, un monde virevoltant de passion et de sexe, face à des lesbiennes qui laissent libre cours à leurs désirs et à leurs préférences sans le moindre tabou. Et qui n’auront qu’un seul désir : que la belle et pure hétéro se laisse entraîner dans le même tourbillon de plaisirs effrénés ! Vous serez donc les témoins privilégiés de leurs troubles, leurs envies, leur peur et leur fascination pour des amours interdites. Leurs chemins seront semés d’embûches : il leur faudra se mettre en danger, braver la fougue de femmes amoureuses ou perverses, déjouer les pièges tortueux de mille tentations, et ce sera à vous (à chaque fin de chapitre) de décider de leur sort, de les inciter oui ou non à la débauche, et leur désigner dans l’affirmatif leur futur partenaire. La raison ou la passion ? La sagesse ou la luxure ? Vous avez plusieurs options, c’est la majorité des votes qui tranchera. Vous avez les cartes en main… A vous de jouer.

PETITE MISE EN BOUCHE.

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Plus de 74 000 visites pour un blog qui existe depuis l'été 2007 ! Bravo et merci  de votre confiance et de votre fidélité.

Pour  ceux et celles qui aiment aussi les histoires d'amour hétérosexuelles, rendez - vous dans le nouveau blog Divines et Innocentes 2 ( des aventures  encore plus sensuelles et torrides. Moins  de dialogue et plus de photos, voici nos seules modifications. )

 Nicky nous dit adieu. A jouer avec le feu, elle s'est littéralement brûlée, consumée même, et elle a rencontré le grand amour avec une autre femme, assumant trés bien sa nouvelle sexualité. Elle s'en expliquera bientôt, avec des photos à l'appui, et participera modestement à quelques scénarios du nouveau blog.

 Encore merci et bises à tous et à toutes.

Seule cette adresse email est valide: nicogarner@hotmail.fr

 Quelle lesbienne n’a jamais été attiré par une hétérosexuelle ? Ces amours ont toujours un goût d’impossible, de mal délicieux, d’un défi à relever, pimenté par le secret espoir de convertir la proie récalcitrante, d’être sa première femme bien plus performante que tous les autres hommes réunis. Quel pouvoir exaltant d’être l’initiatrice, celle qui ouvrira à l’hétérosexuelle convaincue les portes de plaisirs nouveaux et inouïs.  Qui n’a jamais flashé ou fantasmé sur une telle relation, d’être un déclic chez sa partenaire, celle qui va réveiller des ardeurs insoupçonnées.

Dans ”le repaire des louves ”, Nadia est une jeune et intrépide journaliste infiltrée dans le milieu de la prostitution. Son enquête l’oblige à se séparer quelques jours de sa famille pour être la favorite de Maud, celle qui semble tirer toutes les ficelles d’un vaste réseau. Pour maintenir sa couverture, Nadia doit subir certains examens de passage, propulsée dans un univers de séduction et de tentation qui est à l’opposé de son éducation vertueuse. Sa fraîcheur et sa candeur vont faire des ravages, attisant les passions les plus inavouables, la confrontant à des intrigues amoureuses et des pièges voluptueux qui finiront par ébranler ses convictions hétérosexuelles. Happée par l’implacable mécanique de certaines pulsions sexuelles dont elle ignorait jusque là l’existence, Nadia réussira-t-elle à se sortir indemne de cette aventure ? Rien n’est moins sûr alors qu’elle sera jetée en pâture à des louves friandes de chair fraîche et de pureté…

 Maud abuse de son pouvoir et lui fait passer un entretien d’embauche très particulier…

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 Pour ne pas griller sa couverture, Nadia doit se laisser faire et jouer la comédie… acdsee97240.pngacdsee96553.pngMais lorsque le flirt deviendra trop poussé, Nadia pourra t- elle garder la tête froide alors que ses sens brutalement enfiévrés seront mis à rude épreuve ? 

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 Dans “ Harcèlement ”, Valérie mène une vie tranquille entre son mari, son fils et son travail de secrétaire de direction dans une agence immobilière. Mais le destin lui fait rencontrer Catherine, sa nouvelle patronne, une volcanique et extravagante femme de plus de quarante ans qui affiche ouvertement son homosexualité et la drague sans retenu. Femme de poigne, elle a l'habitude d'obtenir ce qu'elle veut, y compris le choix de ses futures conquêtes, et ne reculera donc devant rien pour entraîner la jeune et douce Valérie dans son lit. Mais la retenue et les scrupules de cette dernière rendent cette liaison apparemment improbable. Le prétexte d’un séminaire à Nice, et la présence indispensable de sa secrétaire à ses côtés, sera l’occasion parfaite pour Catherine d’user de toute sa séduction. Une nuit à l’hôtel vont les embarquer dans une aventure sensuelle et torride. Pour Catherine, manipulation et domination vont s’entremêler pour un résultat explosif.

Dans Fiona et Michèle, c'est un road movie sensuel et sauvage qui va se jouer entre deux femmes. Fiona, une marginale en totale liberté, impulsive et insolente, va s'éprendre violemment d'une jeune femme qui l'a prise en stop. 

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Michèle, jeune bourgeoise immature et indécise, vit cloîtrée sous le joug d’un mari tyrannique, dans un univers étriqué et conventionnel. Ses enfants bien éduqués et obéissants, sa splendide maison et sa vie luxueuse ne suffisent plus à donner un sens à sa vie. Submergée par trop d'émotions et d'incertitudes, elle abandonne brusquement le foyer conjugal. Ainsi,sa route va croiser celle de Fiona, une délinquante tourmentée et imprévisible, qui va vite s’éprendre d’elle et tenter de la séduire dans la voiture.

Mais Michèle, désorientée, va d'abord se  débattre comme une naufragée qui s'accroche à la raison, perdue dans un tourbillon d'émotions qu'elle ne peut accepter…

Fiona va alors l'entraîner dans un chalet isolé en pleine montagne pour mieux la conquérir.  Michèle, après quelques incertitudes, va finir par lui céder, embrasée comme jamais par une étincelle d'audace et de liberté. Une révélation qui l'obligera à se prendre en main et à se reconstruire lentement :

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Dans “Inès, à fleur de femmes”, une femme écrivain et une actrice acceptent une invitation dans un château cathare perdu en plein vignoble. Leur hôte, producteur cynique et dépravé, va ourdir de sombres complots pour les pousser à la tentation et à la débauche. Ainsi, Inès et Claire vont vite se retrouver piégées dans un engrenage pervers,  un troublant jeu de manipulation et de séduction mené par d'ardentes lesbiennes. A vous de décider si elles se laisseront prendre dans leurs filets…

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Un château qui recéle bien des mystéres, un luxe raffiné et une sensualité  électrique dans une atmosphère oppressante, avec sa montée progressive du désir. Entre femmes fatales, lesbiennes irrésistibles et situations voluptueuses, toutes vont finir par se laisser emporter par ce tourbillon de passions exacerbées.

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Inès joue un jeu dangereux avec deux femmes perverses et finira vite par ne plus maîtriser la situation :

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Inés va se révéler à l'amour lesbien, découvrant sa vraie nature. Ce sera pour elle une formidable sensation de liberté et d'épanouissement, un rapport complétement nouveau avec son propre corps.

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Claire est une mère et èpouse épanouie,  bien plus apte à se défendre contre toute tentative de séduction, surtout si elle vient d'une femme. Patricia, lolita sournoise et manipulatrice, va user d'un stratège imparable pour parvenir à ses fins.

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Pour tromper leur hôte  qui se complaît dans le voyeurisme, et suite à un plan aussi subtil que tortueux orchestré par Patricia, toutes les deux vont  faire semblant de faire l'amour.    

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L'hétérosexuelle convaincue et incorruptible va lentement perdre tous ses moyens :

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Dans “Obsession lesbienne” (en cours d'écriture), une femme mal dans sa peau, Stéphanie, à la vie terne et solitaire, se réfugie dans ses fantasmes, s'abime dans une quête désespérée du plaisir sexuel, esclave d'une libido excessive et de ses gadgets érotiques. Mais sa vie change quand elle rencontre l'amour. C'est sa patronne, Esther, une jeune maman qui reprend son travail dans un cabinet médical aprés un long congé maternité. Pour Stéphanie, c'est d'abord un amour voué à l'échec, une adoration qui va tourner à l'obsession, jusqu'au jour où le destin lui permettra de réaliser son rêve le plus fou : s'attacher les faveurs d'Esther, juste pour une nuit. Et, contre toute apparence, elle trouvera dans celle-ci la partenaire idéale de tous ses fantasmes :

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 Juste avant de se marier, Jessica enterre sa vie de jeune fille ( Sans mâle et sans tabou 3). Un concours de circonstances va l'amener dans une soirée échangiste entre femmes, où de simple spectatrice elle va se laisser entraîner malgré elle dans de brûlantes étreintes lesbiennes, bouleversant brutalement sa vie sexuelle et tous ses projets d'avenir :

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Christelle, la quarantaine superbe, est une femme cynique qui papillonne de femmes en femmes sans la moindre moralité. Résolument célibataire, elle mène ainsi une existence dorée et insouciante, le plus difficile pour elle étant de jongler intelligemment entre ses différentes aventures et de mener à bien ses ruptures ( Sans mâle et sans tabou).

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Christelle est une lesbienne qui l'assume totalement, fiére de l'être. Persuadée du bien fondé de ses actes, elle pense être d'utilité publique, détestant les hommes et libérant donc leurs épouses de leur triste condition de femme mariée.  Son opinion est radicale sur les clichés du couple hétérosexuel, et c'est sans probléme de conscience qu'elle part en croisade contre le joug masculin, investie d'une mission sacrée.

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Elle n'a donc aucune morale en séduisant toutes celles qui lui plaîsent et croisent son chemin, comme ici où elle se délecte d'initier une jeune étudiante trop ingénue…

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Jusqu'au jour où elle va rencontrer Maud, jeune femme aussi pure qu'innocente, ce qui en soit ne poserait aucun cas de conscience si la belle en question ne se trouvait pas être la fiancée de son fils. Une attirance interdite contre laquelle elle ne résistera pas longtemps, surtout si Maud, également éprise d'elle et pas si innocente que ça, ne fera rien pour lui faciliter la tâche…

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Le meilleur moyen de résister à la tentation n'est-il pas d'y céder ? Et Christelle a tellement lutté contre cette passion interdite qu'elle y succombera encore plus intensément, se perdant dans les affres d'une liaison dévorante et destructrice avec sa belle-fille…

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Sandra est l'amie de Christelle. Contrairement à cette dernière, elle est tout à fait consciente de la gravité de ses actes et des conséquences que cela implique. Star-rock déjantée et exaltée, elle est amorale et intrigante, cruelle et démoniaque, se délectant d'avilir et corrompre les pauvres filles innocentes qui ont le malheur de s'engluer dans sa toile d'araignée…

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Suite à un pari stupide avec son mari et des amis, Jennifer accepte de se laisser séduire par Sandra. Juste pendant une heure, et avec comme conditions aucun baiser et la liberté de garder ses sous-vêtements. Mais Sandra va sortir le grand jeu pour briser ses ultimes défenses et l'amener à un point de non retour irrévocable.

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Marjorie s'ennuie mortellement depuis qu'elle a été licencié, avec comme seules occupations un mari trés rarement présent, une maison à entretenir et des enfants à éduquer. Pour passer le temps, elle s'amuse à observer ses voisins, avec une imagination si débordante qu'elle s'invente des scénarios et histoires délirantes. Jusqu'au jour où elle va remarquer d'étranges phénomènes chez sa nouvelle voisine, une femme troublante au comportement inquiétant, reçevant chez elle des visites nocturnes et exclusivement féminines. Suite au suicide de l'une d'entre elles, Marjorie va se persuader que la voisine se livre à un odieux chantage, et sa curiosité va l'entraîner dans une situation des plus  embarrassantes, l'obligeant malgré elle à se jeter dans ses bras. Un jeu dangereux dont elle ne se sortira pas indemne,  dépassant de loin tout ce qu'elle n'avait jamais osé imaginer :

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Dans ” La tentation de l'ange”, une femme reçoit une étrange cassette et assiste, impuissante, aux ébats torrides de sa petite amie. Celle-ci, jusqu'ici sage et réservée, son ange idolâtré, s'est laissée entraîner par une voisine dans une spirale aussi dangereuse que débridée, et se découvrira, après une brève incertitude, d'insatiables aptitudes sexuelles. Elle sera le jouet consentant de femmes dominatrices et perverses. Remise en question et terrible constat de défaite pour son amie qui, brisée et anéantie, ayant toujours privilégié sa carrière professionnelle, en sera réduite à observer la longue et vertigineuse débauche d'une femme qu'elle croyait si bien connaître…

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Dans ” Prison pour femmes”, c'est une plongée sans apnée, hallucinée et enfiévrée, au coeur de l'institution carcérale et aux portes mêmes d'un érotisme destructeur, sans issue. Le pénitentier étant un microcosme, les détenues résistent difficilement à leurs pulsions primitives, dont les désirs à fleur de peau révèlent bien des fêlures et des fragilités. Ici, sexe et amour, sueurs et rivalités, sont leur seul moyen d'exister, leur seule échappatoire… Dans ce climat de licence et de sensualité exacerbées, des femmes innocentes vont se retrouver projetter dans une atmosphére de frénésies et de tentations permanentes, livrées au chantage de gardiennes manipulatrices, ou aux exigences de prisonniéres  en mal d'amour…

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.jpeg   Une jeune et naïve détenue, va accepter la protection de la sous-directrice, et va devoir en payer le prix. Un échange de bon procédé qui va s'avérer beaucoup plus agréable qu'elle ne le croyait.

L'abstinence d'une autre détenue est mise à rude épreuve par la gardienne-chef de son bloc, une femme beaucoup plus vieille qui ne cherche  qu'à l'entraîner dans son lit. Déterminée et follement amoureuse, elle va  user de son pouvoir pour parvenir à ses fins, réveillant chez sa partenaire des envies trop longtemps enfouies :

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Les ardeurs vont s'enflammer, faisant voler les tabous en éclat, libérant des pulsions si intenses que la fougue de la jeunesse va rapidement prendre le dessus, déclenchant d'autres envies avec d'autres partenaires. 

     

A moins que vous en décidiez autrement et faites évoluer

l’histoire vers une direction bien plus moralisatrice…

Quelle hétérosexuelle n’a jamais été attiré par une expérience lesbienne ? Ces amours ont toujours un goût d’interdit, de péché divin, de fruits défendus à savourer au moins une fois, par curiosité, audace, ou réelle envie de se sentir vraiment femme dans les bras d’une autre femme. Quelle volupté de se perdre dans des sensations nouvelles, de se noyer dans des plaisirs inconnus, de sombrer dans une extase incomparable, si différente de ce que peut procurer un homme. Mais à se laisser griser et emporter dans un tel tourbillon dévastateur, quelle femme ne s’est pas brûlée les ailes si intensément qu’elle s’est retrouvée dans l’incapacité de revenir en arrière. Perte de l'innocence, perte des valeurs conjugales ou perte de l'identité hétérosexuelle, je traite dans ce blog, à travers des fictions, de mes thèmes favoris : la liberté dans le plaisir, l'acceptation et l'affirmation de soi dans sa libido. Cette découverte a évidemment ses conséquences, une libération totale qui peut bouleverser une vie, basculer un destin, une porte grande ouverte sur de nouveaux horizons, où le goût de la volupté transformera et marquera à jamais les héroïnes de toutes ces histoires. Leur défaite sera propice à un véritable parcours initiatique, un jeu de pistes aussi intense que sensuel, une expérience érotique qui tiendra la lectrice en haleine jusqu'au bout, et qui la concernera d’autant plus qu’elle pourra y participer.

Et, ce que je souhaite également, est rendre hommage à la femme, exalter et sublimer sa beauté, son pouvoir de séduction, et que même dans le sexe, aussi poussé soit-il, elle restera toujours intacte, source de joie, de bonheur et d'énergie vitale. Ode à l'innocence, à l'esthétisme, je compte mélanger érotisme et poésie, débauche et romantisme, pour démontrer que le sexe n'est en aucune façon sale ou aveulissant, mais bien la plus belle chose qui existe, surtout s’il est pratiqué entre femmes…

Dans une aventure de “Sans mâle et sans Tabou”, Mélanie mène une vie sage et rangée auprès de ses enfants et de son mari, dans une triste routine qui lui semble normale, comme l’exigent ses origines japonaises et le respect des traditions. Une nuit, à titre exceptionnel, elle est invitée à une grande soirée costumée, fréquentée principalement par la communauté homosexuelle. Mélanie y fera la connaissance de Catherine, militante lesbienne exaltée, qui tombera follement amoureuse d'elle. A son tour, Mélanie finira par succomber à cette passion dévorante, une liaison qui ouvrira de nouvelles perpectives dans la vie terne de la jeune femme, lui redonnant goût à une liberté trop vite perdue.

 C'est lors d'une soirée somptueuse, isolée de son mari et perdue dans un parc, que Mélanie va céder aux avances de Catherine :

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Au début, Mélanie va rejeter cette nouvelle image d'elle-même, luttant contre cette liaison qu'elle juge contre-nature. Mais c'est sans compter sur l'impétuosité et l'acharnement de Catherine.

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0531.jpegPar la suite, Mélanie en négligera son rôle d'épouse et de mère, affichant vite un besoin d'indépendance, mais assumant plus lentement son homosexualité, un choix difficile qui ne sera pas sans conséquences

 

Les textes m'appartiennent, merci de ne pas les reproduire sans mon autorisation.
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Les photos et images n'étant pas ma propriété toutes seront retirées sur simple demande des auteurs .

 

8 septembre, 2009

LES SIRENES DU LAGON.

Enregistré dans : LES SIRENES DU LAGON — nickygloria @ 21:15

SYNOPSIS : Quand les feux de la passion embrasent une île isolée du Pacifique…

Comment résister au chant langoureux et envoûtant de sublimes et divines libertines…

A la mort de son père, Jade découvre alors qu’il était directeur d’un établissement libertin sur une île paradisiaque et isolée du Pacifique Sud, en Polynésie française. Elle hérite donc d’un hôtel de luxe bien particulier, confrontée à un univers foisonnant et fascinant dont elle ignorait jusque là l’existence. Un véritable choc pour Jade, bourgeoise catholique et pudique, propulsée dans un monde libertin qui va lui révéler bien des surprises…Dans un décor magique, sauvage, emprunt d’une sensualité oppressante, se dissimule un monde de passions exacerbées et de codes mystérieux, avide de tous les raffinements et de toutes les voluptés…

Des plages oniriques aux hôtels de luxe, des filles envoûtantes aux soirées fastueuses et voluptueuses, Jade se persuade vite que la mort de son père n’est pas naturelle, usant alors de toute sa séduction avec autant d’ignorance que d’inconscience pour délier les langues et dévoiler de sombres mystères, évoluant dans un tourbillon lascif où se mêlent le chantage et la corruption, la luxure et les pièges tortueux de l’amour. Ses principes rigoureux vont ses fissurer lentement lorsqu’elle se laissera troubler par un beau et mystérieux libertin qui tentera par tous les moyens de la pousser aux délices d’une aventure extra-conjugale. Mais sa confusion sera poussée à l’extrême lorsqu’elle devra affronter les avances de Laure, sa demi-sœur, libertine trop belle et audacieuse, inventant autour d’elle un univers de voluptés et de tentations, cherchant à la précipiter dans les bras d’une lesbienne bien trop heureuse de cette aubaine… Un flirt poussé qui la laissera désorientée, beaucoup trop fragilisée et beaucoup plus apte à succomber après aux tentatives de Laure. Mais Jade est bien trop honnête pour se résoudre à l’adultère et au lesbianisme avec sa propre sœur. A moins que celle-ci rivalise de sensualité et d’ingéniosité pour briser ses ultimes défenses, la consumant dans les ravages d’une passion coupable…

La juge d’instruction Marine Clément et le lieutenant Esther Salignac mènent une enquête délicate dans le milieu très fermé des clubs échangistes. Un crime maquillé en accident, celui du Directeur de l’hôtel “  Le Lagon des Délices ” et les voici lancées à corps perdu dans de troublantes investigations. Une enquête hors norme dans une société libre et dissolue, ouverte aux licences les plus effrénées. Un havre de tentation et de volupté qui va quelque peu ébranler les sentiments de la jeune recrue des forces de l’ordre, alors en couple avec Marc, également lieutenant de police et partenaire dans cette affaire. Esther, jeune femme flic sans expérience mais pleine de fougue, inventive et téméraire, va explorer pour les besoins de l’enquête le plaisir absolu, une intrigue sulfureuse qui va la plonger au plus profond des dérives sexuelles de l’âme humaine. Malgré les mises en garde de son fiancé, et en dépit des dangers et des tentations qu’elle encourt, Esther va s’investir bien plus que de raison, entraînée malgré elle dans des jeux d’un érotisme brûlant. Les désirs interdits vont atteindre leur paroxysme, une explosion brutale des sens dont les conséquences seront irrémédiables. Une spirale trop intense dans laquelle son fiancé va également se laisser happer.

La juge d’instruction Marine Clément paiera également de sa personne dans cette troublante aventure. Froide et ambitieuse, ses investigations poussées au cœur de la communauté échangiste vont ébranler sa rigueur. Dans une ambiance lourde de sexe débridé, de corps qui se nouent et se dénouent au gré des désirs, de liberté effrénée et virevoltante, elle va se sentir belle et désirable, poussée malgré elle dans les bras d’un amant exceptionnel.

Il en sera de même pour d’autres personnages qui vont entrecroiser leur destin, attisant les convoitises, provoquant passions et jalousies, intrigues et manipulations, les entraînant dans un tourbillon si voluptueux que les événements vont déraper. A la merci de libertins qui n’hésiteront pas à basculer tous les tabous, certaines révéleront leur vraie nature, livrées corps et âme aux caprices les plus décadents, tandis que d’autres organiseront la riposte, entre séduction et mensonges, un jeu de pistes dont elles ne sortiront pas indemnes.

 Rendez-vous dans le nouveau blog Divines et Innocentes 2.

 

 

 

 

 

 

 

 

22 juin, 2009

HARCELEMENT.

Enregistré dans : Harcélement — nickygloria @ 22:11

Valérie mène une vie tranquille entre son mari, son fils et son travail de secrétaire de direction dans une agence immobilière. Mais le destin lui fait rencontrer Catherine, sa nouvelle patronne, une volcanique et extravagante femme de plus de quarante ans qui affiche ouvertement son homosexualité et la drague sans retenu. Femme de poigne, elle a l'habitude d'obtenir ce qu'elle veut, y compris le choix de ses futures conquêtes, et ne reculera donc devant rien pour entraîner la jeune et douce Valérie dans son lit. Mais la retenue et les scrupules de cette dernière rendent cette liaison apparemment improbable. Le prétexte d’un séminaire à Nice, et la présence indispensable de sa secrétaire à ses côtés, sera l’occasion parfaite pour Catherine d’user de toute sa séduction. Une nuit à l’hôtel vont les embarquer dans une aventure sensuelle et torride. Pour Catherine, manipulation et domination vont s’entremêler pour un résultat explosif.

Pour Valérie, un terrible dilemme va se jouer où, déchirée entre l'amour qu'elle voue à son mari et l’attirance qui la lie à sa patronne, elle sera plongée dans la confusion la plus totale, entraînée dans un jeu dangereux qui va mettre son couple en péril et, surtout, tous ses repères en danger. En effet, après quelques incertitudes et réserves, elle va cesser de résister pour mieux céder, se découvrant des capacités de soumission et d’endurance insoupçonnées … A la plus grande surprise de Catherine qui va user et abuser de son pouvoir sans aucune retenue, la pliant à ses caprices les plus extrêmes.

Valérie, éblouie par le luxe de l'hotel, se sent un moment audacieuse et libre en essayant ses nouveaux achats.

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Pensive, elle s'étend sur le lit.

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Elle est surprise lorsque Catherine entre brusquement dans la chambre et s'étend à ses côtés, ne dissimulant pas son trouble de la découvrir si déshabillée et si désirable.

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Elle semble littéralement dépassée par les événements lorsque sa patronne se montre entreprenante et passionnée, la coinçant sous elle pour ébaucher des caresses de plus en plus précises.

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Valérie tente désespéremment de repousser ses avances mais la force et la fougue de Catherine ont raison de ses protestations, surtout qu'elle réussit à lui lier les poignets d'une seule main ferme pour la maintenir sous son pouvoir.

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Comme Valérie refuse ses baisers, Catherine la menace de la licencier.

Valérie, facilement influençable, timide et effacée, a toujours pris soin des autres, bien plus que d'elle-même, et elle ne s’empêcher de penser aux conséquences si elle devait se retrouver au chômage. Sa famille n’y survivrait pas… La peur la tétanise, la panique qui la gagne la laisse indécise, et Catherine en profite pour pousser plus loin ses avances…

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 La retenant ainsi prisonniére, Catherine peut enfin l'embrasser. Valérie se fait molle dans ses bras, goûtant pour la première fois à un baiser féminin qui, sensuel et ardent, lui communique toute sa volupté effrénée.

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D'autant plus que Catherine en profite pour la caresser sous le slip, alternant avec un art consommé ses baisers et ses caresses intimes pour l'amener au point du non-retour.

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Haletante, Valérie se sent perdue lorsque Catherine se déshabille au-dessus d'elle.

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Elle n'a même plus la force de lui résister quand elle repart à l'assaut avec plus d'ardeur encore…

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Elle a un ultime geste de rebellion lorsque Catherine lui ôte son slip, cherchant à retenir son geste. En vain…

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Valérie ne peut plus lutter contre ses instincts et ses désirs lorsque sa patronne passe l'étape supérieure,

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l'entraînant das des voluptés si intenses et délicieuses qu'elle dépose les armes, vaincue,  docile et  éperdue…

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Valérie se découvrira de telles aptitudes pour les étreintes lesbiennes qu'elle se prêtera à tous les jeux et variantes érotiques, livrée corps et âme aux perversions de sa partenaire.

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Valérie ne lui refusera rien.

Par devant comme par derriére…

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Valérie vivra une relation débridée et tumultueuse avec sa patronne durant six longs mois, profitant de ses avantages pour gagner une augmentation non négligeable…

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Jusqu'au jour où Catherine jettera son dévolu sur une nouvelle employée.

Mais ceci est une autre histoire…

26 mars, 2009

LE REPAIRE DES LOUVES

Enregistré dans : Le repaire des louves — nickygloria @ 1:37

Une journaliste se fait passer pour une provinciale ingénue et pénètre le monde de la nuit parisienne dans ce qu’il a de plus glauque et perverse. Pendant plusieurs mois, Nadia va fréquenter les prostituées, les maquereaux et tenancières de maisons. Une mission délicate alors que sont compromis les plus hautes sphères de l’aristocratie et du gouvernement. Pour obtenir des preuves et contribuer à démanteler ce terrible réseau de prostitution, elle va infiltrer l’agence de mannequins la plus réputée de Paris et séduire la directrice, Maud. Lors du casting, pour s’attirer les faveurs de celle qu’elle soupçonne d’être la grande patronne, elle va user de son charme juvénile, contrainte de dépasser sa timidité et sa pudeur.

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samantharyan006.jpeg Une relation malsaine va se jouer entre les deux femmes, perturbant profondément les certitudes hétérosexuelles de la jeune journaliste qui, catholique, pure et innocente, s’accroche encore a des valeurs authentiques. Ce qu’elle ignore c’est que Maud a découvert sa véritable identité et va lui tendre un piège machiavélique, l’invitant chez elle et la filmant à son insu alors qu’elle va jouer tous ses atouts pour la discréditer et la corrompre. Inconsciente du danger qu’elle coure, et pour gagner la confiance de la proxénète, Nadia va accepter imprudemment des jeux de rôle qui vont dépasser en perversité tout ce qu’elle pouvait imaginer, la plongeant dans les replis les plus insoupçonnés du désir féminin. Elle va devoir se plier à certaines mises en scène aussi tortueuses que voluptueuses, faisant semblant de céder aux tentations les plus brûlantes, toujours sur le fil du rasoir… Le scénario va déraper dans un dénouement totalement inattendu et intensément… explosif !

  •  Nadia, quel plaisir de te recevoir ! Mon Dieu, tu es splendide !
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    • Merci.
    • Viens t’asseoir. Alors, pas trop le trac. Passer des défilés de mode au monde de call-girl ne te fais pas trop peur ?
    • Si, un peu… Mais j’ai tellement besoin d’argent.
    • Toutes les filles le font pour l’argent. Et quelques une pour le plaisir aussi, ce qui ne gâche rien… Celles-ci sont les meilleures. Qui sait, tu y prendras sans doute plaisir et tu sera peut-être l’une des plus douées de mes filles…

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    • Oh ! Je ne crois pas. Je n’ai pas l’habitude de ce genre de choses.
    • Je sais. Et c’est pour cela que je t’ai choisie. Je vais être franche avec toi mais c’est justement ta timidité et ta fraîcheur qui m’ont séduites. Ton innocence va faire des ravages. Les clients vont être fous de toi, ils vont dépenser une fortune pour t’avoir dans leur lit. Et je ne te parle pas des femmes qui vont littéralement craquer, elles vont tomber sous ton charme, tu peux me croire. Ta pureté et ta fragilité vont les toucher en plein cœur, elles vont adorer !
    • Merci pour tous ces compliments, mais cela fait tout de même longtemps que j’ai perdu mon innocence. Je ne suis plus vierge. J’ai un fiancé et je suis mère d’un adorable petit garçon de trois ans… C’est pour lui que je le fais, pour subvenir à ses besoins, pour qu’il ne manque jamais de rien… Je l’aime trop pour le voir malheureux.
    • Ne t’inquiète pas. Avec tout ce que tu vas gagner, crois-moi que tu pourras le gâter quand tu le souhaiteras. Et je sais très bien que tu n’es plus vierge, mais ce qui importe c’est cette image que tu projettes, cette innocence qui reste intacte en toi… Cette image vaut de l’or, c’est ta force, ce qui te rend unique et va faire fantasmer tous nos clients. Dis-moi, ton fiancé est au courant ?
    • Non, bien sûr que non… Il croit que je suis toujours caissière en hypermarché. Je lui ai dit que je partais en formation professionnelle pour postuler à un futur poste de cadre. Un mensonge dont je ne suis pas fière… Je déteste mentir.
    • Tu ne pourras pas lui mentir indéfiniment. S’il n’est pas idiot, il s’en rendra vite compte quand tu vivras largement au-dessus d’un simple salaire de caissière, ou même de cadre en libre-service… Et même s’il profite de tes revenus, il se posera obligatoirement des questions.
    • J’aviserai alors…
    • Et il te faudra sans doute le quitter.
    • Jamais. Je l’aime trop.
    • On en reparlera. Bon, assez parlé. Je vais te montrer ta chambre, comme ça tu pourras prendre une douche et te mettre ensuite au lit. Je viendrai te border…
    • Me border ?
    • Je plaisante… Parler encore un peu avec toi et te donner quelques recommandations. Tu vas vivre une grande aventure et je dois t’y préparer au maximum. Je te le répète mais tu as un énorme potentiel et c’est mon rôle de t’aider à exploiter toutes ces richesses. Toi et moi, on va faire un malheur.
    • Merci de votre confiance.
    • Allez, viens… Je te fais visiter.

    DANS LA SALLE DE BAIN :

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    Aprés s'être douchée, Nadia contacte son fiancé sur son téléphone portable.

    • Mon chéri, ne t’inquiète pas… Tout va bien.
    • Si je m’inquiète. Tu es complètement inconsciente ! C’est de la folie pure ! A ce stade, ton obstination dépasse la bêtise humaine, tu prends des risques inconsidérés ! Alors, oui, j’ai peur pour toi…
    • Je maîtrise la situation. Elle ne se doute de rien… Ecoute, je suis si prés du but… Je ne peux pas abandonner maintenant, il m’a fallu des mois pour m’infiltrer.
    • Rien ne te fera changer d’avis alors je n’insisterai pas. Sois prudente et, au moindre danger, abandonne l’enquête. Ton journal ne mérite pas que tu risques ta vie pour lui. Tu as un homme qui t’aime et un fils qui a besoin de toi.
    • Je sais. Je pense très fort à vous. Allez, je dois te laisser. Je t’aime.
    • Moi aussi je t’aime.

    DANS LA CHAMBRE :

  • Alors, bien installée ?
  • Oui, merci. La douche m’a fait un bien fou…
  • Je peux m’installer à côté de toi ?
  • Comment ça ? Sur le lit ?
  • Oui, bien sûr, pas par terre… Ne t’inquiète pas, je ne te mangerai pas…
  • D’accord…
  • On doit apprendre à se connaître car tu va rester ici quelques jours, n’oublie pas… T’es en période d’essai et je dois tester tes capacités à gérer les situations… Je ne peux pas me permettre d’embaucher une fille coincée ou frigide. Tu dois jouer de ton charme de petite vierge effarouchée mais sans l’être en aucune façon, si tu comprends ce que je veux dire…
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    • J’ai saisi la nuance.
    • Bien. Alors, au lit, t’es comment avec les hommes ?
    • Je…
    • Ne rougis pas. Et réponds à ma question. Prends cette discussion comme un entretien d’embauche. Alors, t’es plutôt du genre délurée, extravertie, ou pudique et réservée ?
    • Je ne sais pas moi… Je crois que je suis normale… Enfin, je…
    • Bon, on ne va pas y passer la nuit. Si tu es une bombe sexuelle au lit, je prendrai moins de gants avec toi et on passera immédiatement à la vitesse supérieure, si tu vois ce que je veux dire… Par contre, dans le cas contraire, on avancera à pas prudent, en douceur, sans te brusquer…
    • Ah ? Je suis alors plutôt dans la seconde catégorie…
    • Timide et réservée, je m’en doutais… Ta pudeur saute aux yeux comme le nez au milieu du visage. Bon, en général, tu as combien d’orgasmes ?
    • Je… Deux, dans le meilleur des cas…
    • Bien. T’es clitoridienne ou vaginale ?
    • Les… les deux.
    • Yahoo ! J’adore ça ! Encore plus de possibilités pour plus de plaisir… C’est excellent ! J’avais raison de croire en toi.
    • Si vous le dites.
    • Mais je suis étonnée ! Les filles comme toi ont d’habitude beaucoup plus d’orgasmes ! A mon avis, c’est ton homme qui ne sait pas exploiter tout ton potentiel érotique !
    • C’est faux ! Pascal est un amant extraordinaire ! Je suis une femme comblée !
    • Bien, si tu le dis… Il te prend pas derrière ?
    • Bien sûr que…oui. ! Enfin, non. C’est faux, ça il le fait pas… Et c’est parce que je ne le veux pas non plus !
    • Bien sûr. Et il lui arrive d’utiliser des gadgets ?
    • Des gadgets ?
    • Oui. Des sex-toys quoi !
    • Quelle horreur ! Pour quoi faire ?
    • Tu ne peux pas imaginer le nombre de femmes qui adorent ça, qu’elles soient hétéros ou homos d’ailleurs…
    • Je… non, jamais je n’ai utilisé ce genre… ce genre de trucs.
    • Tu lui fais des fellations au moins ?
    • Oui, ça je le fais !
    • Tu rougis. Regarde-moi dans les yeux.
    • C’est vrai… Juré craché ! Mais pas très souvent…
    • Et uniquement pour lui faire plaisir j’imagine. Sinon tu t’en passerais bien…
    • Oui, c’est vrai, je n’aime pas trop ça…
    • Tu as connu combien d’hommes avant lui ?
    • Un seul. Pascal et moi étions très jeunes lorsqu’on s’est rencontré. C’est l’homme de ma vie.
    • Génial ! Voilà qui fait rêver. Bref, tu n’as aucun expérience, ce qui veut dire qu’il y’a du boulot en perpective…
    • Mais on peut avoir beaucoup d’expériences avec un seul partenaire !
    • C’est cela… Toujours le même homme dans son lit, le même sexe, la même peau, les mêmes baisers, les mêmes caresses… Arrête, je suis au bord de la déprime là… Surtout qu’il ne fait qu’un dixième de ce qui est possible entre un homme et une femme ! Tu parles d’expérience ! Sur le chiffre soixante neuf, le pauvre n’a pas dépassé la dizaine.
    • Je… ce qui compte, c’est l’amour, l’osmose !
    • Le retour de Blanche Neige ! Enfin, ta naïveté fait tout ton charme, c’est déjà ça… Mais, puisque tu me parles d’osmose, c’est pas avec un homme qu’on trouve l’harmonie dans la plupart des cas…
    • Ah ?
    • Seule une femme peut te procurer cette alchimie si magique. Comment dire… Les femmes sont plus sensuelles et plus douces. Si tu savais à quel point une femme peut être douce. Et tellement experte. Tu vois, une femme te comprend mieux qu'un homme, une femme c'est un peu le reflet de ton propre désir. Elle connaît d’instinct tes envies et tes attentes. Tu vois ce que je veux dire ?

    - Non, pas trop, à vrai dire…

    - Evidemment… Tu n’as jamais couché avec une femme ?

    • Jamais.
    • Et cela te tenterait d’essayer ?
    • Non. J’aime trop les hommes.
    • Et tu aimerais certainement les femmes si tu essayais…
    • Je ne crois pas… Mais que fais-tu ? Maud, arrête, je t’en prie… Cela ne me fait aucun effet.

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    • Cela m’étonnerait. Tes tétons durcissent et ton souffle s’accélère… Je connais trop les femmes et je sais reconnaître les symptômes d’une très forte excitation. Et là, ma jolie, tu es très troublée… Et tu es encore plus belle quand tu rougis. Tiens, cela mérite un bisou sur la joue.

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    • Arrête.
    • Sur le nez maintenant…

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    • Stop !
    • Tu crèves d’envie que je continue. Ma science est infinie, ma chérie… Tu ne peux pas imaginer tout ce que je pourrai te faire pour te donner toujours plus de plaisirs… Avec moi, ce ne sera pas deux orgasmes, mais quatre ou çinq, plus peut être…
    • Je… Non, Maud, je ne peux pas…
    • Si . Tu peux et tu le veux, je le sens… Laisse-toi faire, juste une fois… Tu va adorer ça !

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    • Peut-être… Je ne sais pas et je veux pas savoir…
    • Tu as peur, c’est ça ? Tu redoutes que cela te plaise. Et tu as raison d’avoir peur. C’est tellement délicieux ce désir interdit, ce fruit défendu… Hum, j’aime ton odeur. Donne-moi ta bouche.
    • Maud, je ne veux pas !
    • N’oublie pas, je suis là pour t’apprendre. Tu représentes un gros investissement mais tu sera grassement récompensée en contrepartie… C’est donnant donnant. Alors tu dois me faire confiance. Je dois voir par moi-même comment tu es physiquement et comment tu réagis… Embrasse-moi.

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    • Pas mal, Nadia, mais c’est un peu timide tout ça… Je veux de la passion, tu dois te libérer totalement… Allez, on recommence.

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  • C’était déjà beaucoup mieux… Ferme les yeux et fais travailler ton imagination si tu veux. Maintenant, je vais flirter avec toi et voir jusqu’où tu peux aller lorsque le désir monte et devient incontrôlable… Je dois connaître tes limites et ton aptitude à gérer tes pulsions.

  • Tout ça est vraiment nécessaire ?
    • Ne dis plus rien et laisse-toi faire. Je vais te déshabiller maintenant…

     

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    • Tu es tellement belle ! Si parfaite… Je connais certaines lesbiennes qui donneraient leur âme au diable pour te posséder… Et qui paieraient une véritable fortune pour t’initier à toutes sortes de perversions…

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    • Maud, c’est mal…
    • Non. C’est bien et c’est si bon. J’ai tellement envie de toi.
    •  

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      • Tu as une poitrine splendide…
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        • Pitié ! Je suis extrêmement sensible des seins… Je vais perdre le contrôle, il ne faut pas…

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        • Laisse tes pulsions te guider… Ne lutte pas contre tes instincts. Hum… Ta poitrine semble vivante, elle raffole de tout ce que je fais… Laisse-moi la dévorer.

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        • Bouge pas… Je me déshabille.

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        • Garde tes sous-vêtements, s’il te plaît… Maud, il ne faut pas continuer… S'il te plaît…

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        -  Tais-toi et embrasse-moi.

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        Maintenant, je vais me déshabiller totalement et te faire l'amour comme jamais aucun homme te l'a fait…

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        Maud ! Non ! Garde ta culotte… Tout va trop vite…

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        • Comme tu veux… Retourne-toi.

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        • Pourquoi faire ?

        • Je veux te manger le cul. Tu es si cambrée, comment résister à des fesses pareilles…

        • Non, Maud… Pas de vulgarité, c’est moche.. Par pitié. Je veux qu’on arrête là…

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        • Viens dans mes bras. Tu es sûre ?

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        • Oui. Laisse-moi du temps. Je ne me reconnais plus, c’est tellement nouveau et si… perturbant. J’ai perdu le contrôle et j’ai adoré ça.

         

        • Tu es terriblement réceptive, Nadia… Beaucoup plus que je ne le croyais. Tu es une véritable bombe à retardement et j’aurai tant aimé que tu exploses littéralement dans mes bras. Mais je vais te laisser. Ta valeur marchande a encore plus de prix si tu restes ignorante des plaisirs saphiques… Je vais faire monter les enchères et crois moi que ce ne sont pas les candidates qui vont manquer à l’appel ! Elles vont se battre pour t’initier à leurs petits jeux très particuliers, et je crois que tu as toutes les aptitudes pour les surprendre bien au-delà de leurs espérances… J’en connais une ou deux qui pourraient même tomber amoureuse de toi.

        • Maud, je crois que tu te trompes… Je ne suis pas une lesbienne. Ce qu’on a fait m’a troublée, c’est vrai, mais cela s’arrête là… D’ailleurs, je ne t’ai pas caressée je te signale… Comme j’ai souhaité ne pas aller plus loin.

        • Tu as voulu qu’on s’arrête car tu allais atteindre le point de non-retour, celui où tu m’aurais tout cédé sans la moindre retenue. Sens comme tu transpires, comme tu trembles, comme ton cœur bat vite… C’est ton corps qui s’éveille à sa vraie nature, ma jolie… Avec une femme on s’abandonne totalement, on se donne corps et âme, sans tabou. Et c’est ce que tu allais faire. Et c’est ce que tu feras sans doute avec une autre femme parce que ton instinct reprendra obligatoirement le dessus. C’est là une alchimie contre laquelle tu ne pourras pas lutter. Allez, assez parlé… reste dans mes bras, comme ça…

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        Nadia, embrasse-moi encore… Tes baisers sont divins…

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        • Stop, Maud… C'est dangereux de continuer.  Dis, tu ne me feras jamais aucun mal ?

        • Je serai toujours là pour veiller sur toi. Ne t’inquiète pas, tout se passera bien.

          Fin du premier épisode.
          Prochainement…

          Nadia prend quelques leçons de mode et découvre l’art de la séduction entre les bonnes mains d’une call-girl. Mais celle-ci va reconnaître la journaliste et lui faire subir un odieux chantage pour l’entraîner dans son lit. Ou comment une leçon d’habillage se transforme en déshabillage…

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24 mars, 2009

UNE AMIE D’ENFANCE.

Enregistré dans : entre femmes — nickygloria @ 0:42

 Lydie le sait : Bernard, son adorable fiancé, va la demander en mariage. Alors elle réfléchit, hésite, car l'homme doux et attentionné se révèle tout autre, absent et égoïste. Heureusement qu'il y'a sa meilleure amie, Françoise, toujours aux petits soins avec elle, si attentive, si présente… Trop présente lorsque ses véritables attentions se déclarent d'une façon si enfiévrée…

-  Lydie, je peux entrer ?

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-  Si tu veux…

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-  Tu fais la tête ou quoi ?

-  Non, ça va…

-  Si, je te connais depuis trop longtemps pour savoir quand tu boudes ou pas.

-  Laisse, c'est rien. Cela va passer…

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-  Je ne supporte pas l'idée que tu sois fâchée. N'oublie pas que tu peux toujours te confier à moi. Je suis toujours ta meilleure amie, n'est-ce pas ?

-  Evidemment…

-  Et ce que tu as vu ne change rien ? Je ne m'en remettrai pas si cela devait briser une amitié vieille de quinze ans.

-  Non, c'est pas ça… Et arrête de me toucher comme ça, c'est agaçant !

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-  Tu vois, je le savais… Tu n'as pas aimé ce que tu as vu : Julie et moi qui faisions l'amour. Cela t'a choqué, j'en suis certaine…

-  Non, enfin oui ! Je ne me doutais pas un instant que mon amie d'enfance était… était…

-  Lesbienne, c'est ça, dis-le franchement ! Oui, c'est vrai, pour l'instant je préfére les filles, mais il n'est pas dit que je revienne un jour aux hommes… Je me cataloguerai plutôt comme bi actuellement.

-  Lesbienne ou bi, peu importe, cela ne fait aucune différence ! C'est assez perturbant pour moi !

-  Oh ! La sainte nitouche ! C'est vrai que tu es tellement pudique et vieux-jeu que tout ce qui sort de l'ordinaire te met dans tous tes états ! Tiens, je parie qu'avec Bernard tu ne fais jamais l'amour l'aprés-midi comme  Julie et moi ! Allez, regarde moi dans les yeux et avoue que vous faites ça uniquement la nuit, sous les draps, dans la plus grande retenue ! Allez, avoue !

-  Arrête de me coller comme ça ! C'est pas marrant…

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Je ne suis pas Julie. Et laisse Bernard en dehors de cette histoire.

- Evidemment, il est de toute façon en dehors de tout ! Il brille par son absence, il te délaisse totalement ma pauvre chérie !

-  Il travaille dur.

-  Oui, et bien moi si j'avais une petite amie aussi jolie que toi je travaillerai beaucoup moins. Crois-moi, je veillerai sur toi… Jour et nuit… Surtout la nuit !

-  Laisse-moi tranquille !

-  Chut… Laisse-toi faire… Ton oreille est à croquer… Hum…Tu va adorer ça !

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-  Mais que fais-tu ? Arrête, ce n'est pas drôle !

-  J'ai tellement envie de toi ! Cela fait des années que je rêve de toi… Mon Dieu, ta peau est si douce !

-  Oui, et elle n'est pas faite pour toi…

-  Mets-toi sur le dos !

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-  Tu peux faire ce que tu veux, les filles c'est vraiment pas mon truc… Laisse tomber.

-  Embrasse-moi.

-  Non.

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-  Humm… Tu sens si bon… T'es à croquer !

-  Qu'est-ce que tu fais… Oh !

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-  Laisse-toi faire, juste çinq minutes. Si cela ne te plais pas, j'arrête. D'accord ?

-  Tu perds ton temps.

-  C'est ce qu'on verra. Ne dis plus rien. Je vais te rendre heureuse comme jamais tu ne l'as été.

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-  Non ! Françoise, je t'en prie, arrête !

-  Chut !

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T'es ma meilleure amie, il ne faut pas…

-  Embrasse-moi.

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-  Lydie, tu me rends folle ! Redresse-toi !

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-  Oh, oui, continue… Caresse-moi là maintenant !

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-  Je ne l'ai jamais fait… Oh !

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-  Attends, laisse-moi faire. Je vais te chevaucher et tu vas en redemander, ma chérie…

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-  Francoise ! Mon Dieu, c'est si bon ! Oui ! Oui !

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-  Je t'en prie, ne t'arrête pas… Je viens !

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- Françoise, tu m'a tellement excitée ! Tu me rends folle ! Laisse-moi prendre des initiatives un peu… Attends, je me déshabille…

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- Oh, Lydie, continue… Tu as le diable au corps, n'arrête pas… Oh, oui !

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- Lydie, ma chérie… A moi de reprendre les choses en main ! Laisse-toi faire maintenant…

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- Attends, Lydie, c'est pas fini. Laisse-toi guider.

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-  Bon sang, Lydie… Je t'aime tant.

-  Moi aussi, je crois que je suis amoureuse de toi… J'aime une femme ! Et c'est mon amie d'enfance !

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-  Chut… Embrasse-moi encore.

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FIN.

15 avril, 2008

INES, A FLEUR DE FEMMES 6.

Enregistré dans : A fleur de femmes 6 — nickygloria @ 16:32

RESUME DES EPISODES PRECEDENTS :

 

Auteur de roman à l'eau de rose, Inès est en panne d'inspiration, suite à un traumatisme provoqué par une tentative de viol. Depuis, elle s'est isolée dans un chalet de montagne, coupée du monde, indifférente aux injonctions de son banquier et de son éditrice qui s'impatientent. Rêveuse, effacée, elle prend rarement part à l'effervescence de son milieu, se contentant de sa solitude, se déconnectant de la réalité en voulant toujours croire au grand amour et au prince charmant, avec ce même romantisme que les héroïnes de ses romans.

Au cours d'un cocktail littéraire, l'occasion s'offre à Inès de pouvoir renouer avec le succès. On lui propose en effet de rédiger la biographie du richissime et mystérieux producteur Jean Vernier. Pour Inès, c'est une opportunité sans précédent. Elle accepte l'invitation de Jean Vernier, séducteur cynique et égocentrique qui, pour l'occasion, lui ouvre les portes de son château cathare, dans les Pyrénées Orientales. A la grande surprise d'Inès, d'autres invitées s'y trouvent déjà. Elle est la sixième personne d'un groupe pittoresque et inquiétant, exclusivement féminin, toutes de milieux différents, qui ne se connaissent pas mais qui ont un même et seul objectif : obtenir gloire et fortune grâce à l'influence de leur hôte, et prêtes à tout pour y parvenir. Elle devra côtoyer des personnages aussi torturés que pervers, aux sombres desseins, et sa troublante beauté fera des ravages, déchaînant les pulsions les plus inavouables. Huit clos sensuel et oppressant qui durera une longue semaine, loin de toute civilisation, dans un château perdu au milieu des vignes. Inès devra partager leurs rancœurs et leurs intrigues, leurs vices et leurs turpitudes, lancée malgré elle dans un tourbillon de passions obscures et exacerbées, et sans possibilité d'y échapper. Elle sympathisera avec Claire, hétéro comme elle, jeune actrice trop vite en haut de l'affiche et aussi vite en perte de vitesse, qui a répondu à l'invitation un peu contrainte et forcée, abandonnant temporairement mari et enfant. Inès trouvera également en Maria une alliée précieuse. Chanteuse espagnole à la réputation sulfureuse, c'est une séductrice redoutable qui prend tout aux femmes sans jamais rien leur donner, à partir de l'instant où elles peuvent lui permettre d'atteindre ses objectifs. Son attirance sincère pour Inès l’obligera à réviser ses principes, et pour la première fois de sa vie elle connaîtra les affres de la jalousie puisque la concurrence se montrera rude. En effet, sur la liste d’attente se positionnera la célèbre journaliste Gabrielle, figure emblématique et médiatique de la Jet Set, femme aigrie et calculatrice, aux ambitions aussi démesurées que ses appétits sexuels. D’autres femmes se révéleront tout aussi dangereuses : Corinne, lolita impulsive et star déjantée qui joue de son image rebelle jusqu'à outrance; Et enfin Patricia, sa petite amie dévouée et soumise, dont la timidité maladive dissimule un esprit sournois et tourmenté .

Très vite, Inès est au centre des manigances et des rivalités amoureuses. Mais ce qu'elle ignore, et les autres aussi, est qu'elles sont toutes les jouets innocents d'un jeu pervers orchestré par Jean Vernier et une milliardaire décadente. Joueurs et parieurs invétérés, ces derniers ourdissent des complots, misant gros sur l'attirance et la création des couples lesbiens. Seules deux femmes, au début, ne cédent pas à cette volupté étouffante : Claire et Inès. Cette dernière, émouvante en femme pure et fragile, est le pion favori de son hôte. Il rivalise d'ingéniosité pour la déstabiliser, cherchant surtout à la jeter dans les bras de la volcanique Gabrielle. Pour parvenir à ses fins, il demande à Inès – en échange d’un contrat juteux - de rechercher l’identité de l’ancienne amante de sa femme décédée, certainement l’une des invitées. Seul signe reconnaissable : un tatouage de fleur à proximité du pubis. Une enquête qui pousse donc Inès à jouer avec le feu, l’obligeant à ébaucher un flirt poussé avec Gabrielle et son amante du moment, la troublante et perverse Florence. Celles-ci mettent les bouchées doubles pour contraindre l’innocente romancière à se livrer aux plaisirs saphiques les plus extrêmes.

Dans un piège aussi tortueux, c’est au tour de Claire d’être livrée en pâture aux appétits insatiables de Patricia. Malgré sa volonté de ne pas succomber, Claire va progressivement se retrouver acculée à des ébats si lascifs qu'elle ne pourra plus rien maîtriser.   

Inès, à fleur de femmes 6 :

Patricia reste un long moment dans un bain parfumé à l’huile d’amande douce, rêveuse et détendue. Elle sort de sa somnolence et, avec un petit soupir lascif, finit par se savonner, passant le gant sur tout son corps, faisant mousser le savon aux essences naturelles. Finalement, elle sort du bain, enjambant le rebord avec légèreté, toujours dégoulinante d’eau savonneuse. Elle saisit une longue serviette et s’essuie lentement tout en observant son reflet dans la glace. Le miroir embué renvoie un corps d’une étonnante perfection, d’une blancheur délicate, encore ruisselant de gouttelettes qui étincellent sur la peau soyeuse. Ses yeux se plissent et prennent une expression de grand intérêt en se fixant sur son petit duvet de fines boucles niché entre ses cuisses. La lumière de la salle de bain fait briller des poils d’or pur. Un frisson la secoue lorsqu’elle imagine son sexe blond se mélanger avec celui de Claire, d’un noir fin et ensorcelant, dans un délicieux contraste qui ne la lassera certainement jamais lorsqu’elles entremêleront plus tard leurs membres et leur pubis dans des ébats déchaînés. Si tout se passait comme prévu, elle pourrait bientôt tout partager et tout mélanger avec la jolie brune qui la faisait autant fantasmer. Elle perçoit presque l’odeur suave de la chasteté flotter autour d’elle et se sent attirée par ce fruit défendu avec un renouveau cinglant. S’attaquer pour la 1ére fois à une hétérosexuelle est une aventure périlleuse qui n’a rien pour lui déplaire. Bien au contraire… Insatisfaite permanente, Patricia a toujours ressenti le besoin de relever de nouveaux défis, se prouver à elle-même qu’elle était la meilleure et pouvait sans cesse repousser les limites. Tester son pouvoir de séduction sur une hétéro respectable, une mère et épouse épanouie certainement la plus apte à se défendre contre toute forme de tentation, ajoute davantage de piment à sa mission. Celle-ci lui résisterait pour mieux lui céder. Et, qui sait, elle se révélerait peut être plus ardente et passionnée que toutes les lesbiennes qu’elle avait auparavant rencontrées ! Cette possibilité enflamme son imagination et son corps. Elle se penche lentement en avant, observe avec curiosité son sexe avant d’écarter des deux mains les lèvres intimes, contemplant une fente profonde et déjà lubrifiée. Décidément, il lui suffisait de penser à Claire et le traitement de choc qu’elle lui réservait pour se retrouver dans un état indescriptible. Il faut qu’elle calme ses ardeurs, apprenne à les contrôler pour en savourer la fièvre érotique jusqu’au moment où elle pourra libérer toute cette tension dans les bras de la splendide brune. Encore un petit moment à attendre… Elle se drape la serviette autour de la taille et sort de la salle de bain. Elle s’installe confortablement devant sa coiffeuse qui est couverte d’un assortiment de flacons de parfum et de cosmétiques en cristal. Il y’ a aussi de nombreuses huiles hydratantes aux parfums subtiles qui s'appliquent à la sortie de la douche ou du bain pour hydrater légèrement le corps. Sans oublier celles à utiliser comme huile de massage. Puis, à côté, c’est le rayon coquin où se côtoient une collection de liqueurs et d’enduits aphrodisiaques de toutes sortes, certains en bouteille avec bouchon en argent ciselé, d’autres dans des pots en verre transparent. Des produits exotiques et érotiques de grande qualité, la plupart d’origine orientale. Pour l’instant, elle les délaisse pour s’occuper de ses longs cheveux qu’elle sèche et qu’elle peigne jusqu’à ce qu’ils brillent comme un manteau d’or fin. Avec des gestes à la lenteur voluptueuse, elle choisit plusieurs huiles d’essence qui se marient divinement bien, connaissant les doses parfaites à mélanger avec certains élixirs aphrodisiaques qu’elle choisit avec parcimonie. Puis, satisfaite de ses choix, elle se passe les huiles et les crèmes sur tout son corps, commençant par le cou et descendant jusqu’aux mollets. Elle finit par une liqueur qui stimule les sens et éveille le désir, autant pour celle qui se l’applique que pour celle qui va s’y frotter malgré elle. Ses mouvements sont doux et mesurés, avec une lenteur presque religieuse. Elle met autant d’attention à s’asperger d’un parfum particulier, une substance chimique dont le résultat est spectaculaire, bouleversant l’odorat, enflammant la circulation sanguine et les centres nerveux. Elle finit par s’appliquer de la crème sur le doigt, le passant ensuite sur sa langue avec volupté, puis dans tout l’intérieur de sa bouche. Son goût de fraise mélangé à de subtiles essences boisées rend le baiser particulièrement enivrant. Difficile d’y résister. Ainsi, Patricia met toutes les chances de son côté. Elle a soudain la vision de Claire et sa bouche pulpeuse épousant la sienne, leur langue se butinant dans une spirale frénétique, ce qui serait alors le début d’un abandon pathétique, alternant émoi et incertitude. Les muscles de ses cuisses et de son ventre se tendent à cette pensée. Quelle extraordinaire frisson ce serait de la rendre si vulnérable et éperdue qu’elle pourrait en abuser au gré de ses caprices comme un jouet docile. Elle l’imagine passer de la soumission à la curiosité, puis ensuite à une participation si active et tumultueuse qu’elle serait enfin la partenaire idéale pour rassasier ses appétits goulus. Fébrile, Patricia tremble un peu en versant quelques gouttes d’une fiole en verre sur son cou, puis sur sa poitrine. C’est là l’aphrodisiaque le plus puissant dont elle connaît les effets dévastateurs, un secret issu des mystères de l’Orient.

Elle est si renfermée dans son univers de fantasmes qu’elle n’a pas jeté un coup d’œil à son amie qui, étendue sur le lit, observe avidement chacun de ses gestes. Malgré la douleur sourde qui lui étreint le cœur, Corinne se grise toujours autant de l’influence troublante et féminine de sa maîtresse. Celle-ci est la seule à pouvoir créer cette atmosphère érotique de sa seule présence, une aura à la fois sulfureuse et voluptueuse qui l’enveloppe, agrémenté du parfum tenace du jasmin et de l’encens qu’elle a disposé auparavant dans la chambre. Sans oublier l’odeur musquée et douce de sa peau. Corinne connaît par cœur ce genre de rituels qui, empreint d’une grâce cérémoniale, lui était habituellement destiné. La certitude d’une nuit encore plus longue et agitée que les autres. Mais jamais elle ne l’avait vue si concentrée et appliquée, avec des gestes qui avaient quelque chose de joyeux et d’enflammé. Tout cela pour une autre femme. La jalousie se fait tenace, piquant ses yeux de larmes qu’elle tente de refouler. L’idée qu’une autre femme va profiter de toutes ses attentions lui est insupportable, même si elle n’est pas certaine que la femme en question s’y laissera abuser. Au fond d’elle-même, elle se met à espérer que Claire soit suffisamment forte et résolue pour résister contre toute tentative de séduction. Et tant pis si le plan échouait, si ce salop de Jean Vernier n’obtenait pas ce qu’il voulait, si Patricia n’obtenait pas le rôle dans son foutu film ! Son cœur bouillonne de désir en contemplant les seins fermes et les jolies fesses blanches à l’oval parfait alors que son amante se prépare toujours, penchée de profil. Elle ressent un sentiment de frustration lorsque ce corps sublime disparaît derrière une longue chemise de nuit en satin et voile d’un blanc transparent, dévoilant la cambrure de son dos jusqu’aux fesses et soulignant divinement la finesse de sa taille. Le désir se mêle à la douleur. Comment Claire pourrait résister à une beauté pareille ? Patricia est la tentation incarnée, mi-ange mi-démon. Son cœur bat de joie quand elle vient finalement vers elle de sa démarche aérienne, puis explose de chagrin quand, au lieu de la prendre dans ses bras, elle se penche sur la commode posée prés du lit, l’ouvrant pour fouiller dans la panoplie de sex-toys et autres gadgets érotiques de toutes catégories. Avec une moue à la fois enfantine et gourmande, Patricia semble faire son choix, brandissant comme un trophée un godemiché de taille impressionnante, extrêmement flexible et fortement veiné. Jalouse, Corinne ne peut s’empêcher d’être acerbe.

  • Dis, tu ne crois pas que tu exagères un peu ? Sors ce truc et ton actrice va fuir ventre à terre en te prenant pour une détraquée.

Patricia lève vers elle un regard innocent.

  • Tu crois ?

Corinne explose.

  • Mais tu t’imagines quoi ? Je te rappelle que la femme que tu vas essayer d’attirer dans tes filets est une hétéro pure et dure déjà mariée et également maman ! Ce ne sont pas tes aphrodisiaques de merde et ton joli minois qui vont la transformer en lesbienne déjantée dans la seconde qui suit ! Tu rêves, ma pauvre fille !

Patricia l’ignore royalement en rangeant son gadget dans la trousse d’accessoires du camescope.

Hargneuse, Corinne renchérit :

  • Cette mission t’amuse comme un folle, avoue-le ! Tu ne le fais pas pour ce vicieux de Jean Vernier et son film de merde mais parce que tu meures d’envie de baiser cette femme et de trouver enfin une partenaire qui te tienne tête jusqu’au bout ! Je ne te suffis plus alors tu crois déjà avoir trouvé ma remplaçante ! C’est ça, hein ?

Patricia ne dis toujours rien mais ses gestes se font nerveux. Elle ne comprend pas la colère de son amie et lui en veut de gâcher son plaisir. Elle est en proie à une agitation intérieure délicieusement exacerbée, une envie de luxure et toutes sortes de perversions avec l’innocente hétérosexuelle, et ce n’est pas Corinne qui va la détourner de son objectif. Sans un regard, elle quitte prestement la chambre. Corinne se retrouve soudainement seule dans un silence pesant. Son visage, toujours figé par la colère, est maintenant ruisselant de larmes.

Claire se tourne et se retourne dans son lit sans réussir à trouver une position confortable, mais cela provient moins de la fermeté de son matelas que d’un intolérable sentiment d’appréhension. Patricia doit venir la rejoindre et il est bientôt vingt-trois heures. Le repas s’est achevé il y’ à une petite heure, et Claire avait fini son assiette avec un appétit goulu, rattrapant sa diète du midi. Puis, dans le salon, Patricia l’avait prise à l’écart, lui murmurant qu’elle avait en sa possession un camescope et qu’elle viendrait la rejoindre dans sa chambre un peu plus tard. Confuse, Claire n’avait rien répondu. En proie à des émotions contradictoires, elle était surtout consciente que, en plus d’un instinct maternel qui l’attendrissait, la jeune femme exerçait sur elle un attrait irrésistible qu’elle ne pouvait définir. Cela la plongeait dans un gouffre d’incertitude. Enervée, elle se lève et retourne se laver les dents et se brosser les cheveux pour la seconde fois. Des gestes coutumiers qui l’apaisent un peu. Auparavant, elle avait pris une douche et, au lieu de rester en tenue de nuit, avait préférer enfiler une robe du soir, un acte stupide et irraisonné, dicté par l’envie de ne pas faciliter le travail de Patricia et, surtout, ne pas lui donner le moindre espoir. Celle-ci se serait faite des illusions si Claire l’avait sagement attendu en nuisette, comme une proie déjà consentante. Cela, il en était hors de question, et Claire regrettait de ne pas avoir eu encore l’occasion de le lui rappeler. Mais cela était-il vraiment utile ? Son esprit ne lui joue t-il pas des tours alors que Patricia a déjà une amie attitrée ? Il est grand temps de donner à son imagination débordante un peu de repos. Elle retourne dans son lit, posant sa tête avec bien-être sur les oreillers confortables. Malgré sa nervosité, le sommeil commence à la gagner, et elle tente de se rassurer en se persuadant que Patricia ne viendra plus.

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Il est tard et, apaisée, elle ne tarde pas à sombrer dans une douce somnolence. Si bien qu’au moment où un bruissement se fait entendre, elle l’intègre au rêve qui commence à prendre forme dans son cerveau. Son mari court vers elle, la portant dans ses bras et l’emportant loin de cet endroit décadent, l’éloignant du château dont l’ombre menaçante ne cesse de s’étendre, essayant de les rattraper. Elle est ballottée au rythme des pas saccadés de son mari qui ne cesse de fuir, la serrant toujours dans l’étau vigoureux et rassurant de son étreinte masculine, comme cherchant à la protéger et l’éloigner des entrailles de l’enfer. Cette impression de mouvement prend vie avec une terrifiante réalité, et il lui faut un certain moment pour sortir de son rêve alors qu’une forme blanche et vaporeuse apparaît dans son champ de vision, s’étend à ses côtés, faisant bouger le lit et le matelas. Elle perçoit aussi un parfum plus entêtant que toutes les fleurs qu’elle n’a jamais senties. C’est si exquis et troublant qu’elle hume l’air avec ravissement, comme attirée par ces effluves capiteux qui la sortent du songe et l’attirent vers la lumière. Elle ouvre brusquement les yeux, affrontant une forme souple insolemment étendue prés d’elle. Claire veut manifester son étonnement mais un doigt se pose sur ses lèvres, lui intimant le silence,

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alors qu’une voix douce lui susurre au creux de l’oreille :

  • Chut, c’est moi… Laisse-toi faire.

Claire sent sa peau se hérisser d’une panique irraisonnée. Cette visite soudaine la prend au dépourvu à un moment où elle ne s’y attendait plus.

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Au moment où Patricia se penche pour lui déposer un tendre baiser sur la joue, elle aperçoit distinctement le décolleté de sa robe bâiller largement, et son regard gêné plonge durant une seconde sur la troublante fermeté des seins laiteux. Dans le même temps, Patricia écarte les jambes pour s’asseoir sur ses cuisses, et elle entrevoit également la chair satinée de chaque côté de son corps. Elle comprend de moins en moins, fixant Patricia avec stupéfaction. Celle-ci ignore sa supplique, lui caresse doucement les joues, suivant le contour de ses yeux, son nez, sa bouche, avec une expression de ravissement. Claire se crispe toute entière et va brutalement la repousser quand elle croise les yeux plein de prière qui semblent vouloir lui transmettre un message. Malgré elle, Claire se rétracte quand Patricia l’embrasse délicatement prés de l’oreille. Tendue, elle se laisse faire, mais sursaute violemment quand la pointe d’une langue active lui lèche le pourtour de l’oreille. Elle veut se dégager quand Patricia se décide enfin à lui expliquer :

  • Le camescope nous filme… Je l’ai posé sur la table, à ta droite. Regarde le plus discrètement possible…

Claire relève la tête au moment même où Patricia s’écarte un peu d’elle. En effet, le camescope est dirigé dans leur direction, avec le voyant rouge qui annonce l’enregistrement. Mais cela la rassure à moitié. A cet emplacement, il leur sera impossible de tricher ou simuler. Le positionner derrière elles aurait été plus judicieux et rien ne les empêche de faire le changement maintenant. Elle hésite à soumettre l’idée quand son regard croise encore celui de Patricia. Elle y lit de l’inquiétude et de la nervosité. Patricia semble lire dans ses pensées en répondant aussitôt à ses doutes.

  • Je l’ai mis là pour ne pas éveiller les soupçons. Derrière ou trop loin serait suspect, et ce salopard de Vernier serait frustré s'il ne voit rien.

  • Mais comment on va faire alors ?

  • Improviser et jouer la comédie pour que ce pervers ait l’impression d’en avoir pour son argent… lui répond Patricia en bougeant à peine les lèvres, ignorant l’œil vitreux du camescope posé à trois mètres du lit.

Claire semble se figer davantage, comme cherchant à se replier sur elle-même. Durant une seconde, Patricia se sent coupable de son double jeu et de sa perfidie, mais l’éveil d’une sensualité bouillonnante l’emporte vite sur sa conscience. Le galbe racé des longues jambes fuselées et le dessin des seins fermes qui se dressent sous la robe noire balayent toute morale. C’est d’une voix changée, grave et rauque, qu’elle lui ordonne.

  • Maintenant, je prends les choses en main. Laisse-toi faire.

Claire frisonne d’appréhension lorsqu’elle sent des lèvres chaudes et humides humecter goulûment sa gorge nue, et elle rejette sa tête en arrière, soudain haletante. Patricia l’embrasse fougueusement dans le cou, sur le menton qu’elle parcourt de la langue, mais la tête penchée en arrière l’empêche de progresser jusqu’à la bouche. Claire se crispe en respirant de plus en plus vite. Patricia lui maintient le visage entre ses deux mains et l’oblige à lui faire face. Là, elle peut enfin chercher les lèvres contre lesquelles elle presse sa langue, cherchant à se faufiler à l’intérieur de la bouche. Claire respire si fort, lèvres serrées, qu’elle est au bord de l’asphyxie, et elle ouvre brusquement sa bouche pour chercher un peu d’air. Patricia saisit l’opportunité pour entamer une rapide intrusion, et leurs langues se trouvent aussitôt, entament une folle course poursuite, celle de Claire fuyant le contact alors que Patricia provoque au contraire le duel, la butinant et la relançant, se lovant comme un petit serpent sournois et habile. Un instant, elle réussit à la saisir, l’aspire toute entière, puis la lèche lentement et longuement avant de reprendre sa course effrénée quand Claire se remet à la fuir. Une échappatoire de courte durée quand Patricia reprend possession de sa bouche. Les lèvres de la jeune femme sont douces, chaudes et humides, et son haleine parfumée se mêle à la sienne dans un souffle si grisant que Claire cesse un instant de se dérober.

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Sa langue a surtout un goût sucré et piquant, irradiant dans son palais de douces décharges électriques qui descendent en vagues brûlantes le long de son corps. Elle se ferme malgré tout à toute sensation qui pourrait être trop agréable. Une femme aimant les femmes aurait pu adorer ce genre de baisers, mais pas elle. Pour l'embrasser, Patricia s’est étendue de tout son corps sur elle, plantant un genou entre ses cuisses, et des deux mains elle s’empare fermement de ses fesses et les malaxe vigoureusement. Ainsi, elle ne cesse de l’attirer à elle, forçant leurs corps à entrer en contact toujours plus étroit. Claire se tétanise, un bloc de glace, comme si son esprit et son corps s’obligeaient à rester hermétique à toute émotion. Les yeux fixes et stupéfaits, elle essaie d’accrocher le regard de sa jeune partenaire, en proie à une incoercible inquiétude et hésitant sur l’attitude à prendre. Le comportement de Patricia devient réellement étrange. Elle est aussi volcanique que survoltée et elle se demande si elle joue toujours la comédie – et elle est alors la plus douée des actrices si tel est le cas – ou si sa vraie nature n’est pas entrain de prendre le dessus. Sans se préoccuper de ses tourments, Patricia semble toujours vouloir se fondre en elle. Résignée, Claire ferme les yeux, le souffle court. Elle décide d’attendre la suite des événements, il lui sera toujours possible de faire marche arrière si sa partenaire va trop loin. Son esprit vagabonde, fuyant l’événement présent. Pour la sortir de sa torpeur, Patricia la chevauche, frottant son entre-cuisse d’un long mouvement du bassin sur les longues jambes parfaitement galbées dont elle peut, sous elle, apprécier la finesse des lignes et les muscles divinement dessinés sous la peau douce et soyeuse. Un contact qui l’excite incroyablement alors qu’elle continue de s’y appuyer, se déhanchant dans un mouvement obscène.

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 Trop abasourdie pour réagir, Claire la laisse faire, réfléchissant encore sur le comportement à adopter. Elle se laisse quelques minutes de soumission, se faisant toute molle… Elle sent le poids des seins contre sa poitrine, la peau blanche vibrer et onduler souplement tout contre elle, et ce contact est délicieusement aphrodisiaque. De cette chair frémissante et satinée monte des effluves frais et sensuels, une odeur terriblement enivrante qu’elle aspire à pleins poumons. Claire ouvre soudain les yeux et, comme revenant à elle, la repousse légèrement pour la regarder avec intensité. Mais Patricia, ignorant son regard interrogateur, est trop occupée à poser ses yeux brûlants sur l’échancrure de la robe noire qui laisse voir la naissance d’une magnifique paire de seins que le soutien-gorge à du mal à contenir. Elle n’arrive pas à détacher ses yeux de ces divines rondeurs, impatiente de découvrir la poitrine dans sa somptueuse nudité. Elle n’y tient plus, sa main s’avance vers la poitrine haletante, mais Claire saisit ses poignets en plein vol et l’immobilise.

  • Non, pas ça… implore t- elle.

Elle a toujours été très réceptive de la poitrine. Lorsqu’elle était en état d’excitation, ses seins présentaient de très larges aréoles dont la peau, particulièrement fine, devenait extrêmement sensible. Et, avec horreur, elle réalise qu’en ce moment ses tétons sont dressés d’une façon significative, frémissants au milieu des aréoles qui se durcissent justement en monticule. Inutile donc de jouer avec le feu en se prêtant à des caresses qui pouvaient déborder sur un chemin qu’elle s’interdisait d’emprunter.

Elles se tiennent toujours les mains mais c’est Patricia qui, cette fois-ci, lui immobilise les poignets et les maintient solidement de chaque côté de son corps. Pour obtenir son consentement, elle tente de la rassurer.

-   Ne crains rien, je contrôle la situation… souffle t- elle prés de son oreille.

Une lueur fiévreuse passe dans les yeux de Claire ; elle déglutit bruyamment, sa bouche s'entrouvre et les ailes de son nez se mettent à battre sous l’effet d’une forte émotion. Son silence est toutefois un accord tacite. De nouveau, elle ferme les yeux, comme cherchant à s’échapper par la pensée, se réfugiant dans une carapace métallique. Patricia n’y tient plus, tirant le soutien-gorge vers le bas et léchant aussitôt les globes frémissants à grands coups de langue. Claire réagit, panique, et son expression éperdue, son regard trouble, ne fait qu’enflammer le désir de Patricia. Elle la trouve, dans sa détresse de proie presque consentante, presque vaincue – mais encore tiraillée par des sursauts de rébellion et de morale – incroyablement sexy. Les mouvements qu'elle fait pour tenter, bien vainement, de se dégager, ne font que valoriser d'avantage ses formes généreuses. Elle se régale de la sentir se tortiller et se contorsionner sous elle, admirant le mouvement souple des hanches, la musculature fine des cuisses, les vibrations des seins ballottés par les mouvement désordonnés qu’elle fait pour se débattre. Elle en ressent un plaisir malsain et coupable, fouettant son désir. Pourtant, elle ne doit pas la brusquer, en dépit de la passion qui l’inspire et la pousse à vouloir commettre toutes les folies. Un soupçon d’anxiété à l’idée d’être repoussée l’incite à la prudence et à la ruse. Elle lui lâche les poignets et, de ses deux mains libres, s'empare d'un sein et entreprend de le malaxer avec vigueur tandis que sa bouche s’occupe de téter l’autre mamelon fièrement dressé. Ainsi, ses seins sont triturés, pétris et léchés, frémissants et insolents tant ils sont sensibles et tendus vers les caresses, s’offrant et s’exhibant dans toute leur splendeur. Claire se mord les lèvres pour ne pas gémir, mais ne peut retenir malgré elle des râles lorsque Patricia met plus de vigueur à mordiller ses tétons insolemment tendus au sommet de leur aréole dardée, allant de l’un à l’autre avec une gourmandise espiègle, s’amusant à les sucer et les aspirer sans relâche, trop ravie d’avoir détecter des zones érogènes pour en tirer le meilleur profit.

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Claire pousse des cris discontinus, l’air totalement égaré, jetant de part et d’autre de vifs regards affolés. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive, en proie à des sensations aiguës dont elle ne soupçonnait même pas l’existence. Elle se savait hyper sensible mais pas à ce point ! C’est d’une intensité délicieusement insupportable. Déroutée, elle tente de se persuader qu’une trop longue abstinence sexuelle est seule responsable de cette fougueuse alchimie. Patricia continue à lui dévorer les seins, les yeux rivés sur la superbe poitrine qui se soulève et se gonfle au rythme de sa respiration oppressée. Ses seins semblent avoir une vie propre, souples et fermes, chauds et vibrants, cherchant le contact féminin, comme s’ils étaient faits pour ces caresses-là. Patricia n’y résiste pas, enfonçant résolument ses mains dans cette chair offerte et palpitante qui se tend au-devant des caresses. Claire lutte contre cette onde de désir qui semble prendre possession de son corps, l’irradiant d’une douce et traître chaleur. Son souffle s’accélère et c’est tout son corps qui ondule à présent. Elle laisse échapper de petits gémissements étouffés, luttant contre cette insidieuse chaleur qui charrie de la lave bouillante dans ses veines, dans tout son corps. Mais elle est forte et un sursaut de volonté lui permet d'échapper à cette voluptueuse emprise.

- Patricia, stop !

C’est un cri d’alarme et de révolte. Elle doit y mettre fin tout de suite avant que la situation ne lui échappe. Pour gagner sa confiance, la jeune femme lui obéit. Mais ce qu’elle entreprend de faire ne s’annonce pas plus rassurant. En effet, elle commence à la déshabiller avec des gestes nerveux et impatients, lui ôtant sa robe avec une vivacité surprenante. Avant qu’elle ne comprenne ce qui lui arrive, son string glisse le long de ses jambes 08.jpeg

 et elle se retrouve totalement nue, tétanisée et tremblante de tout son corps.

 Patricia se met à haleter plus fort et pousse un cri admiratif quand elle plonge son regard sur le renflement sensuel du pubis.

-   Tu es si belle ! s’émerveille t- elle.

Du bout des doigts elle caresse l’intérieur de la cuisse.

-   Ta peau est si douce ! continue t- elle avec fièvre.

Elle avance sa main plus haut, vers le mont de vénus, mais Claire se contracte soudain. Patricia n’insiste pas. Elle se redresse et commence à se déshabiller avec des gestes mesurés. D’une lenteur voluptueuse, elle dévoile ses épaules, relâchant la bretelle de son soutien-gorge. Claire rougit violemment lorsque ses yeux s’agrandissent d’admiration à la vue des splendides seins qui, libérés, jaillissent devant elle. Elle ne peut détacher son regard de ses seins magnifiques, tendus et fiers, aux tendres aréoles claires. Comment une femme pouvait être aussi belle et attirante ? En proie à des sentiments contradictoires, elle repousse cette attirance de toute son âme, fermant son cœur, réfrénant ses sens, raidissant ses membres. Mais elle ne peut échapper aux senteurs subtiles de la peau, des cheveux et du corps d’une jeune femme en pleine santé. Elle est aux abois, apeurée et cette image de femme en détresse bouleverse Patricia au-delà de toute imagination. Aussitôt, elle s’étend de tout son poids sur elle et écrase sa poitrine sur la sienne avant de lui imprimer un vif mouvement de va et vient. Une sorte de lutte s'engage, comme si ses seins brandis étaient une arme redoutable, l’objet sexuel le plus naturel et le plus efficace pour enflammer les sens dans une extase presque insoutenable. Elle se coule sur elle, effectuant de la poitrine de larges mouvements tournants, excitant mutuellement les tétons qui se provoquent dans une délicieuse brûlure. Claire tente de s’y soustraire mais en est incapable, la chair à vif et le corps en fusion alors que sa partenaire continue de se couler sur elle. Elle n’avait jamais imaginé que l’on puisse s'exciter aussi intensément rien qu'en se frottant de la sorte. Elle est littéralement éblouie par l’incroyable douceur de cette peau chaude et veloutée qui vibre tout contre elle, et encore plus étrangement troublée par le contact plus intime du sexe féminin qui se presse contre sa féminité secrète. C'est d’un érotisme hallucinant ! Patricia, pour affirmer son autorité, lui maintient les bras écartés, mêlant ses doigts aux siens en lui plaquant les mains sur le lit, et commence à lui dévorer le visage de baisers avides. Elle continue toujours de se coller à elle, mettant plus énergiquement les pointes de leurs seins en contact, cherchant à mêler leur sexe dont les jambes désespérément serrées de Patricia rendent l’opération difficile.

-   Enlace-moi avec tes bras et tes jambes ! lui souffle Patricia d’une voix hachée en frôlant des lèvres son cou rejeté en arrière.

Claire, interdite, hésite un long moment. Le clin d’œil complice que Patricia lui adresse la rassure à moitié mais, sans savoir pourquoi, elle décide quand même de lui accorder sa confiance. Elle referme donc ses jambes autour de la taille de sa jeune partenaire, puis lui passe ses bras autour du cou. Gémissante, Patricia se remet alors à se frotter contre elle d’un mouvement régulier et lent, avec une grande lascivité. Claire la laisse faire, l’esprit de plus en plus confus, s’inquiétant de nouveau. Patricia poursuit son manège, se tordant et glissant de souples ondulations du bassin. Son souffle se précipite, et elle cherche d’une bouche avide celle de sa partenaire que celle-ci lui refuse en détournant vite la tête.

-   Embrasse-moi, vite… la supplie Patricia d’une voix rauque.

Claire ne sait plus quoi trop penser. Le baiser précédent était brûlant d’une coupable et enivrante sensualité et elle ne tient pas trop à renouveler l’expérience. Surtout qu’elle doute de plus en plus des réelles motivations d’une alliée qui, lesbienne de son état et bien qu’en couple avec une autre femme, semblait s’échauffer réellement de ce petit jeu intime. Toutefois, son désir de vengeance en songeant aux bassesses de Jean Vernier est si prompt à s’éveiller qu’il prend le dessus sur sa morale. Elle devait aller jusqu’au bout. Aussi entrouvre t- elle ses lèvres et se laisse t- elle aller lorsque la bouche humide épouse la sienne, quémandant un baiser ardent qu’elle lui accorde timidement. Fébrile, Patricia pousse un long râle de satisfaction lorsque leurs langues se nouent et se frottent délicieusement l’une contre l’autre. Claire, s’efforçant toujours de faire le vide dans son esprit comme précédemment lorsqu’elle était trop sollicitée de la sorte, sent son cœur battre encore plus vite au contact doux et brûlant de cette bouche audacieuse qui ne cesse de la relancer et la provoquer avec un art divin, exigeant une réaction plus passionnée de sa part. C’était tout sauf un baiser de cinéma, confirmant que la jeune fille perdait le contrôle sur elle-même. L’ardeur et l’audace du baiser la suffoque. Mais, au lieu de s’échapper, Claire ne peut s’empêcher de participer aux exquises sollicitations de cette langue habile qui s’enroule autour de la sienne dans un ballet effréné.

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Elle sent avec stupeur cette langue hardie la fouiller et en ressent un vif plaisir, si bouleversant qu’elle continue d’y répondre avec fièvre et passion. Elle déguste ce baiser comme une friandise interdite, le fruit du péché, si divin et coupable à la fois qu’il en est sublimé et exacerbé. C’est comme si elle était happée dans une spirale trop étourdissante pour y résister. Un brusque élan de désir l’inonde au contact de ce baiser incomparable, la consumant d’un feu inextinguible. Pourtant, une sonnette d’alarme retentit dans sa tête, la sortant de son abandon. Elle ne pouvait pas faire l’amour à une femme. C’était inconcevable ! Claire se rangeait d’office dans le rang des hétérosexuelles convaincues, heureuse en couple avec un mari aimant, femme épanouie dans son rôle de mère, menant une vie rangée et respectable. Il était hors de question qu’elle se perde dans des étreintes lesbiennes ! Forte de cette résolution, elle tourne brusquement la tête et, essoufflée, le feu aux joues, murmure d’une voix méconnaissable.

  • Non, Patricia, arrête ! Je ne joue plus…

La suite est étouffée par un baiser fougueux qui la relance impétueusement. Bouche ouverte, haletante, les yeux écarquillés, Claire se laisse embrasser. Patricia, tout en continuant de se tortiller ardemment sur elle tout en lui dévorant la bouche comme une cannibale affamée, fait monter et descendre sa main droite le long du buste en une caresse appuyée, frôlant à chaque passage la douce fermeté du sein. Claire ne peut réprimer des soupirs extasiés lorsque la main se referme enfin au sommet, l’emprisonnant tout entier au creux de sa paume, un doigt habile exerçant un massage précis sur la pointe du mamelon qui s’érige davantage. Claire sursaute violemment, tête rejetée en arrière, hors d’haleine. Des frissons naissent à l’extrémité de ses bourgeons tendus et descendent en boule de feu vers son bas-ventre. Elle se tord et se cambre, entre plaisir et douleur, entre détresse et abandon. Un moment, elle la fixe avec gravité, un regard à la fois suppliant et embué de désir, avec une expression presque douloureuse. Des larmes mouillent son regard, la rendant encore plus belle et désirable dans son désarroi. Patricia lui lape le visage, avalant ses larmes de coups de langue vifs et appuyés, se désaltérant de son goût salé, de son odeur, comme le plus enivrant des nectars, mêlant sa salive aux gouttes qui ne cessent de ruisseler jusqu’au menton. Claire ne comprend pas ce qui lui arrive, envahie par un flot de tendresse et d’amour indescriptibles, si bouleversant qu’elle réussit, entre deux baisers, à sangloter. Sans pouvoir se retenir, elle ne cesse de quémander le baiser, butinant les lèvres de son amie avec un appétit grandissant, avec une violence presque désespérée, comme une femme qui se sait perdue et abandonne toute résistance. Pourtant, l’image de son mari et son enfant apparaissent soudain devant ses yeux flous, comme une apparition divine cherchant à la remettre sur le droit chemin.

  • Non, non, je ne peux pas ! crie t- elle soudainement.

En même temps, comme pour briser ses dernières défenses, Patricia se penche vers sa poitrine haletante pour saisir entre ses lèvres le bourgeon délicat d’un sein frémissant qu’elle agace d’une langue experte. La caresse prend Claire par surprise, avec cette même intensité lorsqu’on s’en prend à ce qu’elle a de plus réceptif. Elle se tend violemment, creusant les reins, appuyée sur les coudes, faisant saillir orgueilleusement ses seins qui se dressent au-devant de la caresse. Patricia, sans cesser de lui dévorer la poitrine, finit de l’achever en joignant ses mains aux caresses buccales. C’est une tactique fourbe et immorale, mais qui a déjà fait ses preuves. La carte maîtresse à abattre pour remporter de manière définitive la partie. Claire se tord de plaisir sous les caresses, ondulant des hanches et serrant fortement les jambes autour de la taille féminine. La saisissant sous la nuque, Patricia se redresse en l’entraînant avec elle et, mêlant ses jambes aux siennes, l’assoit face à elle, cherchant le moindre contact de toutes les parties de son corps avec une frénésie contagieuse. Avec effroi, Claire réalise encore que leurs peaux s’accordent à merveille, les membres s’entremêlent naturellement, les formes s’ajustent et s’emboîtent à la perfection, tout dans une merveilleuse osmose. Presque avec regret, Patricia cesse de l’embrasser pour s’emparer de la tête brune et l’enfouir entre ses seins, écrasant le visage congestionné, la poussant ainsi à s’investir et à participer. Plus de soumission, elle veut une participation totale et active. Mais Claire n’est pas encore prête. Le souffle lui manque alors que les seins se promènent sur son visage, l’étouffant presque, se balançant harmonieusement et, subrepticement, se collant à sa bouche. Au passage, les mamelons se frottent sur ses lèvres fermées, comme cherchant à être happés et aspirés, mais Claire résiste de toutes ses forces à la tentation. Le plaisir est là, intense et dévastateur, mais elle préfère se contenter d’une docilité consensuelle, si facile et lâche. Par la suite, elle pourrait atténuer la gravité de la situation en se confortant d’avoir été abusée malgré elle, une pauvre victime à moitié consentante. La tête lui tourne et, pour échapper au vertige, elle se laisse choir mollement sur le lit, entraînant Patricia contre elle. Celle-ci, en tombant sur elle, lui échappe aussitôt, se positionnant à côté d’elle pour entreprendre une lente et sensuelle exploration de son corps, épousant la moindre cavité, se coulant dans chaque saillie, s’incurvant dans chaque courbe. Pourtant, tout en découvrant son corps comme elle ne l’a jamais connu, Claire a un sursaut de panique lorsqu’elle sent le souffle chaud de la jeune femme sur son sexe. Se laisser faire dans ce qu’elle avait de plus intime était signer sa perte de façon irrévocable, le point de non-retour qui la plongerait dans un gouffre de stupre et de débauche saphique, et elle s’accrochait encore à l’espoir d’être sauvée in-extrêmis par elle ne savait quel miracle. Vite, avec un mouvement de recul du ventre, elle pose ses deux mains croisées sur son sexe, interdisant tout passage. Mais Patricia s’y attarde, saisit une main, la soulève et la guide jusqu'à sa bouche. Stupéfaite, Claire lève la tête pour observer. Alors, sans jamais la quitter du regard, Patricia happe ses doigts du bout des lèvres, les taquine longuement du bout de la langue, les couvre de baisers, puis les fait pénétrer enfin dans sa bouche d’un long mouvement de va-et-vient, simulant l’acte sexuel. C’est si obscène et délicat à la fois, infiniment sensuel, que Claire en reste abasourdie, littéralement fascinée. Tout en lui léchant les doigts, elle remet la main sur le pubis, s’arrangeant en même temps pour promener insidieusement sa langue sur le léger duvet de sa toison pubienne. Claire râle, les yeux exorbités, et ne fait rien lorsque la bouche se presse à l’entrée de l’orifice béant et déjà humide, titillant le clitoris qui, gonflé et dressé hors de son écrin brûlant, vibre sous la langue. Elle ne peut retenir un cri stupéfait quand Patricia plonge avidement la langue dans son vagin qui, luisant et ruisselant d’excitation, semble s’ouvrir et s’humidifier toujours plus. Le ventre de Claire se révolte, secoué d'innombrables vagues qui se propulsent du creux des reins jusqu'au bas du ventre. Non ! Elle ne peut pas jouir ainsi dans les bras d’une femme, avec une telle force et une telle intensité comme elle n’en a jamais connu ! La déferlante qu’elle retient ne cesse au contraire de grandir comme un véritable raz de marée que rien ni personne ne peut arrêter, et plus elle résiste et plus l’orgasme s’annonce dévastateur. Elle se tend puis se relâche sous l’intensité insoutenable du feu qui se propage. Instinctivement, alors qu’elle est au bord de l’orgasme, elle referme les cuisses, emprisonnant la tête de Patricia comme dans un étau. Elle veut se figer mais les mouvements de son bassin s’accélèrent, comme animés d’une pulsion animale. Puis, soudain, elle se soulève du lit, tendue en arc de cercle.

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Dans un cri libérateur, elle ouvre les digues. La cyprine jaillit en flots abondants, aussitôt avalée par Patricia qui se désaltère de son nectar, lapant le sillon trempé jusqu’à sa source, provoquant une autre fontaine qui ruisselle inlassablement. Claire est terrassée par un deuxième orgasme encore plus violent, si merveilleux qu’elle rit et sanglote de bonheur et d’incompréhension, ne comprenant pas ce qui lui arrive. Comment un tel plaisir pouvait-il exister ? Et pourquoi venait-elle seulement de le découvrir ? Et, de surcroît, dans les bras d’une autre femme ? Elle brûle, elle fond alors que Patricia s’obstine à lécher sa grotte d’amour, fouillant d’une langue habile toute son intimité dans ses recoins les plus secrets. Lorsqu’elle y joint deux doigts qui s’enfoncent aussitôt dans son vagin trempé, s’activant dans un bruit rapide de clapotis et de succion, Claire feule comme un animal blessé quand une explosion fulgurante la fait vibrer à l’unisson. De nouveau, elle en pleure de joie et de confusion, le corps secoué par une émotion incomparable. Comment était-il possible d’avoir trois orgasmes simultanés ? C’est comme si elle découvrait son corps et toutes ses ressources insoupçonnées pour la première fois… Anéantie, elle sent une douce torpeur la gagner alors que la tension retombe lentement. Son esprit, alors embrumé par cette fusion des sens incontrôlable, retrouve toute sa clairvoyance. Elle analyse la gravité de ses actes, une descente dans les tréfonds de son âme qui l’effraie et la perturbe. Comment avait-elle pu se laisser tromper et abuser de la sorte ? Heureusement, elle est restée docile et inactive, victime malgré elle des pulsions décadentes d’une lesbienne désaxée. Alors que celle-ci remonte sur elle en ondulant comme un serpent pervers, elle la saisit par les épaules et sa voix s’affermit en déclarant sèchement :

  • Patricia, stop ! On arrête tout !

Mais ses forces l’abandonnent quand Patricia appuie ses seins contre son pubis, les frottant délicieusement sur toute son entrejambe d’un long et impérieux balancement lascif. La sensation est exquise, de la douceur infinie, une caresse subtile et raffinée, un contact intime et divin de chairs qui s’électrisent et s’enflamment dans un bruissement mouillé. Les mamelons durs et dressés comme des crayons se promènent à l’entrée du vagin béant, s’écrasant sur la vulve en feu, s’y pressant, comme cherchant à y pénétrer, la titillant de sensations à la fois lancinantes et insupportables, la laissant au bord de l’orgasme, jouant avec ses nerfs dans une spirale de délices et de tortures. Vite, Claire se retrouve de nouveau rouge d'excitation, haletante, le regard chaviré, tremblante de la tête aux pieds. Ses yeux s’écarquillent de stupéfaction lorsque, comme par magie, Patricia brandit devant son visage congestionné un gode d’une longueur impressionnante, large et flexible, avec un gland proéminent. Elle s’étrangle en protestant :

-  Pitié, pas ça ! Je ne l’ai jamais fait et… Oh !

Ses protestations sont étouffées lorsque le faux sexe se promène sur sa bouche, cherchant à forcer la barrière de ses lèvres closes. La hampe de plastique glisse sur sa joue alors qu’elle détourne la tête. Son cœur bat la chamade, au bord de l’explosion. Une appréhension irraisonnée la tétanise sur place, un mélange de frayeur et d’excitation qu’elle n’a jamais ressentie. De toute sa vie sexuelle, jamais elle n’avait utilisé des gadgets érotiques, trouvant leur utilisation sale et aveulissante, dignes de partenaires pervers et débauchés qui ne devaient exister que dans les livres ou films pornographiques pour des clients en mal de sensations fortes. L’idée d’en voir un sur catalogue ou internet ne lui avait même jamais effleuré l’esprit… Et voilà qu’on lui baladait ce truc immonde sur son visage, contre ses lèvres, comme si elle allait le prendre naturellement dans la bouche et le sucer comme une chienne en chaleur ! Jamais elle ne s’abaisserait à une telle pratique ! Et cet objet décadent était bien trop grand et trop gros pour une femme normalement constituée, aussi excitée soit-elle ! Sa peau se hérisse alors que le gode s’appuie sur sa peau et glisse insidieusement vers le bas, tournant un moment autour de son nombril avant de se faufiler sournoisement entre ses cuisses. Son ventre se révolte, elle bloque sa respiration. Une petite voix lui dit de se débattre, de tout envoyer promener avec une fureur destructrice, mais une autre lui interdit de bouger, lui murmurant des promesses de plaisirs inouïs, d’une expérience unique. La sueur qui dégouline sur ses yeux la pique et l’oblige à les fermer, l’enfermant dans un tunnel obscur encore plus angoissant alors que la peur de l’inconnu ne cesse de la pétrifier. Elle attend la douleur mais pas cette sensation de déchirement qu’elle attend inconsciemment et qui la met au supplice. Elle sent l’objet au bord de son sexe, effleurant à peine ses grandes lèvres, et cela lui provoque un long frisson voluptueux. Maintenant, elle a l’impression d’être fébrile et nerveuse, non pas de peur ou de dégoût, mais d’excitation et de curiosité. Le gode est toujours présent à l’entrée de son vagin, s’approchant à peine de quelques millimètres, puis reculant pour frôler lentement et minutieusement son clitoris. Patricia semble prendre plaisir à jouer avec son gadget comme une petite fille capricieuse. Elle prend son temps, si attentionnée et posée que c’est Claire qui finit par s’impatienter. Un besoin impérieux la fait gémir d’exaspération, avec le même instinct animal qu’un chat qui miaule et attend désespérément l’étreinte à la saison des amours. L’envie délicieuse d’être pénétrée se fait si pressante que c’est d’elle-même qu’elle s’empale sur ce pic de plastique, avançant le ventre, roulant des hanches, criant sans retenue, oubliant toute pudeur. Patricia immobilise sa main et le gode, appuyant sur le ventre de Claire pour lui signifier de ne plus bouger, mais cette dernière ignore l’ordre, continuant de s’embrocher toute entière, se précipitant à la rencontre du jouet sexuel, se retire et s’enfonce sans cesse, de plus en plus loin au fur et à mesure du liquide qui abonde et lubrifie son vagin béant, souillant ses cuisses. Sa fente trempée est animée d’une vie propre, aspirant et malaxant le gode entre ses parois intimes, tandis que son ventre ne cesse d’entamer un puissant va-et-vient, de profonds mouvement du bassin si amples que le lit vibre à se briser. Patricia s’écarte soudain et Claire faillit lui supplier ne pas s’en aller déjà ; mais elle ne fait que changer de position, empoignant le gode solidement pour l’enfoncer d’un coup lent et puissant, le faisant disparaître totalement dans le sexe trempé. Après le rapide coup de boutoir qui accompagne cette impérieuse pénétration, c’est au tour de Claire de cesser de bouger, comme pour retarder l’incroyable explosion qui monte en elle. Son corps est rigide, elle sent ses muscles intimes se durcir au point de se déchirer. Puis, soudain, elle parvient de nouveau à respirer et aspire l’air dans un grand sanglot ; rapidement, la chaleur qui se propage dans son bas-ventre s’intensifie pour devenir une boule de feu si intense qu’elle claque des dents, le regard exorbité, ouvrant la bouche sur un cri libérateur. Cela commence par une étincelle déchirante au plus profond d’elle-même, puis un embrasement d’une violence inouïe qui la pousse à bouger les hanches dans un mouvement lent et voluptueux, comme pour prolonger les feux d’artifice qui ne cessent d’exploser dans son ventre. La chaleur paraît l’envahir si intensément qu’elle râle et délire d’extase, ne comprenant toujours rien de ce qui lui arrive. Puis, au dernier moment, quand elle s’imagine qu’elle va en mourir de plaisir, une autre explosion la terrasse de nouveau, toujours aussi forte et divine. Sa tête se renverse en arrière quand elle ne cesse de crier, et ses yeux se remplissent encore de larmes. Elle n’était pas préparée à une telle apothéose d’orgasmes aussi dévastateurs que simultanés. Elle s’agrippe à son amante de toute son énergie, les deux bras enlacés autour de son cou pour la ramener vers elle. Avec émerveillement, elle voit la tête féminine se pencher vers ses seins et contemple les fines boucles de cheveux d’or qui couvrent sa nuque dans un effleurement exquis. Avec amour, elle enroule ses doigts dans la chevelure blonde, pressant la tête contre ses seins et se cambrant insolemment afin qu’ils se dressent à sa rencontre. De nouveau, elle a l’impression que Patricia est sur le point de lui sucer l’âme par les bouts gonflés et douloureux de ses seins. Privée de force, toujours étreignant sa tête, elle chancelle en arrière, et cette fois-ci ne dit rien lorsque Patricia lui présente le gode luisant prés de sa bouche. Au contraire, elle entrouvre les lèvres et le parcoure de la langue, le lèche avidement, aspirant ses propres sécrétions intimes. Elle se montre si goulu à jouer avec, le prenant dans sa bouche et simulant la plus obscène des fellations, que Patricia en devient presque jalouse et se débarrasse du gode en le laissant tomber par terre. Aussitôt, Claire la ramène contre elle, l’enlaçant avec une passion incoercible. Elle prend un vif plaisir à sentir ses seins se plaquer sur les siens. Cette fois-ci, elle ne veut plus lutter contre ces sensations nouvelles qui l’étreignent d’un bien-être absolu. Elle l’embrasse sur la bouche avec toute la sensualité dont elle est capable, ressentant un émoi lancinant à se délecter des lèvres de son amante. 15.jpeg

 Leur peau se colle naturellement l’une contre l’autre, luisante de transpiration, glissant souplement avec un doux bruit de chair enflammée. Claire l’observe avec une intensité qui fait presque peur à Patricia. Au-delà de leur attirance physique, une autre émotion les bouleverse toutes les deux, leur nouant la gorge alors que des larmes jaillissent de leurs yeux brillants. Mais leur faim l’une de l’autre est encore trop vivace et inassouvie pour se laisser aller aux sentiments. À son tour, Claire avance une main tremblante vers la poitrine de Patricia et la pose sur son mamelon, comme fascinée et hésitante. Patricia lui sourit, l'encourageant du regard. Claire cède à la tentation. Avec une curiosité infantile, elle fait rouler les mamelons entre ses doigts, les pinçant jusqu’à ce que Patricia pousse un petit cri. Craintive, elle interrompt son geste, craignant d’être maladroite, mais le visage extasié de sa partenaire lui confirme le contraire. Alors, d’une pression habilement appliquée, elle recommence, refermant ses doigts sur les petits bouts qui palpitent et se durcissent davantage comme des petits êtres vivants. Elle n’a jamais rien vu d’aussi excitant, et elle cède à l’envie d’y porter la bouche, les saisissant un à un entre ses lèvres avant de les agacer de la langue. La fièvre érotique qui s’empare d’elle lui donne toutes les audaces. Elle va des seins jusqu'à la gorge de coups de langue vifs et appuyés,

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buvant la sueur qui coule sous le menton, et se grisant de l'odeur sucrée et délicate de la femme. Souplement, elle se place derrière elle, collant son pubis contre les adorables fesses blanches. Elle l’embrasse sur la nuque, mordant délicatement la peau gracile.

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Ses mains descendent des épaules et passent sous les aisselles pour prendre les seins insolent qui ne cessent de vibrer sous les caresses. Patricia râle de plaisir, tend les fesses en arrière et obtint la preuve ruisselante que son amie s’excite prodigieusement à la caresser de la sorte. Elle se retourne lentement dans ses bras et toutes les deux tombent à la renverse sur le lit, étroitement enlacées de la tête aux pieds comme si leur vie en dépendait.

Le front dégoulinant de sueur, Jean Vernier observe tout derrière le miroir sans tain. Il se penche sur le camescope posé sur le trépied et sa main tremble tellement qu’il fait un zoom trop avancé, rendant l’image brusquement trouble. Il rétablit la netteté puis, les jambes en coton, recule en chancelant. Il n’en croit pas ses yeux. Cela fait plus de trois heures que les deux femmes s’enfoncent dans une sarabande de débauche et de dépravation effrénées, dépassant de loin tout ce qu’il avait imaginé. Patricia était déchaînée, de la lave en fusion incandescente qui ne cessait d’enflammer et d’exacerber sa partenaire au moindre contact, la poussant elle aussi aux pires excès. Claire était possédée par les mêmes démons de la chair, une élève surdouée et impatiente de tout apprendre de l’amour entre femmes. Elle s’était retrouvée tête-bêche, un soixante-neuf endiablé, léchant le sexe avec autant de voracité que sa partenaire, osant même pour sa première expérience une intrusion anale que Patricia avait accueilli avec un râle éperdu.

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Anéantie par plusieurs orgasmes, leur désir l’une de l’autre ne s’était jamais apaisé. Bien au contraire… Evidemment plus perverse et directive, Patricia avait tout tenté avec sa partenaire et, à sa grande surprise, celle-ci lui avait tout donné, ne se refusant à aucune position acrobatique ou étreintes complexes, repoussant les limites du vice avec une naïveté désarmante. Tantôt elle était son jouet docile, esclave soumis à toutes les lubies décadentes d’une partenaire de plus en plus exigeante, et tantôt c’est elle qui reprenait les rênes, faisant de Patricia son animal consentant et livré corps et âme à tous ses caprices. Claire était méconnaissable, une tornade survoltée se prêtant aux délices de l’amour lesbien comme si elle faîte pour ces relations là. C’est comme si une partie refoulée d’elle-même se libérait enfin, une révélation qui la propulsait hors de sa coquille, la sortant de toute retenue et de toute entrave. Jean était persuadé qu’aucun homme – même pas son mari – ne l’avait traité de cette manière et, avec un mélange d’effronterie et de timidité, de hardiesse et de culpabilité, la jolie et innocente Claire s’excitait prodigieusement dans ces élans saphiques. Elle savait s’enfoncer dans l’inconvenance et l’indécence avec une fragilité et une pureté qui lui étaient uniques, la laissant toujours belle et intacte. Patricia semblait avoir enfin trouvé une partenaire digne de ses appétits démesurés, de sa surenchère sexuelle, l’amante idéale pour partager tous ses jeux érotiques qui, loin de l’effrayer, la ravissaient avec autant d’espièglerie que de perversions. Apparemment, ces deux femmes étaient faites pour s’entendre à tout point de vue, et ce à longue échéance. Jean, quelque part, avait forcé le destin en les obligeant à se rencontrer d’une façon si intime, même si ses motivations s’écartaient à l’origine de toute morale. Son objectif n’était pas de provoquer le moindre amour, il ne se considérait pas pour tout l’or du monde comme Cupidon décochant ses flèches magiques pour faire naître les passions les plus brûlantes et les unions les plus inattendues ! Il sourit de l’ironie du sort alors que ses desseins étaient bien plus sombres et amoraux. Il regrette l’absence de Julie qui aurait autant apprécié l’absurdité du dénouement heureux que ce spectacle torride. Celle-ci avait du s’absenter, s’esquivant discrètement pour se rendre à Perpignan pour affaires. Mais elle pourrait se rattraper en visionnant les images sur le camescope qui filmait tout. Et, comble du luxe, aura l’embarras du choix en se repassant le film en boucle indéfiniment. Le bruit de la porte s’ouvrant derrière lui le sort à peine de sa malsaine contemplation. Julie est l’une des rares personnes à connaître tous les passages secrets et, surtout, c’est la seule qui se permettrait d’entrer sans prévenir. Il ne tourne même pas la tête en lui adressant la parole.

  • Et bien, chère amie, vous avez raison d’être de retour si tôt. Le spectacle est digne d’intérêt et le final est un véritable bouquet d’artifices !

Seule une respiration sifflante lui répond. Intrigué, il se retourne enfin. Sous le choc, ses yeux s’agrandissent démesurément alors qu’il se dresse d’un bond, si violemment que sa hanche heurte le trépied du camescope. Livide, il bafouille :

  • Vous… Vous ! Mais qu’est-ce qui vous… prend de…

La peur lui coupe la voix. La femme qui vient de surgir soudainement est bien campée sur ses longues jambes, les deux bras tendus en avant, tenant avec fermeté dans son poing un revolver. Derrière le trou béant du canon, le visage se tord d’un sourire cruel.

  • Vous devriez être content de me voir. Depuis le temps que vous me cherchez !

Jean Vernier réussit à croasser d’une voix à peine audible :

  • Ainsi, c’était donc vous ?

  • La femme au tatouage de fleurs, oui. Mais je suis surtout celle qui a aimé votre femme bien au-delà de toute raison, bien plus que vous, et c’est votre cruauté et votre intolérance qui l’ont poussée au suicide. Pour cela, vous allez payer !

Un rictus nerveux lui fait trembler la lèvre supérieure. Son doigts se crispe sur la détente. Jean Vernier recule, tendant les bras en avant dans un ultime geste désespéré.

  • Attendez, on peut s’expliquer et…

Le coup de feu éclate bruyamment, interrompant ses paroles dans un gargouillis atroce alors que la balle, après avoir traversé sa main gauche, lui explose la cage thoracique. La violence de l’impact le propulse en arrière, l’écrasant comme un pantin désarticulé contre le miroir sans tain qui se fissure sur toute sa longueur. Il retombe lourdement sur le sol, emportant dans une dernière vision le choc de deux longues jambes gainées de bas résilles. Des jambes magnifiques…

SUITE  DANS  QUELQUES  MOIS :

Du rififi chez les lesbiennes.

Danger, passion, intrigues et rivalités dans un complexe hôtelier de luxe situé en plein Océan Pacifique.

La mystérieuse meurtriére rôde et brouille les pistes, rivalisant de cruauté et de perversité pour échapper à la justice.

Quand le paradis devient un enfer…

Un an aprés le meurtre de Jean Vernier, le procureur Alice Bustini voit ses vacances en famille annulées pour reprendre l’affaire depuis le début. Jusqu'ici, l'enquéte n'a jamais abouti.  Ses investigations la mènent vers un groupe de femmes qui, pour des raisons obscures, se trouvaient toutes sur le lieu du crime. Ses soupçons vont se porter d’abord sur Gabrielle qui, ayant un fort penchant pour l’échangisme et les femmes, va tisser autour d’elle un piège pervers, l’amenant sournoisement à se mettre en danger pour les besoins de l’enquête. Lise, malgré les menaces de rupture d’un mari fatigué de ses absences, vise avant tout une prestigieuse promotion, une ambition qui va l’obliger à enfreindre le règlement et à relever des défis qui vont vite la dépasser. Pour l’épauler dans cette délicate mission, elle va demander à sa plus jeune et plus jolie inspectrice, Chista Joubert, de sympathiser avec deux autres femmes, Inès et Maria, et d’infiltrer ainsi la communauté lesbienne. Celles-ci se sont en effet associées dans une entreprise lucrative, un hôtel de luxe et  centre de Spa exclusivement réservé aux femmes, situé sur une île paradisiaque en Polynésie Française. Un havre de paix et de volupté qui va quelque peu ébranler les certitudes hétérosexuelles de la jeune recrue des forces de l’ordre. Sa beauté et son innocence vont faire des ravages, attisant les passions et les jalousies. Elle va nouer des liens de plus en plus étroits avec la ravissante Claire alors que celle-ci tente toujours de sauver les apparences, cherchant à préserver son mariage tout en entretenant une liaison secrète avec Patricia.

En dépit des dangers et des tentations qu’elle encourt, Christa va s’investir bien plus que de raison, et ce malgré les mises en garde de son fiancé qui, également policier, est chargé de sa protection. Mais peut-il protéger la jeune femme contre ses propres démons ?

 

Nicky Gloria et Nico Garner.

31 mars, 2008

Inès, à fleur de femmes 5.

Enregistré dans : A fleur de femmes 5 — nickygloria @ 22:52

RESUME DES EPISODES PRECEDENTS :

Auteur de roman à l'eau de rose, Inès est en panne d'inspiration, suite à un traumatisme provoqué par une tentative de viol. Depuis, elle s'est isolée dans un chalet de montagne, coupée du monde, indifférente aux injonctions de son banquier et de son éditrice qui s'impatientent. Rêveuse, effacée, elle prend rarement part à l'effervescence de son milieu, se contentant de sa solitude, se déconnectant de la réalité en voulant toujours croire au grand amour et au prince charmant, avec ce même romantisme que les héroïnes de ses romans.

Au cours d'un cocktail littéraire, l'occasion s'offre à Inès de pouvoir renouer avec le succès. On lui propose en effet de rédiger la biographie du richissime et mystérieux producteur Jean Vernier. Pour Inès, c'est une opportunité sans précédent. Elle accepte l'invitation de Jean Vernier, séducteur cynique et égocentrique qui, pour l'occasion, lui ouvre les portes de son château cathare, dans les Pyrénées Orientales. A la grande surprise d'Inès, d'autres invitées s'y trouvent déjà. Elle est la sixième personne d'un groupe pittoresque et inquiétant, exclusivement féminin, toutes de milieux différents, qui ne se connaissent pas mais qui ont un même et seul objectif : obtenir gloire et fortune grâce à l'influence de leur hôte, et prêtes à tout pour y parvenir. Elle devra côtoyer des personnages aussi torturés que pervers, aux sombres desseins, et sa troublante beauté fera des ravages, déchaînant les pulsions les plus inavouables. Huit clos sensuel et oppressant qui durera une longue semaine, loin de toute civilisation, dans un château perdu au milieu des vignes. Inès devra partager leurs rancœurs et leurs intrigues, leurs vices et leurs turpitudes, lancée malgré elle dans un tourbillon de passions obscures et exacerbées, et sans possibilité d'y échapper. Elle sympathisera avec Claire, hétéro comme elle, jeune actrice trop vite en haut de l'affiche et aussi vite en perte de vitesse, qui a répondu à l'invitation un peu contrainte et forcée, abandonnant temporairement mari et enfant. Inès trouvera également en Maria une alliée précieuse. Chanteuse espagnole à la réputation sulfureuse, c'est une séductrice redoutable qui prend tout aux femmes sans jamais rien leur donner, à partir de l'instant où elles peuvent lui permettre d'atteindre ses objectifs. Son attirance sincère pour Inès l’obligera à réviser ses principes, et pour la première fois de sa vie elle connaîtra les affres de la jalousie puisque la concurrence se montrera rude. En effet, sur la liste d’attente se positionnera la célèbre journaliste Gabrielle, figure emblématique et médiatique de la Jet Set, femme aigrie et calculatrice, aux ambitions aussi démesurées que ses appétits sexuels. D’autres femmes se révéleront tout aussi dangereuses : Corinne, lolita impulsive et star déjantée qui joue de son image rebelle jusqu'à outrance; Et enfin Patricia, sa petite amie dévouée et soumise, dont la timidité maladive dissimule un esprit sournois et tourmenté .

Très vite, Inès est au centre des manigances et des rivalités amoureuses. Mais ce qu'elle ignore, et les autres aussi, est qu'elles sont toutes les jouets innocents d'un jeu pervers orchestré par Jean Vernier et une milliardaire décadente. Joueurs et parieurs invétérés, ces derniers ourdissent des complots, misant gros sur l'attirance et la création des couples lesbiens. Seules deux femmes, au début, ne cédent pas à cette volupté étouffante : Claire et Inès. Cette dernière, émouvante en femme pure et fragile, est le pion favori de son hôte. Il rivalise d'ingéniosité pour la déstabiliser, cherchant surtout à la jeter dans les bras de la volcanique Gabrielle. Pour parvenir à ses fins, il demande à Inès – en échange d’un contrat juteux - de rechercher l’identité de l’ancienne amante de sa femme décédée, certainement l’une des invitées. Seul signe reconnaissable : un tatouage de fleur à proximité du pubis. Une enquête qui pousse donc Inès à jouer avec le feu, l’obligeant à ébaucher un flirt poussé avec Gabrielle et son amante du moment, la troublante et perverse Florence. Celles-ci mettent les bouchées doubles pour contraindre l’innocente romancière à se livrer aux plaisirs saphiques les plus extrêmes.

Dans un piège aussi tortueux, c’est au tour de Claire d’être livrée en pâture aux appétits insatiables de Patricia. Malgré sa volonté de ne pas succomber, Claire va progressivement se retrouver acculée à des ébats si lascifs qu'elle ne pourra plus rien maîtriser.   

Inès, à fleur de femmes 5 :

Fanny arpente vivement le long couloir, se dirigeant sans hésitation vers une chambre qu’elle ouvre sans préambule. Surprise, Patricia se retourne, lui jetant un regard mauvais en la reconnaissant.

  • Hé ! Faut pas vous gêner ! On ne vous a jamais appris à frapper ?

Le visage de Fanny reste imperturbable. Elle ne prend même pas la peine de répondre. Patricia pose son livre sur la table de chevet et sort du lit. Apparemment, elle était trop anxieuse pour pouvoir s’endormir alors que la nuit est déjà bien entamée. Ce qui n’est pas le cas de Corinne qui, profondément endormie, ne bouge toujours pas sous les draps. Ces derniers temps, elle avait de plus en plus de mal à se remettre de ses ébats torrides avec sa jeune maîtresse, déposant vite les armes et criant grâce avant que Patricia ne soit totalement satisfaite. Alors que Corinne s’endormait vite après l’amour, totalement vidée et épuisée, Patricia restait sur sa faim, frustrée et énervée de ne pouvoir assouvir ses appétits démesurés à sa guise. Cette fringale sexuelle, loin de l’effrayer, était devenue un besoin naturel qu’il lui était nécessaire de combler dans ses excès et sa fureur. Aucun tabou, aucune limite, elle s’adonnait à ses pulsions avec la même innocence et insouciance qu’une enfant qui obéit avec égoïsme aux caprices de sa nature. Avec le désir profond de rencontrer un jour l’âme sœur, une femme qui serait capable de lui tenir tête, dépassant ses espérances dans une quête toujours plus effrénée du plaisir absolu. Des espoirs que Corinne avait brisés assez vite, et la déception allait de pair avec des sentiments qui s’effilochaient de façon insidieuse. Corinne, ne répondant plus à ses attentes, n’était plus la femme idéale et serait vite remplacée à la première occasion. Patricia ne lui jette même pas un regard alors qu’elle se redresse. Inutile de la réveiller et, de toute façon, elle était au courant du plan qui se tramait. Corinne n’y avait opposé aucune objection, trop heureuse de l’opportunité qui s’offrait à son amante et avec l’assurance d’en profiter par la suite lorsque la fortune viendrait. Une sérénité que Patricia ne partageait pas. Jusqu’ici, rien ne se passait comme prévu et elle détestait ne pas maîtriser les événements… Et cette visite tardive sent mauvais. Elle redoute de comprendre et c’est avec appréhension qu’elle s’enquiert d’une voix blanche :

- C'est donc fait ?

Les yeux de Fanny s’éclairent d’une joie mauvais en annonçant :

- Tout à fait. Et tout s'est déroulé de façon surprenante, beaucoup plus vite que ne le pensait Monsieur Vernier. A l’heure où je vous parle, la romancière est lancée à corps perdu dans des étreintes lesbiennes très tortueuses, elles font ça à trois et ne semblent pas s’en lasser… Monsieur Vernier sollicite maintenant votre présence.

Le visage de Patricia, au lieu de s’éclairer, prend une expression sordide. Pour dissimuler sa déception, elle pousse un soupir exaspéré en enfilant à la hâte une robe de chambre. Ses doigts tremblent alors qu’elle noue la ceinture autour de sa taille. Puis, à contre-cœur, elle suit Fanny. Toutes les deux semblent se perdre dans un dédale de longs couloirs avant d’atteindre une pièce étroite, plongée dans l’obscurité. Jean Vernier s’y trouve, un sourire satisfait sur le visage. Il trépigne d’excitation, prenant un air théâtral en effectuant de grands gestes pour écarter des rideaux de velours rouge qui dissimulent un miroir sans tain.

- Surprise ! annonce t- il d’une voix rauque.

Patricia pousse une exclamation abasourdie. Elle a l’impression qu’une main de fer enserre son cœur alors que son visage reflète la plus grande stupéfaction. Jean tourne la tête et regarde à son tour, constatant que les choses ont pas mal évoluées en si peu de temps. La scène se passe toujours sur le sol, au pied du lit. Inès, étendue en croix, offerte dans une exhibition choquante, subit avec un plaisir évident l'assaut volcanique des deux femmes qui l’assaillent impitoyablement de toutes parts. Sans répit, elle gémit à en rendre l'âme. La sueur mouille son front et inonde son visage, un visage si creusé qu'il en paraît désagrégé, figé dans un masque de volupté excessif. Elle échange avec Gabrielle un baiser féroce, affamé. Cette dernière y met toute sa fougue, sans lui laisser le temps de reprendre son souffle ou ses esprits, l'affolant d'une langue vorace, comme pour lui faire oublier la présence d’une Florence survoltée qui la dévore de partout, tantôt le visage enfoui à l'intérieur des cuisses, tantôt agaçant les seins en vrillant les pointes érigées d'un bout de langue expert. Inès fond littéralement, elle râle, soupire, se tord, fouillée et explorée sans qu'aucune partie intime ne soit épargnée. Sa peau dorée et mate contraste magnifiquement avec les corps nacrés comme de la porcelaine des deux femmes qui se contorsionnent sur elle avec furie, et elle répond aux ardeurs avec un zèle qui mérite toute admiration. Elle se soulève un instant avec une telle violence que ses partenaires risquent d'en prendre un mauvais coup. Elle a de brusques tressaillements, les yeux écarquillés, la bouche ouverte sur une plainte étranglée. Patricia, fascinée, en comprend la raison, car Florence écarte un instant son visage d'entre les cuisses, laissant entrevoir une vulve mouillée sur toute sa longueur, et elle y fait pénétrer plusieurs doigts, enfonçant sa main dans une profondeur humide et brûlante. Inès accueille la pénétration avec gourmandise, ouvrant et écartant davantage les jambes. Florence prend cela pour une invitation, et replonge à l'intérieur tête la première. Inès a un orgasme d'une puissance inouïe qui la fait crier sans discontinuer. Florence interrompt sa double caresse et remonte le long de son corps. Elle fait vraiment l'amour comme une tigresse déchaînée, griffant, mordant, feulant, avec une sensualité sauvage et dominatrice. Elle vire carrément Gabrielle, prenant activement possession des lèvres de la romancière. Tout en l'embrassant, ses mains partent en découvertes fébriles, glissant, rampant, allant de corps en corps, provoquant partout où elles passent des soupirs ravis. De temps à autre, elle affronte Gabrielle qui semble ne pas vouloir lâcher prise. Toutes deux ressemblent à deux rivales qui se disputent les faveurs de la belle. Inès est la première ravie, continuant de se laisser faire. Un instant, elle se voit prise à parti lorsqu'une main autoritaire prend la sienne pour la guider vers un sexe déjà ouvert et trempé. Elle sursaute, plonge vivement sa main, détournant en même temps le visage pour se refuser au baiser électrisant de Florence et préférer celui de Gabrielle. Ce petit duel sensuel ravive les désirs des deux intriguantes qui, encore plus excitées, redoublent d'efforts avec frénésie. Elles se montrent si habiles et opiniâtres que Inès se retrouve vite dans un état de surexcitation incontrôlé, comme possédée, et porte d'elle-même la main entre les premières cuisses qui s'offrent à ses avances. Cette découverte lui monte à la tête, et elle s'enfonce davantage dans un tourbillon de stupre et de luxure qui laisse Patricia estomaquée. Cela lui laisse un goût amer dans la bouche, car elle aurait tant aimé partager ces moments magiques avec la délicieuse Inès. Elle commençait à ressentir des sentiments sincères pour la romancière fleur bleue, et ses espoirs de la conquérir venaient de voler en mille morceaux. Le cœur lourd, elle détourne la tête. Jean est conscient de son humeur maussade et se délecte de remuer le couteau dans la plaie.

  • Vous avez l’air attristée, ma chère enfant ?
  • Non, non, pas du tout…
  • Gabrielle a été plus rapide que vous. Elle a rempli son contrat et je respecterai donc le mien. Il ne tient qu’à vous de vous montrer aussi maligne pour gagner les faveurs de Claire. Et, comme promis, vous verrez alors votre nom en tête d’affiche dans ma prochaine production Alors faites preuve d’un peu d’imagination.
  • Excusez-moi, Monsieur Vernier, mais cela me sera plus difficile de séduire Claire. Au cas où vous l’auriez oublié, elle est mariée – contrairement à Inès - et semble très attachée à son mari. Et elle a une fille aussi, pour qui elle voue comme toute mère pour son enfant un amour aveugle. Un lien très fort les lie à sa famille que personne ne pourra détruire. Toutes les heures, elle est pendue à son portable pour prendre de leurs nouvelles, et chaque appel la met en larmes. C’est une hétéro heureuse et épanouie qui n’a pas sa place dans notre monde, et je ne vois pas comment j’arriverai à la faire basculer de l’autre côté.

Jean secoue la tête d’un air exaspéré. Il fixe sur elle un regard qui n’a rien d’humain, si froid qu’elle sent la peur la submerger. Un instant, elle avait oublié qu’elle avait en face un homme redoutable qui avait cette aptitude de cacher ses émotions sous un masque glacial, n’élevant jamais la voix, tenant toujours des propos mesurés et n’ayant aucun scrupule à punir ceux qui avaient le malheur de le décevoir. Il n’accepte jamais la défaite et ses paroles le confirment aussitôt.

  • Ne commencez pas à justifier votre échec… Je n’ai jamais dit que ce serait une mince affaire. Mais justement, il faut saisir la faille et mettre à profit la moindre faiblesse. Or Claire est totalement déstabilisée ici, et c’est un avantage pour vous. Déjà, n’oubliez pas que c’est une femme comme tout le monde, avec des désirs, des envies, et qu’elle a l’habitude de les satisfaire avec un mari qui est justement absent. L’éloignement et l’abstinence sont des armes dont vous devez tirer profit. Chez elle, elle vit dans un cocon plein d’amour et de chaleur, un univers sécurisant où elle a ses marques et ses repères. Plus ici, où elle ressemble à une petite fille perdue et exilée au pays des fantasmes et des tentations, et c’est à vous de combler ce gouffre, de lui offrir tout ce qui lui manque, de l’influencer pour qu’elle cherche ses émotions ailleurs.
  • Et comment je vais m’y prendre ?
  • Faites-vous en une amie, gagnez sa confiance…
  • C’est déjà fait.
  • Bien. Usez et abusez de votre air angélique. Claire est fragilisée loin des siens et elle n’aura aucune peine à reporter son manque affectif sur la personne la plus jeune et la plus vulnérable de toutes, alors donnez-lui l’envie de vous protéger. Jouer avec ses sentiments maternels pour vous l’attacher sans réserve, cela vous laisse ensuite une jolie marge de manœuvre pour passer à l’étape supérieure.

- Pas de problème, je suis là en terrain connu. J’ai l’art et la manière de jouer la petite fille ingénue et paumée… Mais de là à ce que ses câlins deviennent plus intimes, il y’ a un sacré fossé à franchir !

  • Sauf si vous l’attirez dans un piège si habilement ficelé qu’elle n’y verra que du feu. Et quand elle s’en rendra compte, c’est elle qui aura le feu au corps. Il suffit juste d’attiser le brasier.

Elle lève vers lui un regard qui mêle scepticisme et intérêt.

  • Et je vais l’allumer avec quoi le brasier ? Par la seule volonté du Saint esprit ?

Un sourire démoniaque étire les lèvres de Jean Vernier. Il en jubile par avance.

  • Déjà, son envie de jouer dans mon prochain film avec vous est l’atout majeur de notre réussite. Laissez-moi vous suggérer la suite et nous aviserons des détails ensuite.

Il lui dévoile son plan et Patricia, au fur et à mesure de sa stratégie, se dit que Jean Vernier est décidément l'homme le plus retors et pervers qu'elle connaisse. Il n’est pas étonnant qu’il a réussi à se bâtir un véritable empire, jouant d’intelligence, de sang froid et d’habiles manœuvres pour accéder au pouvoir. C’est un homme qui pouvait devenir le plus précieux des alliés ou le plus dangereux des ennemis et Patricia, si elle réussissait, préférait de loin se trouver dans la première catégorie. Elle avait signé un pacte avec le diable et avait tout intérêt à le satisfaire. Son avenir en dépendait. C’est inquiète et soucieuse qu’elle quitte la pièce. A peine est-elle partie qu’une cloison coulisse et qu’une autre femme apparaît comme par magie. Jean est conscient de sa présence mais ne se retourne pas, occupé à installer un camescope sur trépied.

  • Vous filmez encore ?
  • Je ne veux rien louper du spectacle. Et Patricia n’avait pas besoin de voir le matériel, comme il est inutile qu'elle apprenne que tout ce qui se passe ici est filmé dans la mesure du possible.

La femme est vite fascinée par les ébats qui se déroulent de l’autre côté du miroir. C’est d’une voix rauque qu’elle avoue :

  • Je suis surprise qu’elle se soit laissée piéger aussi facilement… Et qu’elle ait craqué aussi vite.
  • Réjouissez-vous. Il vous sera plus facile de la conquérir maintenant. Depuis le temps que vous fantasmez sur elle.

Julie lui adresse un regard vitreux. Bon sang, elle n’en revenait toujours pas que la douce et romantique Inès se découvre aussi impudique et déchaînée dans les amours saphiques, comme si toutes les digues de sa vraie nature se rompaient brutalement et laissaient déverser des flots de luxure. Elle en avait rêvé jour et nuit, assouvissant ses fantasmes dans des caresses solitaires, s’enfonçant dans des délires obsessionnels à l’en rendre folle, et voilà que la défaite d’Inès lui permettait maintenant d’avoir une chance de la posséder à son tour. Son statut de directrice de maison d’édition la mettait souvent en relation avec Inès, la romancière qui lui apportait le plus d’argent, et l’avenir lui permettrait peut-être de gagner d’autres faveurs bien plus intimes… Décidément, elle ne regrettait pas de l’avoir poussée à se rendre dans ce château cathare, flattant son esprit créatif pour lui tendre ce piège tortueux qui avait réussi au-delà de tout espoir… La toile avait été si tissée si habilement que la romancière s’était laissée engluer de façon irrémédiable, se perdant dans les affres du lesbianisme pour ne plus jamais s’en remettre… Julie essaie de calmer son esprit enfiévré, se concentrant sur la conversation à suivre.

  • Et votre mystérieuse femme au tatouage de fleurs ? Toujours aucune trace d’elle ?
  • Non, aucune. On peut rayer de la liste la plupart des invitées… Mais je ne désespère pas, je finirai par la retrouver.
  • Et prévoir une autre semaine avec d’autres personnes qui ont connues également votre défunte femme ?
  • Exactement. Je n’aurai de repos que le jour où je démasquerai la traînée qui est responsable de sa mort.
  • Je ne vois aucun inconvénient à ce que cela s’éternise. Organiser ce genre de semaine entre filles réserve bien des surprises. Ou comment joindre l’utile à l’agréable…

Le visage de Jean se durcit alors que ses yeux s’illuminent d’une lueur féroce.

  • Il n’y aura rien d’agréable pour celle qui l’a poussée au suicide. Je lui réserve un tel sort que sa seule issue sera aussi de mettre fin à ses jours.

La menace est déclarée si froidement que Julie en frémit d’horreur, oubliant un instant la scène torride qui se déroule dans la pièce voisine.

Ses chaussures claquent sur le marbre, et c’est d’un pas mal assuré que Claire traverse l’immense hall de l’aile ouest du château. Elle se sent plus nerveuse qu’elle n’est disposée à l’admettre, et la panique ne cesse de s’accroître alors qu’elle approche de son rendez-vous. Elle compte les portes qu’elle dépasse, redoutant le moment où elle atteindra celle qu’il lui faudra ouvrir. Deux jours plus tôt, lorsque Jean Vernier lui avait parlé de cette séance photo, cette contrainte lui paraissait facile à subir, mais ce matin toute son assurance vole en fumée. Maintenant qu’elle est au pied du mur, elle aurait voulu se trouver à des milliers de kilomètres de ce maudit château perdu dans l’arrière pays catalan, avec son hôte cynique et manipulateur qui tirait les ficelles comme maître et seigneur, avec ses invitées hypocrites et vénales qui, entre intrigues et manigances, passaient leur temps à coucher les unes avec les autres. Jamais Claire ne s’était retrouvée dans un tel climat de licence et de corruption, une ambiance sensuelle et électrique qui finissait par jouer sur ses nerfs. Tout cela au nom de la réussite et de l’ambition, toutes étant ici pour assouvir leur envie de gloire et de fortune, rêve inaccessible que leur hôte pouvait justement leur apporter sur un plateau d’argent. Et Claire, comme les autres, avait cédé à la facilité, dans l’incapacité de refuser l’opportunité incroyable qu’il lui offrait. Elle avait la chance incroyable d’obtenir le premier rôle dans la future grosse production de Jean Vernier, un film à gros budget où semblait souffler une magie lyrique et flamboyante, entre histoire épique et drame passionnel, entre aventure et érotisme. Claire aimait prendre des risques, mais jusqu’ici avait fait de mauvais choix en se lançant dans des films d’auteur qui, excepté le premier qui avait connu un gros succès, avait essuyé surtout de cuisants échecs. Le public ne suivait plus son parcours atypique et finissait même par l’oublier. Certes, elle avouait elle-même qu’elle ne courait pas après la gloire et la fortune, tournant le dos aux grosses productions, aux grosses machines commerciales qui broyaient les acteurs dans un système impitoyable, mais elle attendait tout de même un minimum de reconnaissance et d’estime. Or, maintenant, à s’obstiner à sortir des sentiers battus dans des films indépendants, elle ne valait plus rien sur le marché. Il était donc temps pour elle de reconnaître ses erreurs et de changer son fusil d’épaule, d’où ce défi à relever dans un film qui sentait déjà le souffre et le scandale avant qu’il ne soit tourné. L’histoire se passe pendant l’occupation nazie à Paris, où une jeune et jolie juive va infiltrer par vengeance, suite à la déportation de toute sa famille, le service de renseignements allemands. Elle va se faire engager comme bonne à tout faire chez un officier de la gestapo, et nouer avec la femme de celui-ci une tendre relation. Tiraillée entre ses sentiments qu’elle refuse et son désir de faire mal, elle va contraindre l’allemande à ouvrir les yeux sur les horreurs de la guerre, à lui dévoiler la vraie nature de son mari au service d’une armée totalitaire et sadique, à renier son identité et ses origines, jusqu’à l’utiliser et l’obliger à trahir son propre mari. Ambiguïté de la frontière entre le bien et le mal, trahison et cruauté des deux côtés de la barrière où chacun se bat pour ses convictions, passion exacerbée et sulfureuse entre deux femmes que tout sépare, le film semblait combiner violence et poésie, sauvagerie et érotisme, entre faits historiques et histoire d’amour interdite. Le sujet était fort et intense, avec un morceau d’anthologie : une scène d’amour torride entre les deux femmes sans plan de coupe, alors que la gestapo effectue une rafle dans la planque des résistants. Patricia devait jouer le rôle de la femme allemande, naïve et soumise, refusant d’admettre la réalité du shoa. Et Claire serait la juive en proie à sa haine et ses doutes, refusant ses attirances et s’enfonçant dans une lente et insidieuse destruction morale. Mais avant de se lancer dans ce projet ambitieux, Claire devait se plier à la promotion du film, et le sujet scabreux l’obligeait maintenant à se rendre à cette séance photo très particulière, où apparemment elle avait à se déshabiller dans quelques postures lascives. C’est bien cela qui lui provoque une boule au creux de l’estomac. Bon sang ! Elle devait être folle, complètement folle, pour se croire capable de réussir une telle entreprise ! Les risques ne lui faisaient pas peur, sauf lorsqu’il s’agissait de décence et de mœurs… Là, elle devrait se faire violence pour briser des règles de bienséance et de réserve qui avaient jusqu’ici régis toute sa vie. Elevée de manière stricte par une mère puritaine qui avait vécu son veuvage toute sa vie dans la dignité et le respect d’une religion catholique qui frôlait le fanatisme, on lui avait enseigné à avoir honte de son corps nu. Heureusement, cette honte s’était en grande partie atténuée, d’abord dans les vestiaires qu’elle avait partagés avec ses copines en pratiquant le hand-ball durant de nombreuses années, puis ensuite au contact de son mari – le seul et unique amour de sa vie – qui lui avait appris, à force de patience, à briser un peu ses inhibitions. L’épreuve qui l’attendait serait donc encore éprouvante. Son cœur est prêt à exploser lorsqu’elle frappe à la porte.

  • Entrez.

Elle s’exécute. Le majestueux salon en acajou est imposant mais, d’emblée, elle est impressionnée par les moyens mis en œuvre dans l’installation d’un studio intégré pour la photographie professionnelle : diffuseurs et réflecteurs de lumière, lampes et flashes sur pieds, parapluies translucides et argent, reflex numérique sur trépied, télécommandes et divers accessoires dont l’usage lui échappe… Le souffle coupé, elle en oublie son appréhension lorsqu’une femme surgit brusquement derrière d’un paravent et s’exclame sèchement :

  • Enfin, vous voilà ! J’ai failli attendre… Dépêchons-nous !
  • Désolée mais je ne pense pas être en retard.
  • Peu importe car le temps nous est compté ! En deux heures je ne peux pas faire des miracles ! Allez, déshabillez-vous ! Vite !

Son ton autoritaire fige Claire sur place. La femme qui aboie ses ordres est âgée d’une soixantaine d’années, vive et masculine, exubérante et hargneuse, au regard agressif derrière d’épaisses lunettes rouges. Son costume alpaga est coupé de façon exquise, avec un foulard violet qui parvient à peine à dissimuler les rides de son cou flasque. Son expression devient plus mauvaise lorsqu’elle constate que Claire n’a toujours pas bougé.

  • Ma petite, c’est pas en prenant racines sur place que le travail va avancer ! Allez, on se bouge !

Claire hésite. Elle est sur le point de s’enfuir comme une voleuse lorsque Patricia apparaît comme par magie.

  • Laissez, Françoise… Je m’en occupe.

Vêtue d’un short ultra court de couleur bleu et d’un débardeur assorti, elle est précédée par une agréable bouffée de parfum exotique, frais et grisant comme son allure enjouée et pétillante.

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D’un air protecteur, elle prend Claire par les épaules et la guide au fond de la pièce.

  • Qu’elle crève cette vieille peau ! lui murmure Patricia en serrant les dents d’un air méchant.

Elle sourit d’un air complice, repousse ses longs cheveux blonds en arrière et se penche vers elle pour lui déposer un baiser sur la joue.

  • Claire, je suis si heureuse de travailler avec toi. Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai crû m’évanouir de joie ! C’est merveilleux ce qui nous arrive ! Je n’y crois toujours pas !
  • J’ai du mal aussi à réaliser. Mais on est vraiment obligées d’en passer par là.
  • Passer par quoi ?
  • Cette séance photo. C’est pas trop mon truc de m’exposer comme ça, et encore moins s’il faut le faire dans des tenues légères. Tu sais, je suis plutôt pudique…
  • Ne t’inquiète pas, tout va bien se passer… Et ne t’effraie pas trop vite… Françoise a des manières brutales, mais c’est une vraie pro, la meilleure…

Sans être vraiment convaincue, Claire hoche la tête en pénétrant dans une vaste chambre aux murs lambrissés de chêne. Elle y jette un bref regard circulaire avant que son attention ne se porte sur la tenue qui est délicatement posée sur le lit, apparemment posée sciemment à son attention. Elle en reste paralysée d’effroi. Un simple top en soie noire, porte-jarretelles et bas résille, avec un string assorti. Son sang se retire de son visage lorsqu’elle se tourne vers Patricia d’un air affolé.

  • Jamais je ne pourrai mettre ça ! C’est obscène ! J’aurai l’air d’une pute là-dedans !
  • Désolée, je n’y suis pour rien. Allez, c’est pas la mort après tout… Tu veux que je reste pour t’aider ?
  • Non, ça ira…

Elle prend une profonde inspiration comme pour s’armer de courage. Elle attend que Patricia soit sortie pour se déshabiller.

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La colère la transforme en bloc de glace. Après tout, l’humiliation sera de courte durée, un moment difficile à passer pour accéder ensuite à la réussite professionnelle. La vie n’est-elle pas faite d’épreuves à surmonter ? Malgré ses bonnes résolutions, ses mains tremblent alors qu’elle fait glisser sa jupe à ses pieds,

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et tremblent davantage lorsqu’elle se rhabille ensuite avec cette tenue déshabillée. Il lui faut un certain moment pour oser affronter son reflet dans la glace, prise de frissons incontrôlables en contemplant une femme qui ne lui ressemble plus du tout. Malgré elle, au lieu de se trouver ridicule, la ligne sexy du top en soie fait ressortir sa poitrine à son avantage, exhibant ses seins dans toute leur splendeur et leur agressivité, soulignant la finesse de sa taille.

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Les bas et porte-jarretelles accentuent la longueur de ses jambes et mettent en valeur la douceur satinée de sa peau. Jamais elle ne s’est sentie si femme, si audacieuse et espiègle, une sensation nouvelle qui la laisse un instant rêveuse. Devant la glace, elle tente d’amoindrir la gravité de la situation en faisant la grimace, se tirant la langue, roulant de gros yeux, puis mimant la femme fatale en affichant une moue à la fois sensuelle et boudeuse.

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Une légèreté qui ne dure pas longtemps alors que l’inquiétude revient au galop. Son esprit fonctionne à plein régime mais elle ne trouve aucune réponse à ses questions. Jusqu’où était-elle prête à aller pour décrocher le rôle de sa vie ? Pouvait-elle tourner le dos à tous ses principes et abandonner toute dignité pour se prêter à cette mascarade de photos osées ? Son esprit n’est que confusion alors qu’elle se décide à regagner le salon. C’est dans un état second qu’elle obéit à Françoise, prenant poses lascives et airs langoureux alors que celle-ci la mitraille de photos de façon ininterrompue. D’abord, Claire se montre gauche et figée, ne sachant pas trop quelle attitude adopter alors que tout cela va à l’encontre de sa vraie nature. Puis, peu à peu, elle se détend, prenant confiance en son pouvoir de séduction. Françoise, pour l’aider, lui donne même un pistolet en plastique, la dirigeant vers un terrain connu qu’elle maîtrise mieux : le métier d’actrice. Claire se met alors dans la peau de son personnage, une juive blessée et humiliée par les horreurs de la guerre, pleine de haine et de rancœur, criant justice alors qu’une arme en sa possession peut l’aider à assouvir sa vengeance.

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 Elle se tient immobile, les bras tendus, les deux mains serrées sur la crosse de l’arme factice, l’air farouche et déterminé. Puis adopte d’autres positions où toute la tension dramatique se ressent dans chacun de ses gestes. Transportée par son rôle, elle s’affranchit de toutes barrières en osant s’afficher ensuite, sur les ordres de Françoise, dans un rôle plus sensuel et narcissique, jouant de sa beauté à la fois pure et lumineuse, cassant son image de femme trop sage et pudibonde.

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Elle s’enflamme dans des poses mutines et espiègles de femme-fatale. En cet instant, le plaisir et l’admiration que son corps lui procure la rend vivante et vibrante d’une énergie nouvelle. Un frisson voluptueux lui donne la chair de poule, faisant pointer ses seins transparents sous la soie du top. Un souffle de liberté qui l’enflamme. Elle en oublie la présence de Patricia qui, silencieuse et discrète derrière une panoplie de réflecteurs, l’observe avidement comme une proie à dévorer. Son visage est figé dans un masque presque bestial, une faim incoercible qui la fait ressembler à un fauve tourmenté par ses instincts primaires. Le désir qui la consume est intense et insupportable. Ses yeux fixes sont comme hypnotisés par ceci : un longs corps brun et doré, déhanché et élancé, aux fesses rondes et cambrées au-dessus d’interminable jambes de statue grecque. Le ventre lisse est légèrement bombé, la taille souple et fine s’évase sur des hanches rondes et fermes, avec ce délicieux triangle sombre qu’elle devine sous le string, enflé et impertinent d’une volupté contenue. Elle est beauté et désir. Patricia en est si excitée que son souffle s’accélère. A cet instant, Claire se tourne vers elle et leurs regards se croisent. Patricia ne se dérobe pas, la regardant droit dans les yeux, comme pour lui communiquer ce feu intense qui la dévore de l’intérieur. Claire, confuse, les joues en feu, détourne aussitôt son regard. Elle ressent comme une boule de feu dans l’estomac en croyant comprendre l’origine du trouble chez son amie. Dans l’embarras, elle perd son assurance et ébauche quelques mouvements maladroits. Le charme finit d’être définitivement rompu lorsque la voix de Françoise claque comme un coup de fouet.

  • Bon, déshabillez-vous maintenant.

Les mots la frappent au visage comme une bouffée d’air glacé et elle en reste paralysée. La tension qui la possède empêche tout d’abord son cerveau de démêler l’écheveau de cet ordre grotesque. Elle croasse difficilement :

  • Quoi ?
  • Vous avez très bien entendu. Vous devez être totalement nue pour faire quelques séances photos avec Patricia qui, dans le film, devient votre amante je vous le rappelle…
  • Je suis obligée de… de tout retirer ?
  • Oui et c’est sans appel. Vous devez vous habituer à partager une certaine complicité et intimité avec votre partenaire. Avec elle, il y’ aura une longue scène d’amour plutôt torride, alors autant vous y faire maintenant ma petite… Ce que vous faîtes ici sont de doux préliminaires comparé à ce qui vous attend sur le tournage. On a rien sans rien, il faut savoir payer de sa personne pour réussir, ma petite…

Son ton s’est radouci et Claire réalise brusquement que cette femme odieuse n’a malheureusement pas tort. Elle dissimule son inquiétude derrière une moue d’enfant capricieuse, se tournant vers Patricia pour quêter un soutien ou un encouragement. Celle-ci, d’un hochement de tête et un sourire chaleureux, acquiesce en silence. Alors Claire se lance à l’eau. Rejetant ses cheveux en arrière d’un brusque mouvement de tête, elle lève les yeux et toise Françoise avec un mélange de défi et de colère. Pourtant, ses doigts tremblent lorsqu’elle fait glisser la bretelle du top en soie sur ses épaules. Les émotions qui couvent en elle depuis cette séance photo éclatent dans toute sa contradiction , puis se fondent pour former une boule dure au creux de son estomac. Bon sang ! Il était hors de question qu’elle donne à cette vieille harpie le spectacle humiliant de la lâcheté et de la déroute, et c’était à elle de la surprendre. Elle se penche en avant dans une attitude délibérément provocante, creusant les reins et gonflant la poitrine.

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Elle fait lentement glisser le déshabillé par-dessus sa tête, jouant des épaules d’un mouvement gracieux. Ses seins tressautent délicatement lorsqu’ils sont libérés de l’étreinte de la soie. Elle garde les bras en l’air, se passant les mains dans les cheveux d’un air langoureux, faisant ressortir le galbe parfait de ses seins. Les mamelons sont durs et se dressent rapidement au contact de l’air frais. Leurs aréoles brunes, très larges, se dessinent de façon agressive sur la peau tendre et dorée de ses seins. Sans réfléchir, tout en continuant de jouer avec sa longue chevelure brune, elle s’autorise même une moue à la fois boudeuse et aguicheuse, dans un simulacre de mimique sensuelle.

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 Puis elle continue de se déshabiller. Elle ne sait toujours pas si sa tactique est la bonne mais, malgré sa bravade, elle est perdue et désorientée. Quelque part en elle, au fond de ses émotions contradictoires, elle est une petite fille au bord des larmes. Peu importe, elle est allée trop loin pour reculer. Elle sent son pouls battre dans sa gorge comme un oiseau en cage lorsqu’elle fait glisser ses bas en résille le long de ses jambes, puis tire ensuite sur l’élastique de son string, le baissant lentement en corolle jusqu’à ses pieds. Une brise s’insinue entre ses cuisses, faisant frissonner sa fine toison de bouclettes noires sous laquelle se devine l’amorce d’une intimité plus secrète encore. Patricia est subjuguée, le regard perdu dans la tendre féminité, résistant à l’envie de se jeter dessus pour explorer de la langue chaque recoin de son sexe, s’y délectant inlassablement. Pour ne pas succomber à la tentation, elle ferme les yeux et se tord nerveusement les mains. Elle souffre le martyre, la chair à vif, prête à se déchirer la peau. Jamais une femme ne lui a fait autant d’effet.

Elle admire le courage de cette femme qui, armée de sa seule détermination, est allée contre ses principes. Malgré sa pudeur, un feu semble couver dans ce corps splendide comme dans les laves d’un volcan endormi. Son comportement à la fois résolu et fragile n’était pas celui d’une femme lisse et sans charme mais au contraire celui d’une femme fière et rebelle, animée de secrètes passions dont elle ignore encore l’existence.  Patricia se sent provoquée et excitée à l’idée de l’éveiller à des plaisirs interdits, la soumettre à des passions saphiques,

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la posséder et la briser. Elle sent son pouls et sa respiration s’accélérer toujours en l’imaginant frémissante et pâmée dans ses bras,

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perdue dans des voluptés si intenses qu’elle en oublierait son mari et son gosse, cette vie médiocre d’hétérosexuelle cloîtrée dans ses convenances.

C'est avec un terrible effort de volonté qu'elle chasse toutes ses pensées érotiques, s'efforçant de revenir au présent.

Claire, totalement nue, s’immobilise enfin.

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 Elle est troublée de constater l’état dans lequel Patricia se trouve, sa fièvre est si palpable qu’elle en est presque contagieuse. Elle en éprouve une émotion fugace et déconcertante, si nouvelle qu’elle n’en saisit pas la nature et la repousse instantanément. Elle a encore la force de s’adosser contre le mur, repliant la jambe gauche dans un mouvement décontracté. Puis elle attend la suite des événements. Françoise la contemple avec admiration. Elle sourit sans chercher à cacher son étonnement. Puis, avec malice, se tourne vers Patricia.

- Voyons si vous ferez preuve d’un si grand professionnalisme. Allez, ma petite, à poils et que ça saute !

Patricia lui jette un regard à foudroyer toute la Catalogne. Puis elle se concentre lorsqu’elle commence à se défaire doucement de son débardeur. Claire, confuse, sent sa pomme d’Adam monter et descendre dans sa gorge, oppressée par une émotion indéfinissable. Elle en oublie le stress qui lui tordait auparavant le ventre, les yeux fixés sur le soutien-gorge que tendent deux globes de chair laiteux et agressifs. Ses seins lourds et pâles s’arrondissent au-dessus du tissu. Avec une lenteur calculée, Patricia envoie sa main gauche derrière son dos en se cambrant. Les seins libres jaillissent, orgueilleusement splendides et fermes. Elle a un teint de porcelaine, une silhouette admirablement proportionnée, avec cette fragilité délicate qui la rend si attachante. Elle s’attaque ensuite à son short. Genoux joints, elle le fait lentement descendre et Claire se sent déglutir avec mal en l’observant se déshabiller ainsi. Patricia est consciente de son trouble et, pour dissimuler un sourire victorieux qu’elle est incapable de réprimer, baisse la tête, laissant tomber sur son visage sa longue crinière blonde. C’est dans cette posture qu’elle retire une jambe, puis l’autre, avant de se redresser fièrement, rejetant ses cheveux en arrière, toisant Françoise d’un air de défi. Cette dernière, d’instinct, détecte chez cette jeune femme quelque chose de dangereux et de sournois. Son joli minois innocent et ses grands yeux de biche lui donnent le bon Dieu sans confession, mais elle ne s’y trompe pas. Par son mélange de candeur, de charme et de perversité glaçante, cette fille affirme une personnalité ambiguë et dérangeante, loin des sentiers battus. D’une insolente beauté, elle semble maintenant satisfaite de son strip-tease, et attend patiemment sans la moindre gêne, les mains sur les hanches, les épaules rejetées en arrière et les seins en avant. Elle est divinement excitante ainsi, ménageant ses effets, usant et abusant d’un corps qu’elle sait splendide et qui sait rendre fou de désir les hommes comme les femmes.

  • Et le string ? remarque Françoise avec autorité.

Les lèvres de Patricia se retroussent comme pour mordre. Evidemment, elle s’y attendait, mais elle feint l’étonnement pour mieux simuler l’innocente victime. Elle place ses doigts sur ses hanches, saisit l’élastique entre le pouce et l’index et se débarrasse du string en se tortillant lascivement, faisant durer le plaisir avec un naturel désarmant. Malgré elle, Françoise apprécie le caractère trempé de cette petite insolente. Elle n’a pas froid aux yeux et sait relever tous les défis. Elle reprend sa position précédente, sans montrer la moindre pudeur. Puis provoque Françoise du regard, un sourire ironique sur les lèvres. Rien ni personne ne peut la déstabiliser. Elle cherche le regard de Claire qui se détourne. Celle-ci est rouge comme une pivoine. Françoise semble ravie. Le jeu des passions et des émotions entre les deux femmes ne lui a pas échappé. Un duel subtil et sensuel entre deux caractères diamétralement opposés. L’ange contre le démon. Cela s’annonçait passionnant. Elle s’en frotte les mains de satisfaction.

  • Bon, excellent. Maintenant, passons aux choses sérieuses… Vous allez poser ensemble, comme deux femmes follement amoureuses l’une de l’autre. Je veux de la passion, de la sensualité, mais dans l’esthétisme et le suggestif… Pas de vulgarité, rien de sale ou d’aveulissant, juste de l’érotisme à fleur de peau… Vous avez compris ?

Patricia hésite, de peur que Claire ne se braque. Elle la regarde dans les yeux. Elle y lit de l’anxiété, de la tension et aussi une forte détermination. Cela la rassure. Elle répond donc :

  • Aucun souci pour moi.

Claire acquiesce doucement de la tête. Elle laisse Patricia venir à elle. Puis, à quelques centimètres l’une de l’autre, elles prennent des postures lascives et provocantes, se déhanchant et suivant les directives d’une Françoise qui, surexcitée derrière son appareil photo, ne cesse de prendre des clichés comme si son doigt restait collé sur le déclencheur.

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Insidieusement, Patricia se rapproche furtivement, et frôle de son avant-bras les épaules de sa partenaire. Brutalement, elle se sent tressaillir. C’est un contact à peine esquissé mais qui suffit à la bouleverser. Surprise, Patricia perd pied un moment, ne trouvant plus le rythme et l’inspiration, gauche et disgracieuse. Elle pense reprendre le contrôle lorsque, par inadvertance, Claire lui effleure le dos de ses seins, la piquant d’une délicieuse brûlure qui se propage dans tout son corps. Elle en tremble comme une jument prise de fièvre, de nouveau déroutée. Claire, inconsciente de l’incendie qu’elle a allumé chez sa jeune amie, continue de poser autour d’elle. Patricia n’arrive plus à se concentrer. Elle est fascinée, ne pouvant détacher ses yeux du corps splendide qui s’active si prés d’elle. Les seins fermes oscillent au rythme de ses postures provocantes. C’est insupportable. Elle est au supplice. De nouvelles bouffées de chaleur l’envahissent et son visage s’empourpre. Tout son corps est gagné par une onde ardente, un désir indescriptible. C’est la première fois de toute sa vie de débauche qu’elle ressent une pulsion aussi forte et irrépressible. Même l’attirance qu’elle avait ressenti pour Inès est un jeu d’enfant comparé au tourbillon charnel qui la déstabilise en ce moment. Elle ne contrôle plus rien et comprend vite qu’il lui faut changer de tactique. Passer à l’étape supérieure. Les émotions qui la ballottent dans un tumulte désordonné est le moment propice et idéal pour jouer la comédie. Une inexplicable envie de pleurer la saisit et elle ne fait rien pour retenir ses larmes. Bien au contraire… Claire sent le changement et s’immobilise en voyant les larmes perler aux yeux de sa jeune amie. Elle veut la rassurer mais c’est trop tard. Patricia part en courant, fuyant comme une petite fille malheureuse vers la chambre du fond. Claire n’hésite pas une seconde et part à sa suite. Elle la retrouve assise sur lit, le corps secoué de sanglots, se cachant le visage entre ses mains. Elle semble si désemparée, fragile et vulnérable que Claire vient vers elle dans un élan spontané.

  • Viens… lui murmure t- elle en ouvrant ses bras.

Patricia tourne vers elle un pauvre regard pitoyable, gonflé et rougi par les larmes qui ne cessent de se déverser abondamment sur ses joues. Puis, soudain, elle se blottit contre elle comme une enfant perdue. Elle enfouit son visage contre sa poitrine et l’étreint à l’étouffer. Son souffle chaud lui caresse les seins, une haleine parfumée qui remonte jusqu’à ses narines et l’emplit d’une onde de bien-être indéfinissable. Dés le début, Claire avait été touchée par cette jeune femme d’une façon qu’elle a du mal à définir. C’est l’une des raisons pour lesquelles elle la déconcertait tant. Tandis qu’elle lui caresse les cheveux et la berce doucement, elle sent une tendresse s’épanouir dans son cœur, un flot d’amour l’emporter vers un chemin inconnu. C’est la première fois qu’elle tient ainsi une femme complètement nue dans ses bras, et elle ne ressent ni dégoût ni répulsion. Au contraire, c’est un contact agréable, doux et soyeux, avec un parfum très féminin et capiteux qui monte de cette chair frissonnante. C’est si nouveau qu’une bouffée de chaleur l’envahit et elle l’analyse logiquement comme un instinct maternel et protecteur, un besoin naturel de reporter tout son manque affectif sur cette jeune fille vulnérable. Elle n’a plus son mari et son enfant à choyer et dorloter de tout son amour, un vide qui lui enserre la poitrine dans un étau douloureux et la laisse si désemparée. Seule Patricia, par sa jeunesse et son insouciance, semble pouvoir combler ce vide. Elle la laisse remonter le long de son corps, son visage glissant le long de son cou, sa bouche frôlant son menton, ses lèvres déposant des baisers fiévreux sur sa joue gauche. Elle sent sa poitrine s’appuyer contre celle de la jeune femme alors que celle-ci l’enlace plus étroitement. Ses seins semblent plus volumineux alors qu’ils épousent les siens, lourds contre sa peau, d’une douceur incomparable, d’un blanc si délicat, avec des mamelons si roses et si peu développés, que Claire sent sa gorge se nouer tellement cette sensation est étrange. Les lèvres humides et ouvertes ne cessent de picorer sa joue, s’approchant de sa bouche qu’elle détourne au dernier moment, fuyant le baiser. D’instinct, Claire se fige, repoussant Patricia et la regardant dans les yeux d’un air effaré. Mais la jeune femme affiche un air si innocent et vulnérable que Claire ne sait plus quoi penser. Impossible, elle a dû se méprendre sur ses intentions ! Elle se moque intérieurement d’elle-même, repoussant ce soupçon absurde. Elle s’enquiert :

  • Patricia, que t’arrive t- il ?
  • Désolée… Je ne peux pas, je ne peux pas !
  • Tu ne peux pas quoi ?
  • Je ne peux pas, je ne peux pas !

Patricia ne cesse de répéter cette même phrase d’un air borné, comme un mal absolu qu’elle ne voulait pas admettre et cherchait à refouler de toute son âme. Elle transpire et grelotte tout à la fois. Claire ressent de la pitié et la saisit par les épaules, la forçant à la regarder.

  • Patricia, réponds-moi bon sang ! Tu ne peux pas quoi ?

Le regard fiévreux de celle-ci se fixe droit dans ses yeux.

  • Je ne peux pas te faire l’amour.
  • Quoi ?

Claire la lâche, partant en arrière comme si elle avait tenu dans ses bras un serpent à sonnette. Elle est pétrifiée d’horreur et de perplexité.

  • C’est une blague ou quoi ?

Le cœur battant à tout rompre, elle se lève et s’éloigne de Patricia, commençant à se rhabiller à la hâte. Patricia pleure en silence, sent la colère de la femme monter peu à peu, en vagues successives. Le silence devient oppressant. Claire ne comprend pas. Elle n’arrive plus à cerner la personnalité de cette jeune femme. Les pensées se bousculent dans sa tête et la peine qu’elle ressent est sans fond, indicible. Un état presque nauséeux, comme après une trahison. Ainsi, elle ne s’était pas trompée. Patricia avait manifesté des attentions pas si innocentes que ça ! Mais les raisons lui échappent. Et Pourquoi le lui avouer de cette façon tout en se maudissant comme elle le faisait ? La jeune femme continue de pleurer et se lamenter, ne cessant de répéter quelle ne pouvait pas et que cela était au-dessus de ses forces. Intriguée, Claire se fige. Les larmes qui ruissellent sur les joues et glissent jusqu’aux seins ont raison de sa colère. Une compassion qu’elle ne peut refouler étreint son cœur. Sa bonté naturelle reprend le dessus. De nouveau, elle s’assoit à côté de Patricia et lui prend les mains qu’elle serre avec douceur.

  • Patricia, je ne comprends pas… Que veux-tu dire exactement ?
  • Je ne voulais pas, je ne voulais pas…
  • Enfin, parle.

Patricia lève vers elle un regard plein de détresse.

  • C’est Jean Vernier qui voulait que je le fasse. C’est ça ou je n’ai pas le rôle…

Claire accuse le coup. Elle a peur de comprendre.

  • Tu veux dire qu’il te donne le rôle si tu réussis à coucher avec moi ?

Patricia acquiesce d’un air penaud.

  • Oui. Et il n’a pas l’intention aussi de te donner le rôle s’il ne se passe rien entre nous. Tu images le fardeau qui pesait sur mes épaules… C’est trop dur à assumer, au-dessus de mes forces… Je n’en peux plus !

Claire se dresse d’un bond, fait deux pas et se retourne, emportée par une fureur aveugle.

  • Le salop ! Le salop ! Mais c’est dégueulasse ! C’est du chantage pur et simple, c’est odieux !

L’indignation lui coupe la parole. Un trou béant semble s’ouvrir sous elle, l’aspirant dans un gouffre de mensonges et de faux-semblant qui lui apparaissent dans toute son horreur. Tout ceci n’était donc qu’une farce grotesque dont elle était le pantin, une sombre machination ourdie pour le seul plaisir d’un voyeur décadent. Dans cet écheveau pervers, où donc était la part de vérités et de mensonges ? Le monde semble s’écrouler autour d’elle.

  • Il m’a bien eu avec ses promesses et ses belles paroles ! Quel gâchis ! J’ai perdu mon temps dans ce maudit château pour rien, loin des miens, loin de ceux qui comptent le plus pour moi…

Sa voix se brise et elle retient ses larmes. A l’idée de s’être séparée de sa famille pour tomber dans ce piège immonde, elle ressent une main glacée lui comprimer le cœur. Elle n’allait pas pleurer, mais elle chancelle sur place, étourdie par une douleur sans nom. Elle se reprend, laissant remonter sa rage. Elle renverse de colère une chaise qui traînait sur son passage. Patricia est clouée sur place, préférant laisser passer l’orage.

  • Tout ça pour rien ! Pour rien ! crie-t-elle plus fort.

Elle tourne comme une lionne en cage, pestant et fulminant.

  • Je veux avoir sa peau, lui retourner la monnaie de sa pièce… Il ne peut pas s’en tirer comme ça, ce serait trop injuste !

Elle envoie valdinguer la même chaise d’un violent coup de pied. Patricia se lève à cet instant et lui saisit le bras.

  • On pourrait aussi lui tendre un piège, avance t-elle timidement.
  • Si c’était si simple… rétorque Claire avec un regret sincère. Je ne vois pas comment…
  • En lui donnant ce qu’il demande… Ou en faisant semblant du moins.

Claire s’immobilise et la dévisage avec perplexité. Patricia la défie du regard.

  • Oui, et ce serait lui dans toute cette histoire le dindon de la farce. On peut le tromper et le duper en faisant semblant de faire l’amour. Il n’y verra que du feu et sera obligé de tenir ses promesses en nous donnant le rôle… C’est bien plus tard qu’on pourra lui avouer notre comédie et lui balancer notre dédain en pleine figure ! Il n’a jamais accepté la défaite et il ne s’en remettra jamais !

Claire l’observe avec gravité, le visage tendu. L’idée lui paraît séduisante mais comporte trop de risques. Elle finit par désapprouver de la tête.

  • Non, c’est absurde… Et je ne vois pas comment on pourrait s’y prendre…

- Pour prouver le succès de ma mission, je devais tout filmer à ton insu en planquant un camescope quelque part… Il nous suffit de mimer des étreintes, des soupirs, de jouer sur la lumière et les angles morts, et il ne se rendra compte de rien. Berné le vieux cochon ! Echec et mat !

Claire hésite. Patricia regrette qu’elle montre si peu d’enthousiasme alors que son plan se déroule pour l’instant à la perfection.

  • Cela ne marchera pas…
  • Mais si ! On peut réussir ensemble, toutes les deux, parce que nous sommes plus fortes et plus rusées que ce vieux dégueulasse ! insiste encore Patricia pleine d’espoir.

Elle se met soudain à pleurer, presque silencieusement, son corps secoué de sanglots douloureux.

  • Ce film c’est le rôle de ma vie, une opportunité comme jamais je n’en aurai d’autres ! La vie ne m’a jamais fait de cadeaux, et j’ai enfin l’occasion de prendre ma revanche ! Claire, je t’en prie, ne laisse pas ce pourri tout foutre en l’air alors qu’on peut le berner et réaliser notre rêve ! Je t’en prie…

Emue, Claire se laisse encore submerger par la compassion. Elle la saisit par les poignets.

  • Je suis actrice, d’accord, mais les scènes intimistes n’ont jamais été mon fort et je n’ai jamais eu à le faire avec une femme… Je ne sais pas si j’en suis capable…

Patricia étouffe ses pleurs, essuie les larmes d’une main tremblante avant de répondre d’une voix brisée :

  • On n’a pas grand choses à faire… Juste quelques soupirs et de faux baisers… C’est peu pour prendre notre revanche et signer un contrat qui nous rendra riches et célèbres pour le restant de notre vie, non ?

Elle a raison et Claire doit l’admettre a contre-cœur. La concurrence se bouscule au portillon pour accéder au succès et Claire, bien que nageant à contre-courant pour ne pas se fondre dans la masse, avait été témoin de manœuvres et de coups bas à la faire rougir de honte. Mais elle en connaissait quelques unes qui étaient parvenus à se faire une place au soleil et n’avaient aucun problème de conscience. Claire, avec ses principes, restait toujours dans l’ombre. Comme l’avait si bien dit Françoise quelques minutes auparavant, il fallait savoir se battre et se salir pour parvenir à ses fins. Une triste réalité qui remet en cause ses valeurs idéalistes et surannées. Elle inspire à fond en prenant sa décision.

  • Et tu es certaine qu’on peut le faire ? Le tromper si facilement ?

Patricia lève sur elle ses yeux mouillés, dissimulant derrière des battements de cils une lueur de triomphe. Elle esquisse un pâle sourire.

  • Bien évidemment. On pourra même se glisser sous les draps en faisant semblant de se caresser et pousser des cris de plaisirs qui le mettrons dans tous ses états ! Il n’y verra que du feu, ce sera un jeu d’enfant !

Pleine d’espoir, elle bat des mains comme une gamine excitée qui s’apprête à faire une mauvaise blague. Claire sourit de son innocence. Mais son visage s’assombrit à la perspective d’être tétanisée et incapable de simuler quoi que ce soit le moment venu.

  • On va essayer mais je ne sais pas si je pourrai aller jusqu’au bout… Les trucs entre filles, c’est franchement à des années lumière de mes principes, mon cerveau risque de bloquer totalement là-dessus.

Patricia plisse son petit nez mutin avec espièglerie et lui adresse un clin d’œil complice.

  • Pas de problème. Il est certain que tu n’auras pas le temps de te préparer à ton rôle et qu’il faudra complètement improviser. Mais ce n’est pas grave, tu peux te reposer sur moi… Je prends les choses en main. Je dois jouer le rôle de la femme perverse et débauchée, et toi la naïve hétéro qui se laisse tout doucement abandonner aux délices de l’amour lesbien. Tu me laisses donc faire, je m’occupe de tout.

C’est ce qui inquiète justement Claire. Son visage fermé trahit ses pensées. Patricia comprend et elle part d’un rire spontané.

  • Oh ! Tu crains que je ne prenne mon rôle un peu trop au sérieux, c’est ça ? Ne crains rien, j’aime Corinne de tout mon cœur et jamais je ne la tromperai !

Elle renchérit en fronçant les sourcils dans une attitude de dégoût :

  • Et puis tu n’es pas du tout mon genre, excuse-moi…

Rassurée, Claire esquisse un pâle sourire. Elle lui est reconnaissante de dédramatiser une situation qui lui est si pénible. Elle s’efforce de réfléchir sur d’autres détails, élaborer un scénario qui tienne la route, dans une direction scabreuse qu’elle n’aurait jamais envisagé dans le passé. Cela semble si irréel.

  • Il faudrait que je résiste un peu pour que cela soit plus crédible, non ?

Elle ose une pointe d’humour en ajoutant :

  • Tu sais, je ne suis pas une fille facile !

Patricia éclate de rire. Elle applaudit et sautille sur place, vive et légère.

-  Génial, c’est excellent !

Claire envie son insouciance. Malgré son attitude plus décontractée, elle ne cesse d’être préoccupée par la tournure étrange que prennent les événements. Surtout que Patricia, toujours nue, s’approche maintenant d’elle en prenant un air faussement sérieux et effronté, progressant d’une démarche souple et lascive. Sa voix est grave, presque masculine, lorsqu’elle articule sur un ton théâtral :

  • C’est ça, poupée, essaie de me résister. Ce sera pour mieux succomber !

Son rire cristallin éclate en cascade alors qu’elle s’écrie :

  • Personne ne peut me résister ! Personne !

Fière de sa beauté, mains sur les hanches, elle se déhanche voluptueusement afin de faire jaillir davantage ses seins voluptueux et agressifs. Ses fesses insolentes et rondes ondulent souplement lorsqu’elle pivote sur elle-même, mains au-dessus de la tête, comme une danseuse.

  • Je suis si belle, si belle ! s’extasie t- elle en riant aux anges.

Claire demeure silencieuse, ne sachant quelle contenance prendre. Elle ne partage pas le même enthousiasme et une boule d’appréhension lui tord encore le ventre lorsqu’elle réalise qu’elle ne peut détacher son regard de ce superbe corps plein de vie et de jeunesse. Jamais elle n’a contemplé des courbes aussi gracieuses et harmonieuses. Des formes sensuelles que cette troublante lolita exhibe avec un mélange d’innocence et d’indécence, une forme de provocation qui contraste tant avec ce beau visage angélique qui, auréolé par la longue chevelure blonde tombant en cascade sur des épaules délicates, l’illumine d’une grâce divine. C’est presque avec soulagement qu’elle l’observe se rhabiller, atténuant ce bouillonnement d’émotions et de tendresse qui l’avaient saisis. Maintenant, une lourde lassitude s’abat sur elle et il lui tarde de se réfugier dans sa chambre, loin de toute cette agitation fiévreuse et impudique qu’elle a dû partager. Tout est si étrange et déroutant ici ! Obnubilée par ce désir d’être seule, c’est avec empressement qu’elle prend congé, dédaignant Françoise qui l’interpelle durement pour continuer la séance. Sa chambre lui apparaît comme un havre de paix et, anéantie, elle se laisse tomber sur le lit. Elle se sent soudain oppressée, gagnée par des tremblements nerveux – un sentiment de vulnérabilité semblable à celle qui avance en terrain inconnu.

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Elle a besoin de se sentir rassurer, retrouver ses repères. Comme si sa vie en dépendait, elle saisit son téléphone portable et appelle son mari. Entendre sa voix l’emporte dans un tourbillon d’émotions qu’elle ne peut contenir. Comme sa famille lui manque ! Sa détresse est si véhémente que les larmes ruissellent d’un coup, une vague dévastatrice qui la bouscule tel un fétu de paille. Un besoin désespéré et irrépressible l’empêche de couper la communication, elle s’accroche à cette voix connue et tant aimée qui reste le seul lien fragile envers son monde et ses idéaux, un univers d’amour et de paix, où les femmes aiment les hommes, où les femmes se marient, font des enfants et fondent un foyer comme l’exige la norme et la bienséance. Son territoire à elle. L’idée ridicule d’affirmer ainsi son hétérosexualité effleure brièvement son esprit, si fugitive et grotesque qu’elle la chasse aussitôt. Elle continue de se sentir réconfortée par la voix chaleureuse de son mari, sanglote de tristesse et de bonheur mélangées quand il lui donne des nouvelles de leur enfant. Leur conversation terminée, elle reste pensive, serrant contre son cœur le portable avec l’énergie d’une enfant s’accrochant à son jouet fétiche. Elle s’en rend compte et le pose à regret sur la table de chevet. Puis, comme vidée de toute énergie, elle commence à se déshabiller, se réjouissant à l’idée de rester un long moment seule et de pouvoir se reposer en toute quiétude.

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C’est nue qu’elle se glisse dans son lit et, s’efforçant de faire le vide dans sa tête, se laisse gagner par le sommeil.

Maria s’approche de la porte coulissante, l’ouvre et passe sur la terrasse, qu’une pergola envahie par un bougainvillée fleuri protège des rayons brûlants du soleil. La température avoisine les trente-cinq degrés. Le repas vient de s’achever, consommé dans la fraîcheur du salon. Maria entraîne Florence vers l’extrémité de la terrasse, à un endroit où il n’y a pas un soupçon d’ombre, et elle sent immédiatement son front se couvrir de sueur. Tant pis car elle souhaite être à l’abri des oreilles indiscrètes alors que Gabrielle et Corinne sortent également.

  • Florence, que se passe t- il ? Tout le monde fait une tête d’enterrement.
  • La chaleur sans doute, Madame…

Tu parle ! Le repas a été sinistre, égaillé par Jean Vernier qui tentait tant bien que mal de détendre l’atmosphère par des blagues si subtiles qu’il semblait le seul à les comprendre. Seule Patricia riait de ses plaisanteries, avenante et fébrile comme une gamine surexcitée. Sinon, le reste de l’assemblée semblait veiller un mort. Gabrielle avait le teint blafard et des poches sous les yeux, comme si elle n’avait pas fermé les yeux de la nuit. Elle était si éteinte qu’elle n’avait même plus la force de se montrer cynique et piquante, délaissant Inès au lieu de l’agresser verbalement. Celle-ci n’avait pas meilleure mine, l’œil hagard, l’esprit lent, comme si elle était en état de choc. A table, Maria avait tenté d’accrocher son regard, et ensuite de la prendre à part, mais celle-ci s’était aussitôt excusée et, prétextant une migraine carabinée, avait filé dans sa chambre. Corinne, elle, semblait ressasser de sombres pensées, la mine renfrognée et le regard mauvais. De toute évidence, le visage de la rock-star ne semblait jamais exprimer autre chose que la colère ou l’agressivité, et Maria se demande encore ce que la jeune et jolie Patricia pouvait lui trouver. Il n’y avait pas couple plus mal assorti. Enfin, Claire n’avait même pas daigné descendre pour assister au repas, apparemment gagnée par ce virus néfaste qui frappait tout le monde. Justement, elle s’enquiert à son sujet.

  • Vous avez des nouvelles de Claire ?
  • Non. Madame n’était pas bien et souhaitait rester seule dans sa chambre.
  • Et Gabrielle ne me semble pas mieux disposée. Vous savez ce qu’elle a ?

Mais Florence n’est pas de nature bavarde.

  • Aucune idée, Madame.

Décidément, la domestique n’est pas loquace et elle n’en tirera rien. Elle tente une dernière tentative.

  • Enfin, Florence, que se passe t-il ? Je trouve l’atmosphère étrange aujourd’hui…

Florence lui jette un regard dénué de toute expression. Maria réalise à ce moment que celle-ci arbore une expression aussi lasse et éreintée que les autres, et du coup elle en reste sans voix. La domestique en profite pour s’esquiver.

  • Si Madame n’a plus besoin de moi…

Elle s’éloigne à peine qu’elle se fait déjà sermonner par Fanny qui, de loin, semblait la surveiller. Les deux femmes disparaissent à l’intérieur du château. Intriguée, Maria reste pensive, descendant les escaliers en pierre qui mènent dans un splendide jardin. Des yuccas se mélangent avec des lauriers roses, entre massifs de rhododendrons et haies de troènes. Elle cherche l’ombre sous un pin-parasol, s’adosse contre le tronc. Devant elle, en contre-bas, Patricia et Corinne marchent main dans la main, avançant péniblement sur un chemin poussiéreux qui part en ligne droite entre les vignes. Maria envie leur courage, la chaleur étant insupportable. Elle sourit lorsque les deux femmes abandonnent leur promenade et font demi-tour, regagnant le château qui domine fièrement la vallée et ses hectares d’exploitation agricole. A son tour, Maria les imite. L’air est étouffant et seule la fraîcheur de sa chambre lui apparaît comme une bénédiction. Dans la salle de bain, elle s’asperge le visage d’eau froide. Puis, pensive, observe son visage dans la glace. Jamais elle n’a été aussi tendue et anxieuse. Son teint de peau n’est pas aussi lumineux et vivifiant que d’habitude, ce qui la contrarie encore plus. Décidément, l’amour ne lui réussit pas. Un sentiment qu’elle s’était bien jurée de ne jamais connaître, aussi futile qu’inutile puisqu’il n’apportait jamais rien de concret ou d’enrichissant dans la course au pouvoir. Hélas, à un moment où elle s’y attendait le moins, Cupidon avait stupidement décoché ses flèches, visant en plein cœur. Lors de sa première rencontre avec Inès, dans la voiture sur le chemin du château, elle avait réagi de manière spontanée et viscérale, frappée par un coup de foudre qu’elle avait tenté de repousser de toutes sa volonté. Farouchement indépendante, elle se plaisait à accumuler les aventures sans lendemain et, surtout, sans état d’âme. Puis, à chaque fois qu’elle l’avait revue, elle avait eu de nouveau envie d’elle, et ce qui s’était ensuite esquissé entre elles lors de la promenade en campagne cathare avait renforcé ce sentiment : dés qu’elle la voyait, elle la désirait. Pire encore, lorsqu’elle était loin de ses yeux, un sentiment profond de manque la terrassait d’une angoisse indicible. C’était nouveau et terrifiant. Maria détestait les émotions qu’elle ne pouvait maîtriser. Et elle rejetait encore plus les pulsions irrationnelles qui risquaient de lui dicter sa conduite, l’éloignant des objectifs qu’elle se fixait. Elle était égoïste et narcissique, avec une ambition sans limite. La réussite était jalonnée d’obstacles qu’elle éliminait sans conscience, et les gens qui pouvaient lui barrer le passage étaient logés à la même enseigne. Ainsi, il n’y avait dans sa vie aucune place pour l’amour, les sentiments, les remords, ou autres faiblesses de la sorte. Et cette splendide femme écrivain semblait la seule à percer sa carapace, la submergeant de tendresse et de désir comme une amoureuse transie. Ce genre d’émotions, normal pour une adolescente, était franchement grotesque chez une femme de son âge, de surcroît habituellement insensible et vénale. Il fallait qu’elle comprenne ce pouvoir que Inès avait sur elle, qu’elle inverse les rôles et puisse reprendre le contrôle sur ses sentiments. Pour cela, une seule solution : coucher avec elle, prendre le dessus en la déstabilisant par des étreintes qu’elle n’avait jamais connues et qui la laisserait si vulnérable et désorientée. En amour, Maria était habile, exigeante et dominatrice. La romancière, si sage et fleur bleue, devait sans doute être conventionnelle, douce et soumise. Un combat inégal où Maria reprendrait les rênes et dicterait sa loi, imposant sa volonté et balayant par quelques galipettes tous ses sentiments de faiblesse qui l’énervaient depuis sa venue au château.

A ce moment, quelqu’un frappe énergiquement à sa porte, l’interrompant dans ses pensées. Surprise, elle s’enquiert avant d’ouvrir.

  • Oui, c’est qui ?

La réponse ne vient pas mais la porte s’ouvre avant qu’elle ne donne la permission. Quel culot ! Elle ouvre la bouche pour manifester de façon virulente son mécontentement lorsqu’elle se fige soudain, la mâchoire pendante. C’est Inès qui entre sans hésitation, simplement vêtue d’un peignoir en soie qui remonte haut sur ses cuisses, à moitié fermé sur le devant. Maria n’a pas la force d’articuler un seul son, ébahie par cette visite impromptue et brutale. Avec assurance, Inès claque la porte derrière elle et se dirige directement sur Maria, s'empare de ses mains et les serre dans les siennes, les soulevant pour les placer de part et d'autre de son visage, sans les lâcher. Son regard est étrange, brûlant d’une secrète passion, à la fois tragique et douloureux, la pénétrant au plus profond de son âme. Surprise, Maria veut parler mais les lèvres de Inès se collent brusquement aux siennes et s’y frottent dans un baiser fougueux et incandescent, sa langue se nouant et s’activant dans une fringale sexuelle hors norme, comme une faim insatiable à assouvir dans l’urgence et le désespoir. Son baiser irradie des flammes de volupté, embrasant la bouche d’un feu délicieux, pénétrant tout le corps d’une lave bouillonnante qui emporte tout sur son passage. Maria veut la caresser mais Inès lui immobilise les mains au-dessus de la tête et la cloue au mur. Les deux corps sont soudés l’un à l’autre, et Maria sent contre elle la chaleur de la peau frémissante qui ne cesse de la pénétrer de son ardeur. En effet, elle s’aperçoit avec étonnement qu’elle brûle déjà d’un désir indescriptible, emportée dans un état presque primitif. Haletantes, collées l’une à l’autre comme si leur vie en dépendait, ivres de désir, elles se dévorent de la bouche puis s’entêtent à rester accrochées l’une à l’autre en titubant péniblement jusqu’au lit. Là, Maria est projetée en arrière, s’étalant de tout son long sur le dos. Inès, tel un animal sauvage, lui tombe dessus avant qu’elle ne puisse reprendre son souffle. Ses mains appuient sur ses épaules et l’obligent à rester étendue de la sorte. Elle la dévore des yeux, l’air égaré, avant de reprendre possession de sa bouche avec cette même hâte fébrile. Malgré son excitation, Maria veut reprendre le contrôle de la situation. C’est elle la lesbienne initiatrice et dominatrice, celle qui doit mener la danse, et Inès la sage et pure hétéro qui s’abandonne pour la 1ére fois à des ébats saphiques, mais elle réalise vite que les rôles sont inversés et que tout va trop vite pour garder la tête froide. Déjà, totalement déstabilisée, elle est dans l’incapacité de maîtriser quoi que ce soit. Et elle n’était pas au bout de ses surprises…

Patricia reste un long moment dans un bain parfumé à l’huile d’amande douce, rêveuse et détendue. Elle sort de sa somnolence et, avec un petit soupir lascif, finit par se savonner, passant le gant sur tout son corps, faisant mousser le savon aux essences naturelles. Finalement, elle sort du bain, enjambant le rebord avec légèreté, toujours dégoulinante d’eau savonneuse. Elle saisit une longue serviette et s’essuie lentement tout en observant son reflet dans la glace. Le miroir embué renvoie un corps d’une étonnante perfection, d’une blancheur délicate, encore ruisselant de gouttelettes qui étincellent sur la peau soyeuse. Ses yeux se plissent et prennent une expression de grand intérêt en se fixant sur son petit duvet de fines boucles niché entre ses cuisses. La lumière de la salle de bain fait briller des poils d’or pur. Un frisson la secoue lorsqu’elle imagine son sexe blond se mélanger avec celui de Claire, d’un noir fin et ensorcelant, dans un délicieux contraste qui ne la lassera certainement jamais lorsqu’elles entremêleront plus tard leurs membres et leur pubis dans des ébats déchaînés. Si tout se passait comme prévu, elle pourrait bientôt tout partager et tout mélanger avec la jolie brune qui la faisait autant fantasmer. Elle perçoit presque l’odeur suave de la chasteté flotter autour d’elle et se sent attirée par ce fruit défendu avec un renouveau cinglant. S’attaquer pour la 1ére fois à une hétérosexuelle est une aventure périlleuse qui n’a rien pour lui déplaire. Bien au contraire… Insatisfaite permanente, Patricia a toujours ressenti le besoin de relever de nouveaux défis, se prouver à elle-même qu’elle était la meilleure et pouvait sans cesse repousser les limites. Tester son pouvoir de séduction sur une hétéro respectable, une mère et épouse épanouie certainement la plus apte à se défendre contre toute forme de tentation, ajoute davantage de piment à sa mission. Celle-ci lui résisterait pour mieux lui céder. Et, qui sait, elle se révélerait peut être plus ardente et passionnée que toutes les lesbiennes qu’elle avait auparavant rencontrées ! Cette possibilité enflamme son imagination et son corps. Elle se penche lentement en avant, observe avec curiosité son sexe avant d’écarter des deux mains les lèvres intimes, contemplant une fente profonde et déjà lubrifiée. Décidément, il lui suffisait de penser à Claire et le traitement de choc qu’elle lui réservait pour se retrouver dans un état indescriptible. Il faut qu’elle calme ses ardeurs, apprenne à les contrôler pour en savourer la fièvre érotique jusqu’au moment où elle pourra libérer toute cette tension dans les bras de la splendide brune. Encore un petit moment à attendre… Elle se drape la serviette autour de la taille et sort de la salle de bain. Elle s’installe confortablement devant sa coiffeuse qui est couverte d’un assortiment de flacons de parfum et de cosmétiques en cristal. Il y’ a aussi de nombreuses huiles hydratantes aux parfums subtiles qui s'appliquent à la sortie de la douche ou du bain pour hydrater légèrement le corps. Sans oublier celles à utiliser comme huile de massage. Puis, à côté, c’est le rayon coquin où se côtoient une collection de liqueurs et d’enduits aphrodisiaques de toutes sortes, certains en bouteille avec bouchon en argent ciselé, d’autres dans des pots en verre transparent. Des produits exotiques et érotiques de grande qualité, la plupart d’origine orientale. Pour l’instant, elle les délaisse pour s’occuper de ses longs cheveux qu’elle sèche et qu’elle peigne jusqu’à ce qu’ils brillent comme un manteau d’or fin. Avec des gestes à la lenteur voluptueuse, elle choisit plusieurs huiles d’essence qui se marient divinement bien, connaissant les doses parfaites à mélanger avec certains élixirs aphrodisiaques qu’elle choisit avec parcimonie. Puis, satisfaite de ses choix, elle se passe les huiles et les crèmes sur tout son corps, commençant par le cou et descendant jusqu’aux mollets. Elle finit par une liqueur qui stimule les sens et éveille le désir, autant pour celle qui se l’applique que pour celle qui va s’y frotter malgré elle. Ses mouvements sont doux et mesurés, avec une lenteur presque religieuse. Elle met autant d’attention à s’asperger d’un parfum particulier, une substance chimique dont le résultat est spectaculaire, bouleversant l’odorat, enflammant la circulation sanguine et les centres nerveux. Elle finit par s’appliquer de la crème sur le doigt, le passant ensuite sur sa langue avec volupté, puis dans tout l’intérieur de sa bouche. Son goût de fraise mélangé à de subtiles essences boisées rend le baiser particulièrement enivrant. Difficile d’y résister.

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Ainsi, Patricia met toutes les chances de son côté. Elle a soudain la vision de Claire et sa bouche pulpeuse épousant la sienne, leur langue se butinant dans une spirale frénétique, ce qui serait alors le début d’un abandon pathétique, alternant émoi et incertitude.

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Les muscles de ses cuisses et de son ventre se tendent à cette pensée. Quelle extraordinaire frisson ce serait de la rendre si vulnérable et éperdue qu’elle pourrait en abuser au gré de ses caprices comme un jouet docile. Elle l’imagine passer de la soumission à la curiosité, puis ensuite à une participation si active et tumultueuse qu’elle serait enfin la partenaire idéale pour rassasier ses appétits goulus. Fébrile, Patricia tremble un peu en versant quelques gouttes d’une fiole en verre sur son cou, puis sur sa poitrine. C’est là l’aphrodisiaque le plus puissant dont elle connaît les effets dévastateurs, un secret issu des mystères de l’Orient.

Elle est si renfermée dans son univers de fantasmes qu’elle n’a pas jeté un coup d’œil à son amie qui, étendue sur le lit, observe avidement chacun de ses gestes. Malgré la douleur sourde qui lui étreint le cœur, Corinne se grise toujours autant de l’influence troublante et féminine de sa maîtresse. Celle-ci est la seule à pouvoir créer cette atmosphère érotique de sa seule présence, une aura à la fois sulfureuse et voluptueuse qui l’enveloppe, agrémenté du parfum tenace du jasmin et de l’encens qu’elle a disposé auparavant dans la chambre. Sans oublier l’odeur musquée et douce de sa peau. Corinne connaît par cœur ce genre de rituels qui, empreint d’une grâce cérémoniale, lui était habituellement destiné. La certitude d’une nuit encore plus longue et agitée que les autres. Mais jamais elle ne l’avait vue si concentrée et appliquée, avec des gestes qui avaient quelque chose de joyeux et d’enflammé. Tout cela pour une autre femme. La jalousie se fait tenace, piquant ses yeux de larmes qu’elle tente de refouler. L’idée qu’une autre femme va profiter de toutes ses attentions lui est insupportable, même si elle n’est pas certaine que la femme en question s’y laissera abuser. Au fond d’elle-même, elle se met à espérer que Claire soit suffisamment forte et résolue pour résister contre toute tentative de séduction. Et tant pis si le plan échouait, si ce salop de Jean Vernier n’obtenait pas ce qu’il voulait, si Patricia n’obtenait pas le rôle dans son foutu film ! Son cœur bouillonne de désir en contemplant les seins fermes et les jolies fesses blanches à l’oval parfait alors que son amante se prépare toujours, penchée de profil. Elle ressent un sentiment de frustration lorsque ce corps sublime disparaît derrière une longue chemise de nuit en satin et voile d’un blanc transparent, dévoilant la cambrure de son dos jusqu’aux fesses et soulignant divinement la finesse de sa taille. Le désir se mêle à la douleur. Comment Claire pourrait résister à une beauté pareille ? Patricia est la tentation incarnée, mi-ange mi-démon. Son cœur bat de joie quand elle vient finalement vers elle de sa démarche aérienne, puis explose de chagrin quand, au lieu de la prendre dans ses bras, elle se penche sur la commode posée prés du lit, l’ouvrant pour fouiller dans la panoplie de sex-toys et autres gadgets érotiques de toutes catégories. Avec une moue à la fois enfantine et gourmande, Patricia semble faire son choix, brandissant comme un trophée un godemiché de taille impressionnante, extrêmement flexible et fortement veiné. Elle ferme les yeux, imaginant Claire se délecter de jouets érotiques dont elle ignorait jusque là l'existence, les passant sur ses lèvres

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avec un mélange de curiosité et de perversion.

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Jalouse, Corinne ne peut s’empêcher d’être acerbe.

  • Dis, tu ne crois pas que tu exagères un peu ? Sors ce truc et ton actrice va fuir ventre à terre en te prenant pour une détraquée.

Patricia lève vers elle un regard innocent.

  • Tu crois ?

Corinne explose.

  • Mais tu t’imagines quoi ? Je te rappelle que la femme que tu vas essayer d’attirer dans tes filets est une hétéro pure et dure déjà mariée et également maman ! Ce ne sont pas tes aphrodisiaques de merde et ton joli minois qui vont la transformer en lesbienne déjantée dans la seconde qui suit ! Tu rêves, ma pauvre fille !

Patricia l’ignore royalement en rangeant son gadget dans la trousse d’accessoires du camescope.

Hargneuse, Corinne renchérit :

  • Cette mission t’amuse comme un folle, avoue-le ! Tu ne le fais pas pour ce vicieux de Jean Vernier et son film de merde mais parce que tu meures d’envie de baiser cette femme et de trouver enfin une partenaire qui te tienne tête jusqu’au bout ! Je ne te suffis plus alors tu crois déjà avoir trouvé ma remplaçante ! C’est ça, hein ?

Sa défense a toujours été l'agressivité et elle s'en veut encore de s'emporter avec autant de véhémence. Elle a le sentiment de la perdre et cette impuissance la rend malheureuse comme une écorchée vive.

Patricia ne dis toujours rien mais ses gestes se font nerveux. Elle ne comprend pas la colère de son amie et lui en veut de gâcher son plaisir. Elle est en proie à une agitation intérieure délicieusement exacerbée, une envie de luxure et toutes sortes de perversions avec l’innocente hétérosexuelle, et ce n’est pas Corinne qui va la détourner de son objectif. Sans un regard, elle quitte prestement la chambre. Corinne se retrouve soudainement seule dans un silence pesant. Son visage, toujours figé par la colère, est maintenant ruisselant de larmes.

SUITE COURANT AVRIL…

A VOUS DE DECIDER.

 

OU PATRICIA N’OBTIENT RIEN DE CLAIRE, SON PLAN ECHOUE LAMENTABLEMENT ET C’EST L’AMOUR ET LA FIDELITE QUI VONT TRIOMPHER. LA MORALE EST SAUVE

EXTRAIT : Patricia vient finalement vers elle de sa démarche sensuelle, se glisse sous la couverture et l’enlace. Elle pose ses lèvres sur sa bouche. Corinne laisse couler ses larmes qui ont un goût sucré alors qu’elles les avalent dans un baiser ardent, mélangeant en même temps leur souffle et leur salive.

  • Patricia, je t’aime tant. Ne me fais plus jamais souffrir… murmure Corinne.

  • Je ne te quitterai plus jamais, chuchote Patricia en réponse, reprenant possession de sa bouche.

OU CLAIRE AFFRONTE LA PERFIDIE ET LES ATTAQUES DEPRAVEES D’UNE PATRICIA SI AVIDE DE SEXE ET DE VICES, SI SAVANTE ET EXPERTE, QUE SES DEFENSES VONT TOMBER UNE A UNE. RIEN NE LUI SERA EPARGNE, DES PLAISIRS OBSCURS ET MYSTERIEUX D’ETREINTES INTERDITES  AUX PIEGES NON MOINS PERILLEUX DE L’AMOUR.

EXTRAIT :

-  Patricia, non ! Pas ça !

C’est un cri d’alarme et de révolte. Elle doit y mettre fin tout de suite avant que la situation ne lui échappe. Pour gagner sa confiance, la jeune femme lui obéit. Mais ce qu’elle entreprend de faire ne s’annonce pas plus rassurant. En effet, elle commence à la déshabiller avec des gestes nerveux et impatients, lui ôtant sa robe avec une vivacité surprenante. Avant qu’elle ne comprenne ce qui lui arrive, son string glisse le long de ses jambes et elle se retrouve totalement nue, tétanisée et frissonnante de la tête aux pieds. Patricia se met à haleter plus fort et pousse un cri admiratif quand elle plonge son regard sur le renflement sensuel du pubis.

-   Tu es si belle ! s’émerveille t- elle.

Du bout des doigts elle caresse l’intérieur de la cuisse.

-   Ta peau est si douce ! continue t- elle avec fièvre.

Elle avance sa main plus haut, vers le mont de vénus, mais Claire se contracte soudain. Patricia n’insiste pas. Elle se redresse et commence à se déshabiller avec des gestes mesurés. D’une lenteur voluptueuse, elle dévoile ses épaules, relâchant la bretelle de son soutien-gorge. Claire rougit violemment lorsque ses yeux s’agrandissent d’admiration à la vue des splendides seins qui, libérés, jaillissent devant elle. Elle ne peut détacher son regard de ses seins magnifiques, tendus et fiers, aux tendres aréoles claires. Comment une femme pouvait être aussi belle et attirante ? En proie à des sentiments contradictoires, elle repousse cette attirance de toute son âme, fermant son cœur, réfrénant ses sens, raidissant ses membres. Mais elle ne peut échapper aux senteurs subtiles de la peau, des cheveux et du corps d’une jeune femme en pleine santé. Elle est aux abois, apeurée et cette image de femme en détresse bouleverse Patricia au-delà de toute imagination. Aussitôt, elle s’étend de tout son poids sur elle et écrase sa poitrine sur la sienne avant de lui imprimer un vif mouvement de va et vient. Une sorte de lutte s'engage, comme si ses seins brandis étaient une arme redoutable, l’objet sexuel le plus naturel et le plus efficace pour enflammer les sens dans une extase presque insoutenable. Elle se coule sur elle, effectuant de la poitrine de larges mouvements tournants, excitant mutuellement les tétons qui se provoquent dans une délicieuse brûlure. Claire tente de s’y soustraire mais en est incapable, la chair à vif et le corps en fusion alors que sa partenaire continue de se couler sur elle. Elle n’avait jamais imaginé que l’on puisse s'exciter aussi intensément rien qu'en se frottant de la sorte. Elle est littéralement éblouie par l’incroyable douceur de cette peau chaude et veloutée qui vibre tout contre elle, et encore plus étrangement troublée par le contact plus intime du sexe féminin qui se presse contre sa féminité secrète. C'est d’un érotisme hallucinant ! Patricia, pour affirmer son autorité, lui maintient les bras écartés, mêlant ses doigts aux siens en lui plaquant la main sur le lit, et commence à lui dévorer le visage de baisers avides. Elle continue toujours de se coller à elle, mettant plus énergiquement les pointes de leurs seins en contact, cherchant à mêler leur sexe dont les jambes désespérément serrées de Claire rendent l’opération difficile.

-   Enlace-moi avec tes bras et tes jambes ! lui souffle Patricia d’une voix hachée en frôlant des lèvres son cou rejeté en arrière.

Claire, interdite, hésite un long moment. Le clin d’œil complice que Patricia lui adresse la rassure à moitié mais, sans savoir pourquoi, elle décide quand même de lui accorder sa confiance. Elle referme donc ses jambes autour de la taille de sa jeune partenaire, puis lui passe ses bras autour du cou. Gémissante, Patricia se remet alors à se frotter contre elle d’un mouvement régulier et lent, avec une grande lascivité. Claire la laisse faire, l’esprit de plus en plus confus, s’inquiétant de nouveau. Patricia poursuit son manège, se tordant et glissant de souples ondulations du bassin. Son souffle se précipite, et elle cherche d’une bouche avide celle de sa partenaire que celle-ci lui refuse en détournant vite la tête.

-   Embrasse-moi, vite… la supplie Patricia d’une voix rauque.

Claire ne sait plus quoi trop penser. Le baiser précédent était brûlant d’une coupable et enivrante sensualité et elle ne tient pas trop à renouveler l’expérience. Surtout qu’elle doute de plus en plus des réelles motivations d’une alliée qui, lesbienne de son état et bien qu’en couple avec une autre femme, semblait réellement s’échauffer de ce petit jeu intime…

Alors ? A vous de voter…

Nicky Gloria et Nico Garner.

 

 

 

 

 

13 février, 2008

TENTATIONS ET CONSEQUENCES.

Enregistré dans : Tentations et conséquences — nickygloria @ 1:07

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08.jpegLe seul moyen de se délivrer d’une tentation, c’est d’y céder. Résistez et votre âme se rend malade à force de languir ce qu’elle s’interdit. ( Oscar Wilde )

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Hâtez-vous de céder à la tentation avant qu’elle ne vous passe. ( Edouard Herriot)

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dpreview23.jpeg               preview33.jpeg  

La tentation lesbienne est d'autant plus forte qu'elle est réprimée, et le désir latent ne cesse de croître dans toute sa démesure. Plus vous y résisterez et plus intense sera votre défaite.c.jpeg31.jpeg                     34.jpegd.jpegScénario troublant et élaboré de faire l’amour pour la première fois à une autre femme ? Etre la proie frémissante et hésitante qui se laisse initier tout doucement aux pratiques lesbiennes. nicoleveronica02.jpegnicoleveronica03.jpegnicoleveronica04.jpegVotre partenaire est une femme entreprenante, dominatrice, qui prend toutes les décisions et vous oblige à dépasser toutes les limites que vous vous étiez fixées auparavant avec les hommes.elexisbrea04.jpegelexisirina03.jpegVous lui cédez tout. A votre grande surprise, rien ne lui ai refusé…c.jpegb.jpeg

Des performances que vous n’osiez même pas imaginer dans vos rêves les plus fous.

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Avec elle, vous êtes légére, souple, audacieuse… Elle vous manipule à sa guise comme une poupée docile et toutes les positions qu'elle vous impose semblent naturelles, d'un érotisme raffiné qui éveille votre curiosité et votre sensualité.

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834743910.jpeg     81186252.jpeg

Elle est la seule à savoir exploiter tout votre potentiel érotique. 13932231.jpeg    16468721.jpegUn point de non-retour aussi troublant que dérangeant, vous obligeant à vous poser des questions sur vous-même et votre orientation sexuelle. Comment pouvez-vous perdre le contrôle à ce point et adorer cela ? Pourquoi, entre ses mains, êtes-vous si déchaînée et survoltée ? Vous ne vous reconnaissez plus…                          elexisalicia05.jpeg 582627221.jpeg    18001871.jpeglenadeauxma02.jpeg

Vous connaîtrez le plaisir suprême. C’est l’assurance d’orgasmes d’une incroyable violence qui vous laisseront stupéfaites et éblouies. Avec leurs doigts, avec leur bouche, elles attisent les sens avec un art incomparable.

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  La moindre parcelle de leur corps lascif devient une arme redoutable, le moindre frôlement un véritable supplice… Elles usent et abusent de leur pouvoir érotique et de leur parfaite connaissance du corps féminin pour vous aspirer dans un tourbillon beaucoup trop sensuel et voluptueux pour y résister… 

Jeux de langues… 19755041.jpeg 78485568.jpeg   10252063.jpegJeux de seins, de pieds…

10252062.jpeg    13703861.jpeg

Et quand, prises d’une frénésie érotique, elles en veulent encore plus, au plus fort de l’extase, c’est avec dextérité qu’elles utilisent des gadgets dont vous ne soupçonniez même pas les multiples usages et encore moins les sensations infinies… Pour une véritable anthologie de la jouissance au féminin. lenadeauxma05.jpeg

Par devant…

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 Par derriére…

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Leur imagination est débordante et inépuisable pour atteindre des sommets d'extase. Les godes ont cent mille utilisations possibles…

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Elles savent mieux que personne éveiller le désir et détecter la moindre faille, la plus petite zone érogéne, pour amener leur partenaire dans des plaisirs dont elles ne soupçonnaient même pas l’existence. Aucune caresse ne leur est étrangère. Elles usent de pratiques sexuelles plus perverses et débridées qu’aucun mâle n’aurait osé en rêver. Rien ne les arrête dans leur quête du plaisir. Les jeux érotiques sont variés et d'une ineffable volupté, une disposition innée et essentielle aux femmes. 94914012.jpegkillerlookspreview23.jpeg       35.jpeg  

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Des femmes savantes et insatiables qui se délectent de donner toujours plus d’orgasmes, dépassant dans des variantes raffinées et une débauche effrénée toutes les limites… Et, dans l’excès de la perversion, elles savent rester intactes et pures, sans vulgarité… Une ivresse des sens hypnotique et envoûtante, qui aveugle et éblouit. Un esthétisme somptueux et d’une élégance naturelle, même au plus fort de leurs ébats les plus torrides.   43.jpeg

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Une apothéose et une fureur sexuelle qui s’apparentent à une expérience érotique totalement démentielle et incontrôlable, où la folie n’est pas loin… Des délires lesbiens qui peuvent déclencher d’autres envies avec d’autres femmes… Une révélation extrême et définitive.  photolesbiennecouleur5.jpeg

Une dérive troublante et dérangeante dont on ne sort pas indemne… d.jpeg

Alors à vous de faire la part des choses après cette expérience unique.

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Une femme prévenue en vaut deux…

Ce que je suis prête à assumer totalement si j'arrive à coucher avec la femme qui occupe actuellement toutes mes pensées… Et perturbe surtout mes rêves nocturnes dans des fantasmes que je n'avais jamais eu auparavant. Si mon voeux  devient réalité, je vous raconterai tout dans le moindre détail, ce que j'espére le plus tôt possible.

Bises à toutes et à tous. Nadia, alias Nicky.
 

4 février, 2008

EMOIS ET ABANDON.

Enregistré dans : Emois et abandon — nickygloria @ 23:17

Quoi de plus émouvant lorsqu'une hétérosexuelle  succombe peu à peu  aux avances d'une lesbienne, avec toutefois certaines réserves encore… Elle semble déroutée, un mélange de fascination, d'excitation et de peur aussi…

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61826312.jpeg Troubles et émois, incertudes et incohérence, c'est la passion qui l'emporte sur la raison.32132724.jpeg47229217.jpeg    78307954.jpeg

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Tentation divine et délicieuse  de transgresser un interdit, d'être un instant libre et audacieuse, de s'abandonner à des passions défendues, se perdre dans l'ivresse du plaisir lesbien.

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Avec une lesbienne, faire l'amour est une découverte intime de sa féminité,  une formidable quête intemporelle du plaisir, un hymne lumineux à la nudité et à son esthétisme, un acte limpide et émouvant qui est le plus beau des hommages à la femme. L'instant unique et magique où la nature reprend ses droits.

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Rien ne sert de lutter contre ses envies. Résister pour mieux céder, au-delà de toute morale. Appétit  insatiable, ardeur exacerbée, laisser libre cours à ses penchants se manifeste alors dans tous ses excés et sa démesure. Une femme peut tout donner à une autre femme, sans tabou et retenue, se livrer et s'abandonner comme jamais elle ne l'a fait avec aucun homme… 

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LESBOS CONFIDENCE 1

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MARIE  ET  SELEN

 

Issue d’une famille bourgeoise, j’ai vécu dans un contexte rigide et étouffant qui me marqua à jamais. J’ai passé de longues années à souffrir du dédain de mes parents car je ne répondais pas à leurs attentes. Pour eux, la réussite était un devoir sacré et mes deux sœurs excellaient dans leurs études. Je fus donc l’enfant rejetée par tous, subissant les moqueries et les reproches, une humiliation qui a hanté toute ma jeunesse. Pour me protéger, je m’enfermais dans de la solitude et l’indifférence, fermant les yeux sur tout désir d’amour et de tendresse. Puisque ma famille était incapable de m’aimer pour moi-même, je finis par m’en aller sitôt ma majorité atteinte, tournant le dos à mes racines, pleine de rancœur et de fêlure qui ne cicatrisèrent jamais. Je m’installai prés de Dieppe, survivant de petits boulots et continuant mes études par correspondance dans le secrétariat. Les cris des mouettes, les parfums iodés et les falaises ciselées  formaient un décor qui me semblait sinistre, surtout les jours pluvieux, en harmonie avec les meurtrissures de l'existence qui géraient mon quotidien. Une vie aussi rude que terne qui finit par briser tous mes rêves de bonheur. Je fermai les yeux sur tout espoir, essayant de me divertir avec deux ou trois liaisons avec des hommes qui aboutirent bien évidemment sur des échecs cuisants. Je m’étais tellement repliée sur moi-même, hermétique à tout sentiment, que je devins incapable d’aimer et de m’ouvrir aux autres. Puis je rencontrai Jacques, un homme de dix ans mon aîné, un homme solide, fiable, travailleur et généreux, qui fît tomber à force de patience quelques-unes de mes défenses. J’avais enfin rencontré une personne qui croyait en moi et qui était prêt à construire quelque chose de sérieux. C’est donc lui que je choisis pour être l’homme de toute une vie et le père de mes enfants. Après la naissance de notre fils, nous avons quitté la  Seine Maritime pour nous installer dans la région natale de mon mari, dans les Landes. Hélas, ce fût une erreur. Nous nous sommes enterrés dans une ville de province trop morne et ennuyeuse, endormis entre lacs et pins qui sentaient vite la monotonie. Malgré tout, je me suis efforcée de croire que j’étais heureuse en ménage, une femme sans histoire, fidèle et attachée à sa famille, sérieuse et conventionnelle, se contentant de peu, acceptant la médiocrité du quotidien comme beaucoup de femmes qui subissent leur destin avec fatalité. Je parle volontairement à l’imparfait car tel était mon état d’esprit à cette époque, à un moment où je l’acceptais car je ne connaissais rien d’autre. Jusqu’au jour où j’ai rencontré Selen qui a bouleversé ma vie trop tranquille… Employée comme secrétaire médical dans un cabinet ophtalmologique, j’ai dû quitter ma petite ville de province pour suive un stage informatique à Lyon, loin des miens et ce pour une durée d’un mois. Au début, j’étais effrayée et désorientée de perdre ainsi mes marques et me retrouver seule dans une grande ville inconnue, mais ce malaise s’estompa assez vite par une impression de liberté et d’audace comme je n’en avais jamais connue. Je rencontrais d’autres collègues qui venaient de chaque coin de la France, avec leur particularité, leur culture, leur caractère et expérience personnelle, et c’était si enrichissant de fréquenter d’autres gens de ma province profonde. C’est ainsi que je fis connaissance de Selen qui devint ma compagne de chambre dans le modeste hôtel où nous passions toutes nos nuits. Plus âgée et plus grande que moi, elle était du genre femme fatale et libérée, une superbe blonde au cheveux longs, genre lolita extravertie et dévergondée, celle qui attire tous les regards et qui n’a pas froid aux yeux. Elle avait ce tempérament espiègle et rieur, volubile et exubérant, qui la rendait fascinante, celle que l’on remarque tout de suite dans n’importe quelle circonstance. J’étais tout son contraire, timide et réservée, petite brune au visage enfantin et innocent, aussi jolie que discrète… Mais malgré notre différence le courant passa tout de suite, elle me prit sous son aile comme une grande sœur le ferait, avec bienveillance et un instinct protecteur qui, d’emblée, me toucha énormément. Sa présence à mes côtés était un véritable festival de gaieté et de malice en tout genre, un vrai clown qui riait de tout et accumulait les pitreries et bêtises comme une éternelle effrontée. C’est sans état d’âme qu’elle m’aspirait dans son sillage, une tornade turbulente qui, au lieu de réviser les cours et approfondir nos connaissances informatiques, m’entraînait dans les bars, pubs et discothèques, pour de folles nuits blanches. Et, le pire que tout, c’est que j’adorais cela, retrouvant une jeunesse dont je n’avais pas profitée, et l’occasion m’était enfin donnée de rattraper le temps perdu. Nous nous régalions, sur les pistes de danse, d’allumer et provoquer tous les mâles présents. Selen, avec ses allures lascives et son corps insolent de beauté, rendait fou de désir les hommes qui tentaient bien évidemment leur chance… Mais sans succès. Je compris vite qu’elle se riait d’eux avec un dédain manifeste parce qu’elle les détestait réellement, et pour cause : Selen n’aimait que les femmes. Elle me l’avoua le plus simplement du monde le sixième jour, ce que j’aurais dû d’ailleurs comprendre à sa façon de me dévorer des yeux et ses manières tactiles et câlines de me coller à chaque occasion. Mais je prenais tout cela pour de la simple amitié, et j’ai toujours été si naïve… Cette constatation, au lieu de m’écœurer ou m’inquiéter, attisa au contraire ma curiosité et ne la rendit que plus fascinante et mystérieuse. Une lesbienne ! C’était la première fois que j’en fréquentais une, et c’était si éloignée des clichés que je m’en faisais. Mais, si je fus intriguée au début, partager ma chambre avec elle fut une réelle torture. Elle ne cessait de m’aguicher, me séduire, se promenant en nuisette ou tenue sexy dans la chambre avec une impudeur qui, au lieu d’être vulgaire ou déplaisante, était au contraire d’un érotisme subjectif et raffiné. En plus, dans les conversations, elle me vantait les qualités des homosexuelles qui savent être si douces et expertes, si patientes et si compréhensives, une expérience divine et magique pour les hétéros qui se laissaient tenter, et elle était si persuasive et habile pour enflammer mon imagination que j’en fus vite convaincue et horriblement troublée… Elle prit un malin plaisir à jouer avec mes nerfs la deuxième semaine et je réussis à tenir bon quelques jours. Mais je résistais pour mieux lui céder, ce que je compris un jours où, à la fin d’un cours plus épuisant que les autres, je m’écroulais sur le lit, décidée à me reposer une petite heure. Je n’eus même pas le temps de fermer les yeux que Selen, juste vêtue de dessous affriolants, vint se glisser dans mon lit.

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Tout d’abord, la surprise m’empêcha de réagir, mais je protestai assez vite lorsque ses intentions se déclarèrent de façon assez directe quand elle voulut m’embrasser sur la bouche.

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Mon premier réflexe fût de la repousser pour me relever,  ghostinateenybikinipreview03.jpegmais elle se coucha sur moi en m’étreignant si fort que toute tentative de retraite était impossible. Je cherchai ensuite à me débattre, fuyant sa bouche qui cherchait toujours mes lèvres, me contorsionnant en tout sens avec des gémissements de panique, mais elle s’accrochait à moi avec une force décuplée, s’excitant de ma résistance, mêlant ses membres aux miens, m’enroulant comme une pieuvre affamée, se frottant sur moi de souples mouvements du bassin, s’incrustant de tout son corps comme pour mieux se fondre.

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Ne pouvant accéder à ma bouche que je lui refusais toujours en bougeant la tête rapidement, elle se rabattit sur ma gorge et mon cou qu’elle couvait de baisers affamés, de coups de langue aussi humides qu’obscènes, 07.jpegse régalant de ma peau et mon odeur comme un animal sauvage qui se laisse aller à ses instincts les plus primitifs. Son ardeur était si intense et si communicative que je ne résistais pas longtemps et c’est avec un sanglot désespéré de biche éperdue que je finis par me laisser faire. Sa bouche était pulpeuse et fruitée, vorace et appliquée en même temps, si brûlante de volupté que je devins toute molle et haletante lorsque nous échangeâmes le baiser le plus long et le plus sensuel que je connus.

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Rien à voir avec un baiser d’hommes, qui pique ou sent le tabac, car il y’ avait ici une douceur et une volupté que seule une femme pouvait dégager, comme des ondes électriques et lascives qui se transmettaient avec une magie incomparable. Cette expérience était divine et bouleversante, me mettant vite dans un état indescriptible. Le baiser dura une éternité, et en même temps elle m’affolait prodigieusement en bougeant voluptueusement son corps contre le mien, avec la souplesse d’un serpent, ce qui était déjà une véritable caresse en soit tellement sa peau était douce et veloutée comme de la soie. Je ne cherchai nullement à lui résister lorsqu’elle me déshabilla, soulevant même les fesses pour l’aider à ôter mon jean.

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Etrangement, elle me laissa mon string, mais je compris vite que c’était pour mieux jouer avec mes nerfs, se délectant d’un sadisme raffiné pour me laisser suppliante. Ensuite, elle se lova contre moi, glissante comme une anguille, et ce simple contact, seins contre seins, pubis contre pubis malgré mon string, fût si grisant, à la fois subtil et insoutenable, que je mis à haleter comme jamais en tremblant de la tête aux pieds comme une possédée.

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J’avais le corps en feu, le sang chaud d’une jument en rut, ne cessant de frissonner et de vibrer à chacune de ses caresses. Je réalisai avec effroi que j’étais au bord de l’orgasme, alors qu’aucune caresse directe n’avait été effectuée. Moi qui suis d’une nature longue à m’échauffer, ressentant un soupçon de bien-être et de désir après de longs préliminaires, j’avais atteint avec cette femme un paroxysme de surexcitation incontrôlable en un temps record ! C’était totalement démentiel ! Et j’en demandai plus, l’encourageant et la suppliant, l’étreignant avec vigueur comme pour mieux me fondre dans elle, sursautant à chaque caresse et baisers qui semblaient me brûler comme du charbon ardent. Je ne me reconnaissais plus ! Si mon mari m’avait vu à cet instant, il m’aurait prise pour une folle car jamais je n’avais réagi de cette façon avec lui ! Et avec aucun des hommes que j’avais connu avant lui… Lorsque Selen remontait sur moi de souples ondulations, elle laissait pendre ses seins plantureux contre ma bouche, et je me régalais de les dévorer avec ivresse, léchant sa peau exquise, explorant ses courbes harmonieuses, titillant les mamelons qui pointaient sous ma langue, les étirant avec délectation, me léchant les babines de cette nouvelle gourmandise qui me laissait insatiable.

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J’adorai caresser ses seins, ses formes pleines et fermes, son goût appétissant, son odeur entêtante, c’était là un nouveau territoire merveilleux à explorer et à conquérir. Cela mettait tous mes sens en émoi. Un long moment, Selen s’est retrouvée sur moi à se laisser dévorer la poitrine, déboussolée et ravie de mes appétits démesurés. Puis, en véritable maîtresse dominatrice, elle a repris la direction des opérations, se dépêchant de me dévêtir complètement. Les caresses ont repris, plus intimes et habiles. Tout en elle était douceur, compréhension, patience et volupté, saveur et dextérité. Je ne cessai de bondir et crier à chaque chois qu’elle me touchait de ses mains ou de sa bouche. Je fondais littéralement, toutes mes barrières explosaient. Lorsque sa bouche a enfin plongé entre mes cuisses que je ne cessai d’écarter indécemment, j’ai véritablement poussé un hurlement de bête blessée. Avec le bout de sa langue, elle me titillait, me provoquait, m’excitait à m’en faire délirer, augmentant la pression en s’aventurant dans mon antre ruisselante avant de m’abandonner la seconde suivante.

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Sadisme et raffinement, elle me faisait languir, me laissant au bord du précipice, retardant mes sensations avant de les rallumer. Mon corps réclamait l’orgasme de toutes ses forces, se tordant et bondissant en avant. Les yeux révulsés, ahanant comme une folle, je me mise à me caresser les seins avec l’énergie du désespoir, abandonnant toute pudeur et toute retenue. Enfin, je connus la libération, éclatant comme un feu d’artifice en lui griffant la nuque, me tordant et me convulsant comme une limace prise de folie. Mais, ce qui m’étonna le plus, c’est que cet orgasme fabuleux, au lieu de m’apaiser et me rassasier, éveilla en moi des envies plus grandes. Selen, au lieu de s’interrompre, mêla ses doigts au jeu, les faisant coulisser dans un bruit de clapotis obscène, et j’étais si trempée et ouverte qu’elle introduisit son poing au plus profond de mon vagin, allant et venant à un rythme soutenu. Je n’avais jamais connu une telle intrusion et une telle sensation, si intense que je me remis à hurler de plus belle. Ce fût encore une explosion des sens incroyable, secouée par le plus beau orgasme de ma vie. Alors que mes muscles se détendaient et que mon corps se relâcha, je retrouvais provisoirement mes esprits. Que m’arrivait-il ? J’étais anéantie et bouleversée. Jamais un homme n’avait pu me faire jouir ainsi, si vite et si intensément, et cela me laissait dans un état d’incompréhension totale. J’étais désorientée, au bord des larmes. J’éprouvais une peur irraisonnée, celle de renier toutes mes convictions morales et religieuses, et la honte de devenir anormale, d’être une lesbienne. Je venais de me donner corps et âme à une femme alors que je la connaissais depuis dix jours à peine ! C’était d’autant plus illogique que tous les hommes que j’avais connu auparavant avaient dû patienter deux ou trois mois avant de coucher avec moi… C’était immoral  et il fallait vite que je me calme, que j’oublie cette folie… Je ne pouvais pas être une homosexuelle, c’était impossible ! Un sentiment de rejet stupide et irrationnel qui dura un bref instant car Selen, d’instinct, perça mon angoisse et réussit à atténuer mes incertitudes. Attentive, câline, savante, elle arriva vite à faire renaître mon désir avec une patience infinie. Je perdis toute notion du temps et de l’espace alors que je me lançais avec fougue dans un soixante-neuf endiablé. 17.jpeg 

Pour la première fois, je me grisais d’une intimité féminine, de ses lèvres nacrées et son délicat bouton d’amour, de sa vallée secrète et ruisselante, de son antre divine et mystérieuse. Quel régal ! J’étais folle d’elle, de son sexe, de ses chairs intimes, son odeur suave et poivrée, et toutes les sensations que je réveillais en elle. J’étais définitivement perdue, m’enfonçant sans tabou dans des caresses saphiques aussi délicieuses que dépravées, et avec l’absolue certitude que je ne pourrai jamais plus m’en passer. Toucher et donner du plaisir à une autre femme est si excitant. Jamais je n’avais connu une telle perfection des lignes, une telle pureté des courbes, une telle harmonie dans un corps qui appelle les caresses et m’enhardissait à aller toujours plus loin dans la recherche du plaisir. Rien de sale et d’avilissant. De la beauté pure et intacte. Le corps d’une femme est infiniment plus riche et fascinant à explorer, tout est sensualité et raffinement, avec de nombreuses zones érogènes qui permettent tant de découvertes et de surprises. Une variation multiple de jeux érotiques qui me permit d’atteindre d’autres orgasmes. C’était fabuleux. On fît l’amour toute la soirée et, après une bonne douche et un repas copieux au restaurant, on se dépêcha de rejoindre notre chambre pour repartir de plus belle dans des étreintes torrides. La nuit fût magique et inoubliable. Tous les jours qui suivirent me parurent longs et interminables, les cours informatiques tristes et fastidieux, car j’attendais avec une impatience fébrile de me retrouver seule avec mon amante. Mon cœur se serrait d’angoisse lorsque, le week-end, je devais reprendre le train pour retrouver mon mari et mon fils. Seule la présence de ce dernier me remettait du baume au cœur et me permettait de tenir bon. J’avais tant de mal à regarder mon mari dans les yeux, lui dire que j’étais éperdument amoureuse d’une autre femme et que sa présence m’insupportait. Je ne tolérais plus son contact, fuyant tout rapprochement et cherchant le samedi soir des excuses bidons pour qu’il ne me touche pas. Je me sentais seule et profondément attristée, jetant un regard vide et désappointé sur une existence qui ne me convenait plus du tout. Mon regard avait changé, tout me paraissait laid et encore plus ennuyeux loin de ma Selen. C’est avec impatience que je la retrouvais le dimanche soir, me retenant de ne pas lui dire combien elle m’avait manqué et combien j’étais malheureuse sans elle. Nous nous retrouvions avec joie et effervescence, fébriles de nous jeter dans les bras l’une de l’autre pour de folles nuits agitées. J’étais sur un nuage, insouciante et amoureuse comme une adolescente. Avec elle, mon corps et mon cœur s’ouvraient dans un foisonnement de sensations inouïes. Un éveil à l’amour et à la sensualité, faisant tomber toutes mes défenses. Enfin, je me libérais et me dévoilais, telle une rivière tumultueuse qui peut enfin s’écouler dans toute son impétuosité. Avec Selen, je partageai tout : les rires, les émois, les secrets, le plaisir physique. Elle était plus efficace que toute thérapie pour m’ouvrir enfin au monde. Et à l’osmose sexuelle. Je me montrai aussi perverse et insatiable qu’elle, faisant preuve d’une incroyable imagination. Je rivalisais d’audace pour la suivre ou la précéder dans ses délires amoureux, avec toujours cette peur de la décevoir ou la perdre si je ne me montrai pas à la hauteur.

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Nous vécûmes une passion forte et exclusive jusqu’à la fin du stage. Un mois de bonheur qui passa si vite. Mon cœur se brisa lors de nos adieux, et je ne cessai de pleurer toutes les larmes de mon corps durant tout le trajet en train. Le retour chez moi fut un véritable calvaire, obligée de me retenir pour ne plus pleurer, pour ne pas hurler à la face du monde combien j’étais malheureuse loin de Selen. Revoir mon fils atténua à peine ma douleur. Puis, avec le temps, je retrouvais peu à peu mes marques, mes habitudes, et je revis par la pensée cette expérience comme une parenthèse enchantée, une relation sublimée, un conte de fée aussi intense que fugace. J’avais une famille qui comptait pour moi, des responsabilités, et je ne pouvais pas tout abandonner sur un coup de foudre. Pour une autre femme. Un amour impossible. Grâce à cette expérience, j’avais acquis de l’assurance, une maturité autant morale que sexuelle, j’étais une femme épanouie qui savait aller de l’avant. La gentillesse de mon mari gagna de nouveau mes faveurs, c’était un homme bon et solide qui ne baissait jamais les bras et sur qui je pouvais toujours compter. C’est ainsi que nous repartîmes sur de nouvelles bases pour un bonheur serein, longtemps après que Selen cessa toute communication par internet. Dans son dernier email, elle m’avoua avoir rencontré une autre femme, ce qui me rendit triste et soulagée à la fois. Je ne la revis plus jamais. Et, étrangement, ce que je vécus avec elle n’était rien par rapport à ma deuxième expérience lesbienne qui fût encore bien plus passionnelle et dévastatrice. Avec celle qui est actuellement ma compagne et avec qui je vis un amour parfait depuis deux longues années. Cette femme est ma belle-sœur, et aujourd’hui je ne regrette toujours pas de l’avoir détournée du droit chemin lorsqu’elle est venue en vacances nous présenter son fiancé.

Mais ceci est une autre histoire.

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